‹ Molière et les dévotsChapitre 12 sur 13 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

La Philosophie de Molière.

Ces considérations devraient conduire une critique dégagée de tout parti-pris d'ordre politique, philosophique ou religieux, à modifier sensiblement les doctrines couramment admises, depuis un certain nombre d'années, touchant la philosophie de .Molière. L'interprétation de plusieurs des ouvrages du comique devrait en être également réformée. Peut-êlre même serait-il temps qu'on en refît de nouvelles éditions cri tiques. On commet de continuels contre-sens au sujet du Tartuffe par exemple, si l'on ne tient pas compte de ce fait que les dévots constituaient un parti d'opposition. Si M. Brunetièrey avait pris garde, il n'aurait pas affirmé qu'il ne pouvait se trouver d'hypocrites à la Cour de LouisXIV, parce que

l'hypocrisie, alors, ne devait mener à rien. Un tel raisonnement dénote, à vrai dire, un étrange état d'esprit chez un écrivain, qui se disait adversaire de la critique « impressionniste » et faisait profession de n'admettre qu'une, critique « objective ». Ne devait-il pas, dans ces conditions, considérer \ Tartuffe comme un document attestant l'existence d'un clan d'hypocrites ou d'une cabale formée de gens ouvertement taxés d'hypocrisie ? §i l'existence de cette cabale coïncidait, dans le temps, avec les débauches de Louis XIV, était-ce une raison de nier les faits ? Non, mais c'en était une de chercher, dans l'histoire, et non dans des préférences doctrinales, les raisons de cette coïncidence. Nul doute qu'un esprit avisé, comme l'était M. Brunetière, ne les eût aisément découvertes.

Vainement objectera-t-on qu'a proprement parler, les confrères du Saint-Sacrement sont des fanatiques plutôt que des hypocrites. Il est possible qu'au regard de l'historien impartial, la sincérité delà grande majorité d'entre eux ne soit pasmise en doute. La question se posait tout autrement pour les contemporains. La sincérité d'un fanatique est toujours difficile à apprécier. Quel moyen avons-nous de discerner où commence et où finit le

,ir ^.T... -+-*yr

zèJe désintéressé, pour faire place à l'ambition ou à l'intriguer Qui nous dira si, au moment où les « faux-zélés » commettaient des excès de zèle capables de révolter les plus honnêtes gens, ils n'étouffaient paseneuxquelque révoltede leurconscienceP1 Si leur prosélytisme les poussait a user systématiquement de la. médisance, ou de la calomnie, de quel nom qualifier les raisons ou les sentiments spécieux dont s'armait la Cabale pour former la conscience de ses membres .: A supposer enfin que la généralité des dévots— j'entends naturellement les sectateurs du parti dévot —fussent effectivement d'honnêtes gens, à qui fera-t-on croire que leurs aveugles partis-pris ne favorisaient pas réclusion d'une légion d'hypocrites .: Tous les dévots n'étaient pas des Tartuffes; mais assurément la dévotion abritait sous son manteau un certain nombre de ces monstres.

Et d'ailleurs, Molière indique clairement qu'il est des dévots- de bonne foi. On lui reproche précisément de ne pas s'en être pris seulement aux Tartuffes, qui sont des aventuriers, donc de? exceptions dans la secte des dévots, mais encore aux Orgons qui sont, en somme, des gens sincère- et d'honnêtes gens. Est-ce que Molière doute de la

sincérité d'Orgon ? Pas le moins du monde. Orgon n'est nullement hypocrite. Mais, après avoir été un fidèle serviteur de son pays, il s'est converti, non à la religion, mais à la dévotion, c'est-à-dire au parti des Dévots. Cette conversion l'a jeté dans l'opposition. Orgon est devenu un mauvais citoyen par là même qu'il s'est enrégimenté dans la Cabale des r mauvais français » : je trouve le mot dans un rapport de/ police du temps. Et par là-même il méritait d'être l'objet des satires d'un ^uteur comique tout dévoué à son Roi.

