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un discours sur le mépris de la vie. « Tu as raison , s'écrient les autres , ce monde-ci est indigne de philosophes comme nous. — Eh bien ! répond Chapelle , attendrons-nous , comme des esclaves ou des brutes , que la mort nous en chasse? Sortons-en de nous-mêmes avec gloire , comme de vrais amis et comme de vrais sages. Embrassonsnous pour la dernière fois , étalions nous noyer.
On applaudit, on trépigne , on se lève , on court, voilà nos gens dans l'eau. Baron , éperdu , monte éveiller Molière qui descend à la hâte , court en costume de nuit au bord de la rivière et leur tient ce discours : Mes amis , que vous ai-je donc fait ? Quoi ! vous vouliez accomplir sans moi une action si glorieuse? — C'est vrai , dit Chapelle, nous l'avions oublié. Viens te noyer avec nous. — Doucement, dit Molière, une si sage résolution doit être réfléchie jusque dans la manière dont elle s'exécute. Est-ce la nuit comme des gens sans cœur ou désespérés, que se doivent noyer des philosophes? C'est en plein jour, et devant le public. A l'heure qu'il est nous perdrions la gloire
d'une telle action , la calomnie dirait que nous étions ivres. C'est demain , à midi , au milieu du village, qu'il faut accomplir notre dessein. — Ce Molière, dit Chapelle , a toujours plus d'esprit que nous. Sortons d'ici, nous nous noierons demain. — Cela est convenu , dit Molière, allons dormir, en attendant.
Chapelle, un autre jour, se battait à coups de poing dans la petite prairie d'Auteuil avec un vieux valet appelé Godemer , qui le servait depuis plus de trente ans. La lutte était terrible et les combattants acharnés. De quoi s'agissait il? Le voici : Ce vieux Godemer avait été accoutumé, par Chapelle, à être toujours avec lui dans son carosse; mais ce jour-là, la fantaisie vint à Chapelle, un peu pris de vin, de lui ôter tout à coup cet antique privilège , et de le faire honteusement monter derrière.
Godemer avait résisté , défendu ses droits , Chapelle s'était emporté, les coups avaient suivi. Le cocher, descendu de son siège , ne pouvait venir à bout de les séparer. Molière et Baron qui , de
leur fenêtre, avaient entrevu la bataille, accoururent, croyant qu'on assommait Chapelle.
Baron, comme le plus ingambe , arriva le premier et fit cesser les coups, dit Grimarest ; mais il fallut Molière pour terminer le différend.
— Ah ! Molière , dit Chapelle , puisque vous voilà , jugez si j'ai tort. Ce coquin de Godemer s'est lancé dans mon carosse , comme si c'était à un valet de figurer avec moi.
— Vous ne savez ce que vous dites , répondit Godemer; Monsieur sait que je suis en possession du devant de votre carosse depuis plus de trente ans , pourquoi voulez-vous me l'ôter sans raison?
— Vous êtes un insolent qui perdez le respect ; si j'ai voulu vous permettre de monter dans mon carosse, je ne le veux plus; je suis le maître, et vous irez derrière ou à pied.
— Y a-t-il de la justice à cela? me faire aller à pied à présent que je suis vieux, et que je vous ai bien servi si longtemps ! Il fallait m'y faire aller pendant que j'étais jeune. J'avais des jambes
alors ; mais à présent je ne puis plus marcher. En un mot comme en cent , vous m'avez habitué au carosse , je ne puis plus m'en passer, et je serais déshonoré si l'on me voyait aujourd'hui derrière.
— Jugez-nous, Molière, je vous en prie, dit M. Chapelle, j'en passerai par tout ce que vous voudrez.
— Eh bien ! puisque vous vous en rapportez à moi, dit Molière , je vais tâcher de mettre d'accord deux si honnêtes gens. Vous avez tort, ditil à Godemer , de perdre le respect envers votre maître, qui peut vous faire aller comme il voudra : il ne faut pas abuser de sa bonté. Ainsi, je vous condamne à monter derrière son carosse jusqu'au bout de la prairie, et là vous lui demanderez fort honnêtement la permission d'y rentrer; je suis sûr qu'il vous l'accordera.
