I. Acte 1, scène v
« MKI.Ill.H I i:
On connaît le mot du doge de Gènes lorsque, contrairement à une défense expresse de la constitution «:énoise, il fut obligé par Louis XÏV de se rendre à la cour de France. « Que trouvez-vous de plus singulier à Versailles? » lui demandait-on. — « C'est de m'y voir. » Si l'on avait demandé à Molière: « Que trouvez- vous de plus
ingulier dans Mélicerle? y> il aurait pu répondre d'une laœn analogue: « C'est que j'en sois l'auteur ». Et, en effet, ihns ses Précieuses ridicules, Molière avait impitoyablement raillé les romans et les pastorales, il s'était en parti-
idier moqué du Grand Cyrus de Mlle de Scudéry et de
on style précieux. Or, Mélicerle avait un sujet romanesque; Mélicerle avait pour sous-titre: Comédie pastorale héroïque; Mélicerle empruntait son sujet au Grand Cyrus. Deux bergères avaient le portrait du berger aimé par elles lait en miniature par un grand peintre et enfermé dans
les boîtes magnifiques ; un amant parlait de ce haut style :
Eh blrn ! puisqu'iUe faut, jo jure par les Dieux, Et, si ce n'est assez, je jure par vos yeux. Qu'on me lucra plutôt ({ue je vous abandonne.
Mieux encore, l'une des bergères en possession des pré- < ieuses miniatures disait à l'autre :
Faisons en peu de temps, par un jk-u tic couleur», Confidence à nos yeux du secret de nos cœurs ;
l ce logogriphe, devant lequel Magdelon et Gathos se -iraient pâmées, signifie: « faisons-nous connaître nos
iinants l'une à l'autre en nous montrant leurs portraits». \illeurs, Mélicerte, qui s'inspirait de Don Garcic et de la Princesse d'Elide, dévelop[>nit louLMUMucnt une (h* ces apos-
Iroplies tragiques que Mascarillc avait parodiées dans^ VÉlourdi :
Ah ! mon cœur, ah ! mon cœur, je vous Favois bien dit^.
Comme le grand railleur devait sourire en écrivant toutes^ ces fadaises !
Mais enfin, pourquoi les écrivait-il?
A cause que nous n'avons pas de pastorales écrites par Corneille, par Racine ou par Mme de La Fayette, à cause que nous ne lisons plus les romans et les pièces du xvii^ siècle dont les amours des bergers faisaient le fond^ il nous semble que la pastorale n'a joué aucun rôle ou du moins n'a joué qu'un rôle insignifiant dans la littérature du xvii"^ siècle ; mais les œuvres pastorales d'alors formeraient une formidable bibliothèque ; et si l'on n'y veut pas aller voir (ce que je comprends), qu'on lise au moins le volume que Saint- Marc Girardin a consacré aux principales de ces œuvres dans son Cours de littérature dramatique^. A la suite des Italiens Sannazar, auteur de l'Arcadie, le Tasse, auteur de VAminte, Guarini, auteur du Berger fidèle, la pastorale, sous forme de romans ou de pièces de théâtre, a sévi dans toute l'Europe au xvi" et au XVII® siècle. 1^^-n France et au théâtre, Alexandre Hardy a d'abord essayé de donner à la pastorale quelque vérité en y montrant la lutte des enfants contre les parents, de l'amour contre l'avarice, en y introduisant des tableaux de la vie bourgeoise; mais le goût public était ailleurs: aux amours contrariés, aux chasses-croisés d'amours conventionnels, à l'intervention de la magie, aux apparitions dcdivinités; et Hardy, qui tenait avant tout à contenter le
1. Don Garde, Acte II, scène iv, v. 5iA-5i5 ; La Princesse d'Élide, fin du IV»-' acte ; Mélicerte, acte II, scène 11, v. 382.