Entre les dévots de La Bruyère, Onuphre com- . pris, et ceux de Molière, qu'ils soient Tartuffe, Orgon ou Don Juan, la différence capitale est, sans doute, que les premiers sont dans le ton de la mode (i) et font leur cour au Maître en le singeant, tandis que les seconds font profession de fronder et la mode et le pouvoir. Les premiers sont, jusque dans le crime, attentifs à respecter la légalité, ce sont gens prudents : ils ne s'attaquent qu'à la ligne collatérale. Les seconds, inféodés à un parti de factieux, sont comme nous dirions aujourd'hui, quelque peu anarchistes ; étant fana-

(i) Le portrait d'Onuphre figure au chapitre De la Mode.

tiques ils sont violents ; habitués à se moquer des usages et de l'autorité, ils sont capables, s'ils versent dans le crime, des pires excès et des plus énormes imprudences : ils osent s'attaquer à la ligne directe. De Tartuffe à Onuphre, il y a précisément la différence que l'on peut voir aujourd'hui entre les «meneurs »,qui se nourrissent aux dépens des minorités agissantes, et les « aventuriers »,qui exploitent les majorités jouisseuses. Ou si l'on veut, Tartuffe et Onuphre sont des parasites : le premier s'attachait aux dévots « arrivistes » ; le second le remplace et se repaît aux dépens des mêmes dévots, alors qu'ils sont devenus des « arrivés i).

Ainsi, semble-t-il, est résolue par la négative la question de savoir si Molière s'est attaqué à la religion elle-même. L'opinion de M. Brunetière sur ce point est devenue une sorte de dogme. La philosophie de Molière ne serait, selon lui, qu!une perpétuelle apologie de la nature et de l'instinct. Le comique n'aurait jamais dirigé sa satire que « contre ceux dont le vice ou le ridicule est de masquer, d'altérer, de comprimer ou de vouloir contraindre la nature ». Quant aux vices qui « opèrent dans le sens de l'instinct, comme l'ambi-

■ é >"■; ini ui

tion ou la débauche, on ne voit pas qu'il ait eu l'intention de les attaquer jamais ».

La principale preuve qu'apporta l'éminent critique en faveur de ces affirmations, consiste en d'ingénieuses citations de Montaigne et de Rabelais; car, pour ce qui est de ses conjectures historiques sur l'inexiitence des hypocrites à l'époque du Tartuffe, on a déjà constaté leur inanité. Quant aux exemples tirés de l'ceu.vre de Molière elle-même, et quant à l'interprétation qu'il plaît au critique de leur donner, il semole bien que le terrain n'en soit pas beaucoup plus solide.

En quoi, par exemple, les railleries contre les médecins peuvent-elles constituer une apologie de la nature? De ce qu'on perçoit ce qu'il reste, dans la médecine d'aujourd'hui encore, de conjectural, ou même de charlatanesque, sera-t-on taxé d'irréligion, de scepticisme ou de matérialisme? Lorsque M. Brunetière a proclamé la faillite de la science (non, comme on l'a dit quelquefois, dans son domaine propre, mais dans celui de la morale ou de lasociologie) soutenait-il une théorie si éloignée de celle de Molière? Tous deux ne professent-ils pas que la science n'est en aucune façon suscep-

tible de procurer, par elle-même, le bonheur à l'humanité ?

En quoi Agnès, encore, est-elle un exemple que Molière propose à notre admiration ou à notre imitation.- Et pourquoi veut-on que la morale soit en péril si cette jeune fille ne nous est pas antipathique .: Est-elle responsable de l'éducation qu'on lui a donnée.1 De ce qu'on la plaigne, s'ensuit-il qu'elle soit moins dangereuse ou moins inquiétante en son ingénuité ?

