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I. Acte I, se. I, vers

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rL l'on .sait que les poètes comiques, coiimic les a. ni. ht. bouffons de cour, pouvaient se permettre des privautés toutes particulières. Moron, joué par Molière, avait déjà dit à Versailles dans la Princesse d'ÉUde :

... L'on doit regarder comme l'on parle aux grands, Et vous ôles parfois d'assez fâcheuses gens.

Quoi qu'il en soit, arrivons à l'œuvre même où se trouvent ces vers, à ÏAmpfiitryon.

Quelques auteurs veulent que Molière, après les Pn'cieuses ridicules, comme il commençait à se sentir maître de son art, se soit écrié : «Je n'ai plus que faire d'étudier Plante et Térence. » Cette assertion a été souvent discutée. On a montré que l'authenticité en était fort douteuse ; on a dit que le mot attribué à Molière témoignerait de trop peu de modestie ; mais on n'a pas dit, je crois, — et c'était le plus important — que ce mot donne une idée absolument fausse de la carrière de Molière. Molière, en effet, qui ivait étudié Plante et Térence au collège, ne s'est point l'abord inspiré d'eux quand il a voulu composer des comélies. 11 a suivi les traces des farceurs de l'Hôtel de Bour- -;ognc ; il a imité le théâtre italien ; il a cherché des sujets et des incidents chez les Espagnols ; mais aux anciens qu'a-t-il emprunté? L'École des maris elle-même, que l'on invoque en pareil cas, doit beaucoup moins à Térence (pi'à Mcndoza. C'est lorsque Molière a tiré de la tradition française, et de l'Italie, et de l'Kspagne, tout ce qu'on en pouvait tirer pour la constitution d'ime comédie nouvelle, est alors que, comme si enfin il était sûr de ne passe laisser détourner de sa voie par le respect dû aux anciens, il vient vers eux, s'amuse à les imiter, et coup sur coup — non sans originalité certes — « fait du Piaule vl du

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