— Parbleu I s'écria Chapelle, voilà un jugement qui vous fera honneur dans le monde. Tenez, Molière , vous n'avez jamais donné une marque d'esprit si brillante. Oh! bien, ajouta-t-il , je fais
grâce à ce maraud-là, en faveur de l'équité avec laquelle vous venez de nous juger. Ma foi , Molière, dit-il encore, je vous suis obligé , car cette affairelà m'embarrassait; elle avait sa difficulté. Adieu, mon cher ami, tu juges mieux qu'homme de France. »
Ce tte batterie, de Chapelle avec le vieux Godemer, nous montre qu'il y avait alors , entre les maîtres et les domestiques, une familiarité, une liberté de parole qui n'existent plus de nos jours , et que Molière n'a rien exagéré dans ses rôles de Lisette, de Dorine, de Nicolle, de Toinette. Les domestiques faisaient en quelque sorte partie de la famille ; on les voyait , de père en fils , dans les mêmes maisons, comme partie vivante du patrimoine. Il ne faut pas d'ailleurs confondre le domestique ni le valet avec le simple laquais , pas plus que la suivante avec la servante. Lisette était suivante d'Isabelle, Dorine était suivante de Mariane ; Nicolle , à la vérité , n'est que servante chez M. Jourdain , mais évidemment une servante en chef, puisque nous apercevons au-dessous
d'elle cette pauvre Françoise, qui sue à frotter les planchers.
C'est ainsi que Molière lui-même avait chez lui la vieille Laforêt , qui présidait au ménage , tandis que, sous ses ordres, agissaient deux ou trois filles de cuisine. Parmi ces filles se trouvait même une certaine Martine, qui servit d'original à la Martine des Femmes savantes; Molière eut la singulière idée de lui faire jouer ce rôle à ellemême, quoique la pauvre fille n'eût, de sa vie, assurément paru sur le théâtre ; il le lui apprit et elle s'en tira aux applaudissements universels. Elle resta elle-même , ainsi que Molière le lui avait bien recommandé, avec ses habits, son patois, ses allures, et jamais personnage ne fut rendu avec une plus grande perfection. La comédie fut encore cette fois de la réalité. Molière , toute sa vie, ne chercha que cela. Qui croirait, par exemple, que la grotesque dispute du maître de danse et du tireur d'armes avec le philosophe , dans le Bourgeois Gentilhomme, n'est que ta mise en scène d'une querelle qui eut lieu, à cette époque, entre
— ne —
les maîtres de danse et les joueurs de violon? Il y eut procès , plaidoyers de part et d'autre devant le Parlement. Le cas était si obscur, qu'il y fallut l'intervention du roi.
La scène de Molière est elle plus comique que ne l'avait été ce procès? qu'on en juge; voici un petit passage du discours des avocats de la danse :
«... Que , s'il fallait parler des qualités néces- « saires aux personnes qui dansent et à celles qui «jouent du violon, il ne serait pas difficile de « faire voir que les danseurs ont tout l'avantage, « car ils doivent être bien faits de corps. Les « joueurs de violon n'ont pas besoin de cela, ils « peuvent être boiteux, aveugles et bossus, sans « que personne s'en scandalise, il ne leur faut « que l'oreille et le bras. »
Les avocats de la musique, dans leur réponse, avaient recours à la prosopopée et faisaient parler l'Harmonie elle-même : « ne faut-il pas , disait- « elle , que vous reconnaissiez que c'est à moi à « qui (ces avocats ne savaient pas le français) que
« c'est à moi à qui les Romains et les Grecs doivent « la plupart des lauriers qui ont couvert leurs « têtes ? etc., etc. »
On a dit que la réception du Mamamouchi était une scène outrée, que le rôle de M. Jourdain sortait, ici, de toute vraisemblance; c'est connaître bien mal jusqu'où peut aller notre crédulité. N'a-t-on pas vu, depuis M. Jourdain , un sage de la terre , un docteur en théologie, l'abbé de Saint- Martin, protonotaire du Saint-Siège, tomber exactement dans le même piège, se laisser recevoir Mandarin et marquis de Miskou, avec mille cérémonies burlesques? Un auteur dramatique, Poinsinet, n'a-t-il pas cru bonnement aux prétendus ambassadeurs du roi de Siam , qui le venaient complimenter sur la beauté de ses ouvrages, et ne s'est-il pas laissé recevoir écran duroif Molière savait bien , et savait par lui-même , qu'il n'y a pas de bornes aux enfances humaines.