Précisément, la grande leçon de Y Ecole des Femmes semble bien être qu'il faut éviter de s'en fier àla nature et à l'instinct du soin d'instruire les jeunes tilles, touchant leur rôle futur d'ans l'organisation sociale. Molière professe qu'il existe un problème de l'éducation des filles, en vue de leur préparationau mariage, et que cen'est pas résoudre la question que de tenir les futures époUses dans l'ignorance absolue des termes de ce problème. C'est même s'exposer, selon lui, à de graves mécomptes, parce que la nature et l'instinct sont, en ces matières, des guides dangereux, lorsqu'ils ne sont pas éclairés par l'expérience et la raison. Apologie de l'instinct ? Nullement. Mais apologie du bon sens.

Quant a faire grief au poète de ne pas avoir atta-

que la débauche, on pourrait répondre que la comédie n'y est guère accoutumée; que cette tâche n'est pas aussi facile à un poète comique qu'à un prédicateur; qu'enfin un pareil sujet n était guère abordable au comédien préféré de Louis XIV: il ne faut pas, dit-on, parler de corde dans la maison d'un pendu. Cette tâche difficile, Molière est, cependant, l'un des seuls comiques qui aient osé effectivement l'aborder. Car il n'est guère au monde de satire plus virulente de la débauche que le Don Juan.

Pour l'ambition, si elle n'a pas fait le sujet d'une comédie particulière, nombreux sont les vers, les tirades, les allusions satiriques contre les ambitieux, que l'on pourrait extraire de l'œuvre de Molière, notamment du Tartuffe, du Don Juan et du Misanthrope. S'il est vrai enfin que toutes les pièces contre la « Cabale des Dévots » étaient en même temps dirigées contre une cabale politique, cela ne devait-il pas satifaire M. Brunetière ?

En toute bonne loi, je ne vois qu'un seul argument qui permette de supposer que Molière ait. été, lui aussi, un libertin, non un libertin doctrinaire, un athée, un irreligieux de principe, mais enfin un homme peu enclin à accepter les austères

doctrines des fervents chrétiens. Il n'était guère plus convaincu de l'efficacité de la grâce, dans le domaine moral, que de celle de la médecine, dans l'ordre physiologique. De par sa profession et en raison de la liberté de ses mœurs, il ne pouvait goûter les sévérités de la morale chrétienne touchant « le vice de l'impureté », pour parlercomme les livres d'édification.

Cependant il faut ici encore faire des réserves. On se plaît à ne voir dans le christianisme que le principe de mortification, de pénitence. 11 s'en faut que le courant d'ascétisme, indéniable d'ailleurs, qui se discerne dans toute l'évolution du christianisme, explique à lui seul toute cette évolution. Encore faut-il distinguer les époques. Au milieu du xvir siècle le cartésianisme modifiait sur ce point l'opinion de plus d'un théologien. Bossuet, si je ne me trompe, s'érigera lui-même contre l'idée qu'il faille détruire les passions. 11 les faut diriger au contraire, car étant dans notre nature, elles sont de Dieu en leur principe et peuveut servir à sa gloire.

On trouve bien plus nettement encore, la trace d'une réaction contre l'ascétisme primitif du christianisme, chez un prêtre contemporain de Molière.

Cet ecclésiastique était très pieux, il était affilié à la Compagnie du Saint-Sacrement. L'abbé Colas de Portmorand avait fondé pour les jeunes gens des deux sexes une maison d'éducatiorj,qui devait être en même temps une maison de correction et de réhabilitation pour les filles pécheresses ayant failli i< par une passagère et secrette fragilité ». Il écrivit, à cette occasion, un livre où il exposa ses principes de pédagogie. Ces principes sortf fort curieux. « Oh maîtrise fort facilement, disait-il, la gourmandise parce qu'on lui accorde toujours quelque chose. Mais on ne veut rien céder à la concupiscence, on veut la mater tout à fait. On a tort : la Nature a de merveilleuses industries et des ressorts inexplicables pour trouver son compte tôt ou tard, de façon ou d'autre ».

