L.t. notamment pages 248 et suivantes
volontaire qu'elle puisse être, reste stricte et absolue. Le Supérieur, le Directeur et le Secrétaire, assistés des autres officiers, administrent la collectivité en lui imprimant leur direction, en lui insufflant leur esprit : ils sont l'âme de toute l'œuvre.
Aux réunions périodiques, les membres viennent faire part de leurs actions, raconter leurs déboires et leurs espérances', épancher leur cœur et recevoir aussi leur tâche. Ainsi chacun visite les malades .qui lui sont désignés, accomplit les actes publics de dévotion qui lui sont prescrits, reçoit mission de réparer telle injustice, de prévenir tel scandale, de provoquer les mesures qui mettront un terme à tel abus. Tous enfin se font un devoir designaler les scandales dont ils ont été les témoins, de dénoncerles blasphémateurs, les prostituées, les filles coupables, les femmes adultères, en même temps qu'ils indiquent les pauvres honteux à secourir, les conversions à entreprendre, les bonnes œuvres à encourager, (i)
(i) Cf. Raoul Allier ; La Compagnie du Très -Saint- Sacrement de l'Autel, à .Marseille, pages 285-464. On trouvera là près de 300 procès-verbaux des conférences de la Compagnie qui prouvent la parfaite exactitude de ces
affirmations',
Il faut rendre justice à ces âmes pieuses. Le plus souvent leurs intentions étaient pures, leur sincérité absolue. Leur charité fut infatigable.
Il n'est point de grandes œuvres d'assistance auxquelles on ne trouve mêlée la Compagnie du Saint-Sacrement. Il semble même qu'elle en ait été souvent l'inspiratrice. Nous voyons les confrères travailler avec zèle à l'amélioration du sort des galériens, protestant contre les pillages et les exactions dont ces derniers étaient les victimes, provoquant des instructions pour que fussent effectivement réparties les aumônes qui leur étaient destinées; s'employant à les faire libérer, à rencontre des errements en pratique, aussitôt expirée la durée de leur peine, (i) Ils fondent l'hôpital des galériensdonton attribue généralementl'initiative à Vincent de Paul. (2) Ils participent à l'administration de l'Hôtel-Dieu, et préparent les voies à la création des Dames de la Charité. C'est la Compagnie qui, probablement, eut l'idée première de cet Hôpital Général auquel Monsieur Vincent consacra par la suite tous ses soins et tous ses efforts. C'est
(1) Cf. Kebelliau, op. cit. lettres VIII, XI, XX et le P. S.
(2) Cf. Rebelliau, op. cit. lettres XVI, XVII, XXII (au P. S.), XXXI, XXXII.
elle, en effet, qui organisa en 1652, les Magasins Généraux, institutions charitables dont le rôle fut de centraliser et de répartir les dons en nature, par quoi devait être atténuée la détresse générale. Et il est permis de voir là le premier germe de ce qui devint, en 1657, l'Hôpital Général. (1)
Les confrères se consacrèrent d'une façon toute particulière aux œuvres des prisons. Sans doute, ils songèrent davantage d'abord à l'assistance spirituelle des condamnés et leur premier souci fut de faire interdire l'accès des maisons d'arrêt aux femmes de débauche qui y pénétraient librement comme au lupanar. Mais les visites régulières qu'ils organisèrent permirent de déceler bien des abus : nombre d'incarcérations arbitraires dévoilées, nombre d'exactions réprimées, nombre d'injustices réparées, mille adoucissements au sort des détenus doivent être comptés à l'actif de leur charité bienfaisante.