Géronte, quand on le met dans le sac, M. Jourdain, quand on le fait Mamamouchi, M. de Poùreeaugnac , quand Sbrigani le fourbe, etc.;
pas plus que Don Quichotte, quand on le reçoit chevalier, ne sont des personnages trop crédules.
J'ai parlé tout à l'heure de Laforêt; tout le monde sait que Molière la consultait sur ses pièces; il voulut un jour éprouver son bon sens , il lui lut, comme de lui , une comédie de Brécourt ; mais , à chaque parole , « ce n'est pas vous , s'écriait-elle, qui avez fait cela. »
Cette bonne femme n'eut pas seulement sur Molière l'influence d'un excellent critique, elle lui fournit aussi ces admirables types de Madame Jourdain et de la nourrice Jacqueline dans le Médecin malgré lui.
Lorsqu'il lui faisait la lecture de ses pièces, il ne voulait pas qu'elle les entendît seule. Il faisait venir les enfants de tous ses comédiens ; il lisait Pourceaugnac , le Médecin malgré lui.. On riait aux éclats ; il observait et faisait son profit des contenances de ce naïf auditoire.
Tout devenait si bien acteur et théâtre autour de Molière , qu'il réussit à faire monter sur la scène
loute sa maison. La pauvre Laforêty parut un jour d'une bien étrange manière. Madeleine Béj art, qui était bel esprit, avait fait une comédie en cinq actes sur le sujet de Don Quichotte. Molière voulut être Sancho : il fallut donc un âne , on en eut un; il fut confié aux soins de Laforèt qui en fit si bien l'acquit de sa conscience que dans la crainte de quelque malencontre pour le pauvre animal , elle ne manquait jamais de l'accompagner jusques sur le théâtre. Un certain soir, on l'avait préparé à jouer son rôle, Laforêt, derrière les coulisses , le tenait par la bride , Molière monté dessus ; mais voici le baudet pris de la fantaisie d'entrer avant son tour. Molière s'écriait : Laforêt , retenez ce maudit âne... La digne fille faisait tous ses efforts; mais en vain, l'animal emporta maître et servante au milieu des acteurs , sur la scène. Le public fit à Sancho , à Laforêt et à l'âne un accueil tout français. Laforêt, depuis ce jour-là, ainsi que Molière, aima toujours ce bon public, tant elle l'avait, disait-elle , trouvé honnête.
Cette bonne fille était un vrai bonheur dans la
maison de Molière, il trouvait, grâce à elle, son foyer moins sombre...
Délaissé tout à fait de sa femme, il allait plus fréquemment à Auteuil. Il s'y promenait au milieu des fleurs , mais quelquefois sans les voir; il pensait à celle qui faisait son malheur et qu'il ne pouvait point s'empêcher d'aimer.
A Paris , dans ses troubles divers, il allait s'épancher avec la charmante Mlle Debrie : Je n'ai vu qu'en rous, lui disait-il , de la sincérité. C'était, en effet, une personne extrèmemeut jolie , pleine de douceur, naïve et vraie en toute chose.