Et Portmorand pour le prouver dénonçait les « débordements » aussi fréquents chez les personnes en religion que chez les laïcs.

« 11 faut donc, concluait-il, satisfaire les sens en quelque mesure, leur donner à propos la curée, pour empêcher qu'ils ne deviennent faméliques et gloutons )). Surtout il ne faut plus flétrir « l'œuvre de chair du nom de vilenie, d'abomination et d'ordure », mais « relever à tout prix le sacrement

de mariage de la poussière et de l'opprobre où le diable l'a mis. »

Il faut cesser de présenter la femme comme l'essentiel obstacle au salut et se souvenir de la doctrine de saint Paul disant : « Le Créateur n'at-il pas créé délibérément la femme et créé du même coup la tendance affectueuse et nécessaire que les deux sexes doivent avoir l'un envers l'autre } » L'abbé Colas enfin, invoquait l'exemple du Sauveur lui-même, qui a prouvé par sa vie qu'il n'était pas venu « pour retrancher la civile conversation entre les sexes, les écarter, effaroucher et obliger de vivre en sauvages et en ennemis ».

Le livre de l'abbé Colas a été écrit en 1644. 11 n'importe qu'il ait été condamné et quesonauteur ait été exclu de la Compagnie du Saint Sacrement. Carceux qui condamnèrent l'ouvrage reconnurent l'insigne piété de l'auteur. Ce ne sont donc pas les seuls libertins qui protestaient contre les excessives rigueurs des dévots, mais, bien, ainsi que l'assurait Molière, de vrais et sincères dévots. La doctrine de l'Ecole des Femmes, pas plus que la satire du Tartuffe contre les dévots, n'est une preuve péremptoire de l'impiété de leur auteur.

Si l'on veut absolument que chez le comédien il y eût l'étoffe d'un libertin, c'est là une chose possible. C'est donc cette tendance de son esprit qui lui insuffla- le courage d'entreprendre sa campagne contre la Cabale des Dévots. Mais on a vu à quel groupe de personnages il a limité sa satire, on a vu comment il s'en est tenu à se faire l'écho de l'opinion générale. Si donc il a voulu déconsidérer la religion tout entière, c'est que tout le xvnï siècle, le roi et ses ministres, la majorité de la Cour, un grand nombre .d'évêques, les principaux saions, presque toute la bourgeoisie et une grande partie du peuple étaient animés d'un pareil dessein. Le prétendre serait une folie.

En réalité on se trompe parce qu'on part d'un principe faux. Molière ne s'est nullement soucié de faire l'apologie de la nature et de l'instinct. Ses raisonneurs ne parlent pas au nom de la nature en tant qu'elle représente l'ensemble de nos instincts primitifs, mais au nom de cette nature supérieure, qui désigne la raison et le bon sens, et qui est tout justement le contraire de l'instinct.

Si l'on objectait que le bon sens n'est pas un principe de morale, on pourrait répondre que Molière ne s'est pas autrement préoccupé de cons-

ire un système de morale. Il est aussi peu que possible un philosophe spéculatif et par conséquent n'a pas de système. Il est très peu moraliste, si l'on veut réserver ce nom à ceux qui font profession de résoudre des cas de conscience personnels. Mais il est, excellemment, ainsi qu'il convientàun auteur comique, un moraliste sociologue. Ce qui \ l'intéresse, en dehors des polémiques d'actualité, c'est d'accorder les actions humaines avec les / exigences de la vie sociale. Il se préoccupe d'apprendre aux hommes le moyen de trouver le bonheur dans le cadre de la société et particulièrement dans celui de la famille qui en est la cellule essentielle. ( i).