Constamment préoccupée d'entraver la prosti-
(1) Dans une lettre adressée à la Compagnie de Marseille, la Compagnie de Paris considère formellement l'œuvre de « l'Hôpital Général charitable » comme sienne. « Elle est, dit-elle, la plus grande et la plus forte de toutes nos entreprises ». Rebelliau. op. cit. lettre du 1" février 1657.
tution publique, la Compagnie comprit que ni la prédication, ni le bon exemple, ni même la répression ne suffiraient à cette tâche. Elle perçut en partie du moins, les causes sociales et économiques du mal et elle s'efforça d'y obvier. m C'est ainsi qu'on la voit partout susciter ou favoriser la création ou le développement des œuvres de préservation morale. Elle déploie en ce sens une activité incroyable. Non seulement elle instruit les jeunes personnes, leur apprenant à lire et s efforçant à développer en elles le sens moral mais e le conçoit l'idée de l'enseignement professionnel et s'ingénie à procurer du travail aux nombreuses filles de la campagne qui, fascinées, comme aujourd'hui, par l'éclat de la capitale n'y trouvaient, trop souvent, d'autres moyens de vivre que de se prostituer.
Durant les misères de la Fronde, les confrères ont ete les plus précieux auxiliaires de l'Assistance Publique; s ils eurent quelque temps pour rivaux les Jansénistes et la Mère Angélique, ils ne tardèrent pas a exercer à Paris l'hégémonie de la charité publique, (i) Ces Magasins Généraux dont j'ai
(i) Leur charité s'étend aussi à la province En i6si la Compte vint au secours de la Picardie et deVch.m-
déjà parlé ont réparti, grâce à l'activité du clergé intelligemment mobilisé à cet effet par M. Vincent et par M. Olier, une quantité considérable d'aumônes en nature auxquelles il faut ajouter d'importantes sommes provenant de dons en espèce.
On s'aperçut assez vite que la charité officieuse n'atteignait guère que les mendiants professionnels ou occasionnels, les pauvres, enfin, qui se font un métier de solliciter.
Pour atteindre les misères cachées, les confrères créent des œuvres spécialement destinées à toucher les pauvres honteux. On voit naître sur la paroisse de Saint-Sulpice, par exemple, un ordre particulier pour le soulagement des malheureux « qui ont des charges ou emplois honnêtes, ou qui tiennent boutique et ceux qui peuvent raisonnablement avoir honte de demander publiquement leurs besoins à cause de leur profession ou de leur naissance. »
Il fallait insister sur l'activité charitable de la
pagne. « Elle a contribué près de 1.200 livres pour les semences et d'autres fonds pour les assistances ordinaires et la plupart des Compagnies contribuent aussi des sommes proportionnelles à leurs forces, qui toutes ensemble ont fait un fond considérable. » Rebelliau. lettres à la Compagnie de Marseille, lettre XCIY voir aussi la lettre XCIII.
Compagnie du Saint-Sacrement. Outre que l'impartiale histoire leur doit cette justice, on ne comprendrait pas que la Cabale eût pu trouver tant d'honnêtes défenseurs — et de bonne foi — contre Molière, ni qu'elle eût réussi à mettre cinq ans en échec le bon vouloir du Roi, la protection des Princes, l'impatiente curiosité du public, si on ne. savait tout le bien qu'elle avait fait. Mais ce devoir accompli, il faut indiquer brièvement comment ces saints apôtres ont mérité d'être peints sous les traits répugnants d'un Tartuffe.
2° La Compagnie du Saint-Sacrement de l'Autel; ses méthodes, ses agissements et sa police
Si les confrères du Saint-Sacrement se sont adonnés avec ardeur à la pratique des œuvres de bienfaisance, il est certain que, pour eux. la charité ne fut pas un but, mais un moyen. Grande fut donc leur charité, mais elle n'était qu'une arme au service de leur prosélytisme. Or, leur zèle était fanatique et implacable leur vertu.
On se souvient que le but spécial de la Compagnie était de faire honorer le Saint-Sacrement } Il
ne lui suffit pas que les catholiques rendissent â l'Eucharistie de publics hommages ; il'fallut aussi que les hérétiques fussent contraints de s'agenouiller et de se prosterner dans la rue quand le viatique passait. Point d'intrigues, de ruses, de violences même dont on n'ait usé pour les y obliger. C'était un châtiment trop doux que la prison pour réduire les réfractaires. Les confrères furent, à coup sûr, les plus ardents instigateurs des persécutions religieuses et, plus que personne, ils travaillèrent à faire apparaître aux yeux du gouvernement de Louis XIV la révocation de l'Edit de Nantes comme une mesure politique indispensable.