2. Pour le théâtre pastoral du xyi^ siècle et du commencement du XVI le, voir plutôt Jules Marsan, la Pastorale dramatique en France à la fin du XVl^ et au commencement du XVIl'^ siècle. Paris, Hachette, igoS, in-8.
MtLlCKRTE
parterre, lui avait donné les folies (ju'il deniandail. Vers iCio, le succès colossal du grand roman d'Honoré <l'Urfé, VAsirée, avait rendu à la pastorale quelque vérité, en ce sens que la scène en était transportée en France, non en Arcadie, et que les auteurs étaient invités aux analyses psychologiques subtiles dans lesquelles excellait le peintre d'Astréc et de Céladon. Mais le romanesque n'en régnait pas moins dans des œuvres où les aventures se multipliaient ; où les bergers et les bergères, loin de ressembler aux paysans, je ne dis pas de Zola, mais de Pouvillon ou de Ferdinand Fabre, voire de George Sand, n'étaient que des princes déguisés ; où il y avait de la magie, des mortes-vivantes, des druides et des vestales, tout un bricà-brac que les auteurs se passaient religieusement. Malgré l'instinct dramatique d'un Mairet ou d'un Rotrou, malgré les beaux vers, vraiment inspirés çà et là par l'amour de la nature, d'un Racan, la pastorale, ridiculisée par Charles Sorel dans le Berger extravagant, n'avait pu se maintenir au théâtre comme genre distinct; elle avait reculé devant la tragédie, la tragi-comédie, la comédie, la farce mt^me, mais elle s'était réfugiée dans l'opéra et dans le ballet de cour; elle se retrouvait, plus ou moins transformée, dans ces interminables romans de Mlle de Scudéry et de La Caiprenède, où le grand Gyrus devenait le galant Artamène, où la farouche Lucrèce et le borgne Iloratius Coclès échangeaient langoureusement des billets doux. Molière, dans les Précieuses, ricanait; Boileau allait décocher des épigrammes dans le joli dialogue des Héros de Kunan; mais Renserade, chargé de composer le liallei des Aîuses, mettait dans la huitième entrée des personnages empruntés aux plus fameux romans: Théagène et Cari- ( iée, Polexandre et Alcidiane, Mandane et Cyrus (Cyrus était représenté par Louis XIV). Dans la troisième entrée, Ronsorndo plaçait une comédie pastorale héroï(|ue conûée et c'était Mélicerle.
lOO MOLIEKE
Eroxène et Daphné, deux belles et nobles bergères — car il y a aussi de l'aristocratie parmi les bergers — aiment concurremment le jeune Myrtil, qui n'est guère encore qu'un enfant (Myrtil était joué par le fameux Baron, alors âgé de treize ans) ; mais Myrtil aime Mélicerte. Le père de l'enfant, Lycarsis (c'était Molière), veut d'abord le forcer à se promettre à l'une des deux bergères qui se le disputent ; cependant les larmes de son fds l'attendrissent, et il consentait à approuver l'amour de Myrtil et de Mélicerte, quand on annonce que le roi du pays arrive avec sa cour et qu'il vient chercber Mélicerte pour la marier à un grand seigneur. Mélicerte, en effet, est une fausse bergère; Myrtil est un faux berger ; Lycarsis n'est pas le père de Myrtil ; toutes sortes de belles surprises se préparent, mais Molière nous a laissé le soin de les deviner. Pressé par le temps, il n'avait pu terminer sa pièce avant le 2 décembre 1666 ; la fête une fois passée, il s'est trop peu intéressé à ces aventures pour y revenir. Autrefois, hâtée parles ordres du Roi, la Princesse (ïElide « était venue donner des marques de son obéissance un pied chaussé et l'autre nu » ; Mélicerte avait fait mieux ou pis : elle était venue négligemment passer sa tête par la porte entrebâillée de la salle où se tenait le Roi ; puis, le Roi lui ayant jeté un coup d'œil favorable, elle s'était einpressée de disparaître pour jamais.
