PROLOGUE
Pantalon^ gouverneur de la ville où l'action se
«70 MoLtèfefi
t)asse^ i ttnë Allé Minmèe Autelia; l6 DùctBit, juge de là tnéine tille^ a m fils nomitlé Oitmo; les detiit tieillards ont {Projeté d'unir leurs énfdflts. Aurélia en est au désespoir ; elle fait avertir F«- /m«^ qu'elle aitnè et promet de fuir avec lui.
AGÏE PitEMlËft.
La scèiie représente utie rue ; il est flUiti Yàlerlo, masqué, sort de la toaisoh de Pântàloii atec Aurélia \ il lui dit que son ëârrossé est tout prét^ sur la lifeière du bols voisin. Otlatio les stlrprfeîidj met l-épéë à la main, s'écHe qu'il est blessé. Aurélia retlire chee ellCj Valerio prend la fuite; le Doctetir et Pantalon, accourus, s'affligeftt du malhetif arrivé à Oltatio. Le Docteur prie Pantalon de faire couHr après Tadversaire. Trivelift est chargé de ce soin. Le Docteur fait emporter son fils et le suit; Pantalon rentre che« lui pour questionner sa fllle.
[Un bois.)
Arlequin arrive avec son âne pour faire du bois; il quitte son habit de paysan, le met sur un tronc, attache l'âne à un arbre et le charge de bien garder ses effets. Valerio a laissé son cabriolet pour se cacher dans Tépaisseur du bois ; il voit
rbabit de paysan, le prend, met le sien à la place, bien sûr de se sauver plus aiséilieht à Taide de ce déguisement, et part.
Arlequin, après avoir fait deux fagots, veut en charger son âne ; il est surpris de trouver, au lieu de sa souquenille, un habit magnifique, une perruque, un masque, un chapeau bordé : il demande à son âne sMl sait comment tout cela a été changé, et le félicite de ses talents s'il est pour quelque chose dans la métamorphose. Il s'en pare, en disant qu'il en vendra mieux son bois à la ville , quand Trivelin paraît à la télé de quelques soldats , reconnaît l'habit de l'homme qui a blessé Otlavio, fouille dans ses poches, trouve une lettre d'Âurelia, se confirme dans l'idée qu'il arrête Valérie^ et emmène Arlequin.
Valérie qui a tout vu de loin, plaint Arlequin, forme la résolution de prendre son âne et d'aller à la ville ; de cette façon il ne sera pas connu, il pourra apprendre des nouvelles d'Aurelia, et rendre service au malheureux qu'on a pris pour lui.
[tlîie chambre.)
Le Docteur dit à Pantalon que la blessure d'Ottavjo est très-légère; ils s'en réjouissent. Trivelin
annonce qu*il conduit Yalerio ; on lui dit de }e faire entrer. Arlequin fait des lazzi très -peu nobles ; on l'interroge, il nie tout. On lui montre la lettre d'Aurelia, il ne sait pas lire. On le confronte avec Aurélia qui est surprise en voyant rhabit de Valerîo, mais qui, se remettant bien vite, feint de parler à Valerio lui-même. On renvoie en prison.