Au surplus, en un temps où les querelles religieuses furent si ardentes et passionnément suivies par l'élite intellectuelle comme par les foules, le fanatismeou l'intolérance dogmatique et cultuelle n'étaient pas des tares susceptibles de désigner une secte plutôt qu'une autre à l'attention du public.
La Compagnie, en se constituant en une sorte d'organisme d'Assistance publique ne visait qu'à jouer son rôle de moralisatrice. De fait elle fut une véritable entreprise de moralisation publique.
Qu'elle se mêlât de veiller à ce que les jeûnes et abstinences rituelles, durant le carême, notamment, fussent strictement observés, rien de mieux. Les vrais chrétiens ne pouvaient que l'en féliciter. Louis XIV, au temps de ses plus grands débordements, faisait trêve à ses plaisirs pendant les quarante jours voués à la pénitence. Les libertins eux-mêmes n'y auraient pas trouvé à redire. Ce qui eût paru du fanatisme et de l'intolérance, c'eût été d'essayer d'empêcher de telles observances. Les incidents des inventaires ont, de nos jours, sinon converti, du moins associé aux catholiques nombre d'indifférents, d'incrédules, d'athées, d'anticléricaux même. Les plus convaincus parmi les adversaires de « l'ignorantisme », de « l'obscurantisme » et du « dogmatisme » n'aiment-ils pas à se targuer d'un libéralisme de dilettantes et à proclamer la liberté des cultes?
Par ailleurs, vouloir imposer à la jninorité les pratiques de la majorité, ce n'est point une intolérance aux yeux des foules. La Compagnie du Saint-Sacrement ne se fût pas attiré de haines dangereuses, si ellese fût contentée de s'en prendre aux huguenots ou d'imposer les observances du culte catholique. Où elle commence de se rendre
impopulaire, c'est lorsqu'elle s'attaque à de certaines superstitions plus ou moins grossières ou scandaleuses mais traditionnelles et séculaires.
Prétendre réprimer les orgies dont la Saint- Martin, ou la fête des Rois, ou le Carnaval (i) étaient alors le prétexte, c'était se montrer d'une impertinence ridicule et d'un fanatisme frisant l'odieux.
Entreprendre de réfréner la licence des théâtres et de mettre ordre à la pornographie des bateleurs, c'était violenter la conscience populaire.- Qu'on se-souviennedes quolibets dont l'honorable M. Bérenger a été si longtemps l'objet de la part de nos contemporains !
Et tout ceci peut-être eût été pardonné si la Compagnie n'avait poussé plus loin les excès de son zèle. Mais n'eut-elle pas l'audace de s'attaquer au duel? C'était attenter à l'honneur. Si grande que pût être l'autorité du Marquis de Fénelon et des gentilshommes qui le suivirent sur ce terrain, si impérieuse que pût paraître la volonté de Louis XIV, héritier de la politique de Richelieu, ni la noblesse de Cour, ni la gentilhommerie de
(i) Voir Rebelliau. Lettres à la Compagnie de Marseille, notamment lettre XLVII (17 janvier 1662).
campagne, ne consentirent à se laisser déshonorer par la dévotion. L'Honneur était alors un principe de moralité sociale aussi vénéré, aussi sacré que peut l'être le Patriotisme de nos jours. Les pieuxconfrères, en se liguant contre le duel, témoignèrent d'un aveuglement qui, chez des gens habiles à l'intrigue et, dans' l'ensemble, diplomates, est une preuve de cette intensité de conviction et de ce rigorisme dans la sincérité, que les homrrfes appellent du fanatisme quand ils les gênent et de l'apostolat quand ils les servent. Les dévots devaient être impopulaires, (i).