Au reste, il y a de jolies choses dans Mélicerte : des scènes plaisantes dans le rôle de Molière-Lycarsis ; des vers attendris du môme Lycarsis sur la paternité :
Ah ! que pour ses enfants un père a de foiblesse ! Peut-on rien refuser à leurs mots de tendresse ? Et ne se sent-on pas certains mouvements doux, Quand on vient à songer que cela sort de vous * ?
puis des scènes gracieuses en vers amébées, c'est-à-dire I. Acte II, scène v, v. 543-5:^6.
« MELICERTE » ET « I. V l'ASTORALE COMIQUE )) lOr
lu'i les bergères Eroxènc et Dapliné se répondent vers par vers, distique par distique; puis un couplet précieux de Myrtil au petit oiseau qu'il a pris pour l'ofliir à Mélicerte, l't les vers charmants dont il accompagne son cadeau :
... J'ai fait tantôt, charmanto Mélicerte, Un petit prisonnier que je garde pour vous, Et dont peut-être un jour je deviendrai jaloux : C'est un jeune moineau ({u'avec un soin extrême Je veux, pour vous l'oflrir, apprivoiser moi-même. Le présent n'est pas grand ; mais les divinités Ne jettent leur regard que sur les volontés : C'est le cœur qui fait tout*
le pourrais citer encore les vers curieux où Lycarsis déit le prince et sa cour ; et le prince, sans qu'on en puisse douter, c'est Louis XIV : Racine, quatre ans plus tard, devait de même décrire ce Prince sous le nom de Titus dans Bérénice. Mais passons: c^s curiosités ne nous f'rlairent point sur l'évolution du génie de Molière.
Nous avons moins encore à apprendre dans la Pastorale nnique.
Molière n'a pas publié cette œuvre, non plus (pie la précédente ; mais la précédente a été donnée par les édi- I 'urs des œuvres posthumes en 1683, tandisque de la Pasirale comique pas un mot n'était resté dans les papiers, dans les tiroirs de Molière. Ce que nous en connaissons MOUS a été transmis par le livret olFiciel du Ballet des ytuses : ce sont les parties chantées, où se trouvent quel- ([ues vers bouffons et un chant final en l'honneur de la j)assion. Nous ne pouvons estimer fort ce canevas préparé pour les broderies musicales de Lulli, et nous arrivons en hîUe au Sicilien, qui a été la perle du Ballet des Muses.
Le Sicilien ou l* Amour peintre n'est qu'une petite comé- I. Acte II, sc'' '■^ i '"1 1 .
die-ballet en un acte, mais où des traits plaisants rappellent le meilleur Molière des farces ; où une fine peinture de la jalousie rappelle tant de tableaux de cette passion que contiennent le Dépit amoureux, VÉcole des maris, r École des femmes, le Misanthrope ; où la hardiesse de la décoration, la fantaisie poétique et le pittoresque de la mise en œuvre font songer tantôt à Musset, tantôt à Shakespeare. Il soulève de plus une curieuse question de style, qu'il importe d'examiner tout d'abord.
« Tout ce qui n'est point prose est vers, et tout ce qui n'est point vers est prose », déclare en 1670 le maître de philosophie à M. Jourdain. Cependant M. Pierre Louys dira beaucoup plus tard, en 1896 — et ce sera pour louer la prose-vers ou les vers-prose de M. Paul Fort — : « Désormais, il existe un style intermédiaire entre la prose et le vers français, un style complet qui semble unir les qualités contraires de ses deux aînés. » M. Paul Fort a-t-il vraiment inventé quelque chose ?il ne semble point. Déjà ButTon (pour ne point parler encore de Molière) avait cherché l'harmonie du style avec une telle ardeur, qu'il avait çà et là versifié sa prose :
La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal...