Un air tout engageant , je ne sais quoi de tendre Dont il n'est point de cœur qui se puisse défendre.
« Elle se prend, disait-il , d'un air le plus char- « mant du monde aux choses qu'elle fait , et l'on « voit briller mille grâces en toutes ses actions; « une douceur pleine d'attraits , une bonté toute « encourageante , une honnêteté adorable. »
Malheureusement MIIe Debrie avait chez elle un mari , grand bretteur, que Molière n'aimait guère,
aussi ne lui iit-il jouer que des rôles de rien dans ses pièces. Il en fait le bretteur La Rapière, dans le Dépit Amoureux ; le spadassin La Ramée , dans le Festin de Pierre ; le maître d'armes , dans le Bourgeois-Gentilhomme. Ailleurs , dans des rôles de quelques lignes , Debrie sera toujours le plus fâcheux personnage : c'est ainsi, par exemple, que si Molière est Alceste , Debrie sera le garde de la maréchaussée ; si Molière est Orgon , Debrie sera l'affreux Monsieur Loyal. Molière lui attribuait ces sortes de rôles parce que , sans doute , l'apparition du visage de Debrie lui causait toujours une impression fâcheuse, et que cela le rendait, dans ses colères contre Monsieur Loyal et autres, bien plus vrai. Ainsi Debrie faisait le notaire dans Y Ecole des Femmes , où , le voyant paraître , Molière se sauvait en criant:
La peste soit de l'homme et sa chienne de face !
Cependant ses assiduités chez Mlle Debrie n'étaient pas trop fatigantes , dit Grimarest : « En huit jours une petite conservation , c'en était
assez pour lui , sans qu'il se mît en peine d'être aimé , excepté de sa femme , dont il aurait acheté la tendresse pour toute chose au monde. »
Quelle était donc cette femme tant aimée?... Sa beauté semblait un mystère , un rêve , une illusion ; mais les âmes n'en étaient , à la voir , que plus profondément troublées. C'était l'insaisissable : elle était pâle, sérieuse, mais douée de tant de charmes que personne ne la vit sans en être enchanté. Son regard , quoique vif et plein de flamme, avait , au milieu de sa pâleur , un attrait de nonchalance inexprimable, mais invincible. « Elle a les yeux petits, disait Molière, mais elle les a pleins de feu, les plus brillants, les plus perçants, les plus touchants qu'on puisse voir. Elle a la bouche grande ; mais on y voit des grâces qu'on ne voit point aux autres bouches.» Ajoutez à cela qu'elle faisait toute chose avec le goût le plus délicat, et disposait sa toilette comme personne au monde à l'air de son visage. Quoique satirique à l'excès, sa conversation était ravissante, sa voix la plus touchante qu'il y eût. il fallait l'entendre
au théâtre , avec Lagrange , dans la scène chantée du Bourgeois-Gentilhomme ! Comme actrice elle était inimitable de finesse, de grâces légères, et quelquefois de dignité. Et cependant il l'avait aimée avant même que tout cela eût paru en elle , il l'avait aimée lorsque personne encore ne songeait à elle!
Un air doux et posé
M'inspira de l'amour pour elle dès quatre ans.
L'innocence , les jeux , les naïvetés de l'enfance l'avaient séduit , mais ce qui le charma le plus dans la petite fille , et qu'ont tous les enfants , ce fut cette attention merveilleuse à écouter, cette facilité à recevoir toute impression :
Je ne puis faire mieux que d'en faire ma femme, se disait-il,
Tout comme je voudrai je tournerai cette ame.
Mais ne cherchons point, pour le mieux, de raisons à cette passion , car
. . . la raison n'est pas ce qui règle l'amour.
(Misanthrope.)
Non ce n'est point un choix. .......
Mais ces chaînes du ciel qui tombent sur nos âmes
Décidèrent en moi
(Don Garde.)
Choisit-on qui l'on veut aimer ?
Et pour donner toute son àme ,
Regarde-t-on quels droits on a de nous charmer ?