Par leur acharnement contre les blasphémateurs et les jureurs. ils aggravèrent encore leur cas. (2).
Ils firent mieux, ils se firent positivement détester et se rendirent pleinement odieux. Ce n'était pas assez pour eux de prêcher d'exemple, ce n'était pas assez de se livrer à la propagande persuasive des bonnes œuvres; là où l'éloquence des discours et de la bienfaisance restait impuissante, . *
(1) Voir Rebelliau. lettre du io juin 1656.
(2) Ci. plus bas. chapitre V. Sur cette question du duel et du blasphème, voir la Cah.ile des Dévols et Rebelliau : Revue des Deux Mondes. 15 octobre igoo.
ils entendirent recourir à la contrainte et livrer les récalcitrants au bras séculier, ni plus ni moins que les Inquisiteurs.
« Pour ce que Dieu est grandement déshonoré an siècle où nous sommes par les athées, déistes, libertins, hérétiques, schismatiques, jureurs et blasphémateurs du nom de Dieu et autres impies, on tâchera par remontrances charitables et bons exemples de les ramener dans le bon chemin et s'ils se rendent incorrigibles, Tes menacer des magistrats et même les avertir au besoin. » ( i )
Ainsi, la Compagnie, selon l'expression de M. Allier, fut amenée à développer l'espionnage sacré^ dans la mesure même où elle put organiser la charité. Le Français, de tout temps, détesta les « mouchards ». Or, pour les confrères du Saint- Sacrement, une police inquisitoriale était la condition même du succès. Cette police fut confiée à des agents fanatiques « qui aimaient les âmes jusqu'à la férocité, qui, pour les sauver, ne reculaient devant aucun moyen et sanctifiaient par la pureté de leurs intentions ce que les consciences simples nommeraient des vilenies. » (2)
(1) Statuts de la Compagnie de .Marseille dans R. Allier: La Compagnie de .Marseille.
(2) Cf. R. Allier : La Cabale des Dévots, pp. 108-109.
— -ïi —
Il est probable que leur zèle à relever les prostituées parut aussi à la grande majorité quelque peu suspect. On ne leur reprocha guère sans doute, de peupler les cachots spécialement affectés à ce genre de détenues, au point que la prison de Saint-Eloi, par exemple, se trouvât trop petite. Aujourd 'hui encore, une prostituée qu'on enferme à Saint-Lazare, sans motif autre que la dénonciation d'un abject agent de mœurs, ne parait guène intéressante, même après les grandiloquents plaidoyers des romantiques. Au xvne siècle, il est peu d'honnêtes gens qui eussent été tentés d'élever la voix contre de tels errements. La prostituée était chez les juifs V w Etrangère ». Elle le devient chez nous, fût-elle française et même bien née.
Nul ne se crut donc obligé de reprocher à la Compagnie son zèle a châtier les femmes de mauvaise vie. Mais de prétendre les convertir, d'aviser a gêner leur recrutement en s'intéressant auxfilles de la campagne et aux servantes sans emploi, outre que c'était apporter de fâcheuses restrictions à des plaisirs toujours appréciés, quoique frappés de déconsidération, c'était aussi jouer gros jeu et risquer la bonne réputation des dévots. « Spiritus quidem promptus est. caro autem infirma » est-il
écrit dans l'Evangile. Il apparaît que plusieurs confrères éprouvèrent la sagesse de cet avertissement un peu trop tard pour éviter la chute. Il n'en fallut pas plus pour compromettre la réputation de tous les autres. ( i )
Et enfin, quand les dévots s'avisèrent de vouloir réformer les mœurs jusqu'au sein des familles, de s'y « ii^natroniser », selon le mot de Molière, ils s'y montrèrent à nu, avec leurs défauts comme avec leurs qualités. Il fut reconnu que ces saintes gens étaient des hommes comme les autres, les uns gourmands et les autres colériques; celui-ci un peu ivrogne et celui-là trop douillet; tel apparut vaniteux, tel autre médisant, quelques-uns licencieux ou sadiques. Les dévots devinrent d'autant plus facilement des hypocrites qu'ils s'étaient rendus détestables par le soin qu'ils prenaient d'espionner les femmes et les filles de la maison, les serviteurs et les servantes, dénonçant la moindre liberté de langage, la moindre indécence dans la tenue, le geste ou l'ajustement, comme un crime attentatoire à la pudeur, salissant enfin de leurs soupçons les plus innocentes et les plus chastes,
(i) Cf plus bas. chapitre IV, la Satire de La Luzerne.