Après les admirables efforts de Chateaubriand pour créer une prose lyricj[ue, dont les alinéas ressemblent à autant de strophes sans renoncer pourtant aux rythmes propres de la prose, d'autres écrivains, au sens musical à la fois plus tyrannique et moins sûr, prodiguent dans leur prose les vers blancs, Musset, par exemple, dans ses Comédies et Proverbes, Michelei surtout, Michelet vieilli. Ainsi, dans la Bible de l humanité :
Le pasteur a le temps de chanter aux nuages...
Il a le temps de suivre, aai ciel de la Ghaldée,
le» longs voyages des étoiles.
« LE SICILIEN OU LAMOUR PEINTRE » Io3
Mais la nuit, mais le jour, le Perso, agriculteur, doit veiller, travailler, combattre.
Ainsi encore, dans cette peinture d'un aigle emportant un serpent :
Les zigzags aigus, violents, que l'éclair trace aux nues, le noir serpent tordu les décrit dans l'azur.
Mais l'oiseau no lâche pas prise.
ils monte(nt). A peine on les distingue. L'aigle emporte sa proie aux profondeurs du ciel
et disparaît dans la lumière.
Je pourrais citer M. Péladan, M. Catulle Mendès et bien d'autres ; terminons cette brève revue par M. Maeterlinck, <lont les vers ressemblent souvent à de la prose, mais dont la prose ressemble souvent à des vers. Voici ce que dit <Juido dans Monna Vanna, drame en prose (Je rih^ exac- 4ement, sans faire de coupures) :
J(^ ne me cache plus, et ma honte s'éloigne!... Je vais sortir d'ici plus pur que les plus purs ; ot jjIus heureux que ceux qui n'avaient rien perdu ! Maintenant vous pouvez acclamer ma Vanna !... Je l'acclame avec vous et plus haut que vous tous.
Il lui arrive même, comme à BulTon, de semer des rimes <l;uis sa prose :
.le iir devine pas... Les mots hs phis cruels ajoutent peu de chose à des malheurs rcels.
Même chose arrive à M. de Gramonl, qui a écrit en vers blancs plutôt qu'en prose son adaptation récente de Jules (À'sar.
Juscpi'à quel point tous ces coiilradiclcurs du niaitre de philosophie de M. Jourdain peuvent-ils se réclamer de Molière lui-même ';'
Il n'est sans doute pa> de pircc ( n pro>c de Molière où quelques vers ne se soient glissés. Voici, dans les Précieuses ridicules :
Sans doute je l'y prends, et de telle façon, que je veux me venger de cette impertinence.
Dans Don Juan, où le discours de don Louis à son fils est en grande partie rythme comme de la poésie, voici deux vers dont le premier est fort gai, et le deuxième fort beau :
Et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre.
La naissance n'est rien où la vertu n'est pas.
Mais c'est surtout dans George Dandin et dans V Avare qne^ les vers se multiplient. Pourquoi? On a supposé que Molière s'était proposé d'écrire ces pièces en vers; que, pressé par le temps, il avait commencé par les écrire en prose; mais qu'il avait gardé, comme des pierres d'attente, tousles vers qui lui venaient et qui pouvaient être utilisés plu& tard. L'hypothèse n'est pas inadmissible ; mais on peut supposer aussi, et plus simplement, qu'écrivant tantôt en vers, tantôt en prose, Molière, dans la rapidité de sa composition, confondait parfois les deux langages. Pour le Silicien, cette explication paraît vraiment insufllsante, car de longues tirades peuvent tout entières être écrites sousforme de vers ; et, avec quelque exagération, sans doute, avec quelque artifice, je le veux bien (mais il n'en est pas moins remarquable qu'il l'ait pu faire), Anatole de Montaiglon a publié une édition du Sicilien, où toute la pièce sans exception se présente sous forme' de vers libres non rimes. Et voici l'explication ingénieuse de cet érudit. Molière, en 1667, avait lu les deux premières parties des^ Contes que La Fontaine avait publiées de i665 à 1667 y il lisait les fables que son ami allait publier l'année suivante ; il s'était pris d'enthousiasme pour les vers libres ; il songeait à écrire en vers libres V Amphitryon, qui, comme le premier recueil de Fables, est de 16G8 ; en attendant, sans rien dire à personne, il se faisait la main en composant des vers libres, qu'il ne prenait pas la peine de
« LE >i(,li.i !•>.> «M I. \\UM u ri-,i .N 1 Ml', » iu.»