(Psyché.)
Après le mariage , ce ne fut pas à elle qu'il fit des reproches, mais seulement à lui. Ne pouvant la changer, il essaya de se changer lui-même, de réformer son cœur, il ne le put.
je commence à connaître
Que pour cette union Dieu ne m'a pas fait naître.
« — Je suis le plus malheureux des hommes , « et je n'ai que ce que je mérite , disait-il un jour
« à M. Rohaull; je n'ai pas pensé que j'étais trop
« austère pour une société domestique
« avec toutes les précautions dont un
« homme peut être capable, je n'ai pas laissé de « tomber dans le désordre où tous ceux qui se « marient sans réflexion ont accoutumé de tom- « ber. »
Et le soir sous le manteau d'Arnolphe , il disait au public :
En sage philosophe on m'a vu vingt années
Contempler des maris les tristes destinées ,
Et {n'instruire avec soin de tous les accidents
Qui font dans le malheur tomber les plus prudents;
Des disgrâces d'autrui, profitant dans mon âme,
J'ai cherché les moyens, voulant prendre une femme,
De pouvoir garantir mon front
Un jour, dans son jardin d'Auteuil , Chapelle le trouva plus triste que de coutume et lui en demanda le sujet. Molière , toujours plus tendre et plus expansif à la campagne , lui avoua que ce
chagrin lui venait d'être obligé de vivre éloigné de sa femme et de ne pouvoir s'en faire aimer. — Chapelle lui répondit qu'il l'avait cru au-dessus de ces sortes de choses, et le railla de ce que lui , qui savait si bien peindre le faible des autres hommes, tombait dans le ridicule d'aimer une personne qui ne le payait pas de retour.
Molière , qui l'avait écouté avec calme , lui demanda s'il avait jamais été amoureux.
— Je l'ai été, répondit Chapelle, comme doit l'être un homme raisonnable; mais...
— Raisonnable et amoureux! dit Molière; je vois bien que vous n'avez jamais aimé , et vous avez pris pour l'amour ce qui n'en est que l'ombre... Vous connaissez l'histoire de ma femme et la mienne; vous savez ce que j'ai souffert, ce que j'ai pardonné 1... cependant mes bontés ne l'ont pas changée !... Mais ce que vous ignorez , c'est que je l'aime en un tel point que je vais jusqu'à entrer avec compassion dans ses intérêts, et quand je considère combien il m'est impossible ,de vaincre ce que je sens pour elle, je me dis en même
— \Ti —
temps qu'elle a peut-être la même difficulté à détruire le penchant qu'elle a d'être coquette, et je me trouve plus de disposition à la plaindre qu'à la blâmer. Sans doute cette façon d'aimer vous paraîtra étrange ; mais pour moi je crois qu'il n'y a qu'une sorte d'amour, et que ceux qui n'ont point senti de semblables délicatesses n'ont jamais aimé véritablement. Toutes les choses du monde ont du rapport avec elle dans mon cœur : mon idée en est si fort occupée , que je ne sais rien , en son absence, qui me puisse divertir. Quand je la vois , une émotion et des transports qu'on peut sentir , mais qu'on ne saurait exprimer , m'ôtent l'usage de la réflexion; je n'ai plus d'yeux pour ses défauts ; il m'en reste seulement pour ce qu'elle a d'aimable : n'est-ce pas là le dernier point de la folie -, et n'admirez-vous pas que tout ce que j'ai de raison ne serve qu'à me faire connaître ma faiblesse , sans en pouvoir triompher ?
Le Misanthrope , sorti de tout ce qui précède , joué, à partir du 4 juin 1666, de deux jours en deux jours (parce qu'alors on ne jouait que de deux jours l'un ) , eut vingt-et-une représentations consécutives avec foule, quoique joué seul et dans les deux mois les plus chauds de l'année.
La France ne croyait assister qu'à une admirable comédie : elle assistait à la vie de Molière :