I. Acte V, scène i, v. 1^87-1496 cl i5ooi52^i
>.. Acte I, scène i, v. i8i-i8u.
». Acte in, scène v, v. 105/4.
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Gélimène n'a pas tout à fait tort de dire qu'il a peur do « paraître un homme du commun », et il lui arrive dose complaire dans sa situation : .
. J'aurai le plaisir de perdre mon procès ! . ^ . Je voudrois, m'en coûlât-il grand'chose, Pour la beauté dvi fait avoir perdu ma cause ! *
Ainsi, tout en souffrant de ce qu'il voit, Alceste y trouve pour son amour-propre une satisfaction — et l'on reconnaît bien ici la complexité ordinaire des sentiments humains — ; mais il souffre, cela est indubitable, et d'autant plus qu'il est amoureux.
Pourquoi Alceste s'est-il épris de Gélimène ? il ne le sait pas lui-même. Mais il essaie de concilier son amour, sa vertu et son orgueil, en espérant qu'il la guérira de ses> défauts :
. Sans doute ma flamme De ces défauts du temps pourra purger son âme 2,
D'ailleurs son cœur s'est désespérément jeté dans cet amour, amour ardent, combattu, digne de pitié :
Morbleu ! faut-il que je vous aime ?
Ah ! que si de vos mains je rattrape mon cœur, Je bénirai le Ciel de ce rare bonheur I Je ne le cèle pas, je fais tout mon possible A rompre de ce cœur l'attachement terrible ; Mais mes plus grands efforts n'ont rien fait jusqu'ici ^ Et c'est pour mes péchés que je vous aime ainsi.
GÉLIMÈNE.
Il est vrai, votre ardeur est pour moi sans seconde.
ALCESTE
Oui, je puis là-dessus défier tout le monde. Mon amour ne se peut concevoir, et jamais Personne n'a, Madame, aimé comme je fais ^