La première condition qu'il en indique c'est que, si l'on veut n'être ni ridicule, ni odieux, ni dangereux pour la société, ni malheureux, pour soimême, on doit résister aux suggestions de l'instinct qui nous pousse à l'individualisme, et écouter la voix de la raison, du seos commun, qui nous rendent seuls sociables, qui seuls nous apprennent à vivre selon les mœurs de notre

(i) Le degré de répercussion des vices et des travers sur l'organisme familial marque pour .Molière le degré d'immoralité, de nocivité ou de ridicule qu'ils comportent.

temps, à ne pas retarder sur elles, à ne pi devancer non plus.

Pour Molière, la définition de l'homme n'est pas seulement : « Un animal raisonnable », mais : « un animal raisonnable et sociable ». L'animal, c'està-dire l'instinct, doit être soumis à la raison individuelle, maiscelle-ci doit êtreelle-mêmeordonnée en vue du développement de la sociabilité et subordonnée, pour la pratique de la vie, au bon sens qui régit les rapports sociaux. La religion, en tant qu'elle est un organisme vital de la société, telle que la conçoit le xvne siècle, est donc éminemment respectable. Et parce que Molière est, à un degré rare, représentatif de son temps, je crois que son indignation contre le libertinage de Don Juan est parfaitement sincère : il croit à la nécessité d'un culte d'Etat.

Mais si la religion devait conduire un homme à n'être plus ni raisonnable, ni sociable, Molière n'hésiterait pas à le vouer au malheur et au ridicule, comme il abandonne au ridicule et à la solitude l'honnête homme selon le monde, si son honnêteté se montreinsociable. Orgon esthonnête et sincèrement dévot, mais « abruti » par l'esprit de la « secte » jusqu'à perdre toute notion du sens

commun et jusqu'à ne plus reconnaître aucun de ses devoirs sociaux: ni ses devoirs de citoyen, ni ses devoirs de père ou d'époux ; il mérite par là d'être la dupe d'un Tartuffe. Ainsi Alceste, incapable de modérer ni les excès de sa bile contre l'injustice, ni les éclats de sa jalousie contre la coquette Célimène, tout honnête homme qu'il est, mérite de terminer ses jours au désert.

Voilà dans quel sens on devrait, semble-t-il, s'orienter pour découvrir la véritable philosophie de Molière. Il la faudrait l'éclairer à la, lumière de l'histoire, non. comme on l'a fait souvent à 'la lueur falote de la seule biographie de l'auteur ou de la chronique anecdotique du temps. Certes, Molière n'a pas écrit une œuvre purement impersonnelle. Il y a mis beaucoup de son cœur et de ses pensées, sans cependant prendre. à la manière romantique, le spectateur pour confident de ses peines ou de ses joies. Mais cette lueur là n'éclairerait qu'un aspect de son œuvre. Il y faudrait la grande lumière de l'histoire sociale de l'époque, del'histoiredes mœurs, de l'histoire delà religion, de l'histoire politique aussi, beaucoup plus mal connue, qu'on ne le croit.

Ce serait une œuvre considérable. Il est plus

facile d'extraire des notes Qe. Rabelais, de Montaigne ou de Bossuet. Confronter des faits suppose un travail long, pénible, un effort patient, souvent suivi de déboires. Si l'on ne veut que paraître érudit, il suffit de citer des textes littéraires et de les rapprocher avec ingéniosité, de façon à se procurer l'occasion de spirituelles saillies. Et puis ce procédé est si commode à quiconque a des principes à défendre et des doctrines à proposer! Je crains qu'il ne se passe de longues années avant que nous ayons un livre impartial et scientifique, objectif enfin, pour parler comme M. Brunetière, touchant la philosophie de Molière. En attendant, contentons-nous des philosophies diverses et contradictoires, qu'il plaît aux critiques d'introduire dans lesceuvres du grand poète, suivant les besoins des causes diverses qu'ils défendent.

Ce n'est pas d'ailleurs toujours si désagréable...

Et je ne sais trop si ce livre, que j'ai cru écrire d'un point de vue purement objectif, ne sera pas aussi taxé d'impressionnisme par des auteurs plus érudits ou plus passionnés pour la vérité.

Page 1