liulcr et qu'il se proposait de ne signaler aux yeux par aucun artifice typographique, quand il publierait sa pièce. Plus j'y songe, plus l'idée de Monlaiglou me paraît heureuse; car, d'une part, elle explique bien certaines inversions et certaines façons de parler propres à la poésie, qui, à la vérité, ne sont pas nouvelles dans l'œuvre de Molière, mais qui n'avaient jamais été prodiguées comme ici :
Mais jo mVn vais prendre mon voile, je n'ai garde sans lui de paroître à ses yeux...
Je vous ferai toucher dans la main l'un d(î l'autre...
Je \cuxjusques au jour les faire ici chanter... ;
(t, d'autre part, cette idée permet d'éviter même les exagérations de Montaiglon ; car Molière a pu ne pas s'exercer également au maniement du vers libre dans toute la pièce, et des passages trop prosaïques peuvent avec avantage rester en prose. Quoi qu'il en soit, dans mes citations^ j'accuserai la forme du vers. Jetons un coup d'œil siu' la pièce.
Nous sommes en Sicile, pays des amours ardentes et où I esclavage s'est maintenu plus longtemps qu'ailleurs. Une fois de plus, la scène est à Messine, la ville des sérénades et des fantaisies poétiques. Il fait nuit, une nuit noire, lussi noire que le costume du Scara mouche de la comédie italienne. Hali, valet ou esclave du Français Adraste, arrive avec des musiciens au pied d'une maison endormie <Mi qui paraît l'ôtre :
Chut... N'avancez pas davantage, et demeurez dans cet en«lnjil, jusqu'à ce qu<î je vous aj»[)«'ll('.
11 fait noir comme dans lui four :
le ciel s'est habillé ce soir en Scaramouche, et je n(! vois pas une étoile qui montre le bout de son ne/.
ÏOG MOLIÈRE
Sotte condition que celle d'un esclave !
de ne vivre jamais pour soi
et d'être toujours tout entier aux passions d'un maître !...
Et parce qu'il est amoureux, il faut que, nuit et jour, je n'aie aucun repos. Mais voici des flambeaux, et sans doute c'est lui.
C'est lui, en effet, qui ne peut trouver aucun repos, tant l'agite l'amour qu'il éprouve pour la belle Isidore, une grecque, esclave affranchie du Sicilien Don Pèdre. En l'honneur de celle qu'il aime, il fait chanter par les musiciens une sérénade, où au chant plaintif, en mineur, de deux amoureux languissants répond le chant joyeux, en majeur, d'un amoureux qui riposte à l'inhumanité par le dédain. Le bruit de la sérénade a éveillé la maison. Don Pèdre se précipite en bonnet de nuit et en robe de chambre, avec une épée sous le bras. Les flambeaux s'éteignent. <( Qui va là? » demande Don Pèdre en allongeant dans l'obscurité un soufflet à Hali ; « ami », répond Hali, en ripostant vigoureusement. Don Pèdre rentre pour appeler à l'aide ; Adraste et Hali se retirent. Le jour naît : c'est une nouvelle phase de l'action qui commence.
Don Pèdre est un abominable jaloux, qui n'ose laisser Isidore seule un instant, et qui donc, ayant à sortir de bon matin, a fait lever Isidore de bon matin pour le suivre. La belle est de méchante humeur et prend plaisir à irriter le jaloux. Elle lui déclare qu'elle a été réjouie par la sérénade de la nuit :
ISIDORE
Il est vrai ; la musique en étoit admirable.