semant la zizanie dans les familles et la discorde dans toute la société.
Antipathique aux particuliers pour toutes les raisons qui viennent d'être exposées, la Compagnie se rendit également suspecte aux pouvoirs constitués, le religieux comme le civil. Elle fit si bien qu'elle se les aliéna.
Pour sa propagande, elle avait besoin d'argent ; elle rechercha les dons et les legs. Mais elle s'était interdit de posséder. On laissa donc à l'activité des confrères le soin de pourvoir aux besoins des oeuvres. Chacun s'employa à solliciter ou à provoquer des générosités, chacun s'ingénia à procurer des legs qui toujours étaient enregistrés au nom d'un membre de confiance. On devine les abus auxquels de pareilles pratiques purent donner lieu. A tout le moins, il dut y avoir et il y eut, des excès de zèle : des dévots acquirent la réputation de capteurs d héritages, (i)
Enfin, malgré le secret jalousement gardé, des indiscrétions furent commises. Et, d'ailleurs, il
(i) Cf. Plus bas l'allusion du libelle de Dufour sur les « testaments suggérés » et la satire de La Luzerne. — Sur la façon de recevoir les legs, voir R. Allier, la Compagnie de Marseille, p. 34.
apparaissait que les dévots étaient secrètement organisés. Les influences dont ils disposaient, leur audace à tout entreprendre, l'expansion donnée à leurs œuvres, prouvaient la puissance de cette organisation.
On sentait son activité occulte s'étendre à tous les domaines de la vie publique comme à ceux de la vie privée.
« I! n'y a pas, dit M. Allier, un corps officiel, pas un personnage important qui n'ait, à côté de lui, quelqu'un chargé de le circonvenir, de le pousser délicatement là où la Compagnie veut qu'il aille, de solliciter de lui l'action qu'elle désire. »-(i)
Ainsi, par exemple, en Dauphiné, qu'il s'agisse du gouverneur de la province, qu'il s'agisse du Parlement, de l'Assistance publique, de l'Evêché, de la police, partout les confrères ont des intelligences qui leur permettent d'exercer une influence prépondérante et suscitent, en toutes les affaires, les décisions que souhaite la Compagnie.
On comprend dès lors que celle-ci ait été pour tous la « Cabale ». Les procès-verbaux cités par M. Allier établissent qu'elle l'était aussi pour le
(i) R. Allier : La Cabale des Dérots. p. J50.
monde religieux. Dans cette même province du Dauphiné, ce n'est point l'évêque qui dirige le diocèse de Grenoble, mais la Cabale des Dévots. Elle ne se contente pas d'admonester les civils et les prêtres, elle pousse ses indiscrètes ingérences jusqu'à prétendre diriger le prélat lui-même; elle intrigue contre lui jusqu'à sa mort.
J'en ai dit assez, je crois, pour que l'on s'explique comment, dans les esprits, se forma tout naturellement le type de Tartuffe : Molière n'eut qu'à le' recueillir et, suivant sa manière habituelle, a l'animer, à le vivifier de sa verve pour l'apporter à la scène. Il était sûr d'être compris, il était sûr d'être applaudi.
Il me reste à montrer, par des témoignages contemporains, que je ne m'aventure pas dans une hypothèse plus ou moins plausible. Pour connaître l'état de l'opinion publique touchant la Cabale des Dévots, il n'est que de recueillir la déposition des témoins.