GEORGE DANDIN
Par bailler, sans autre mystère.
De IVpéc au travers du corps.
Troisième stance : Rimes croisées en ienne et en oint : trois en ienne, deux en oint. La phrase étant finie après la troisième rime en ienne, la stance l'est aussi, et Molière change de rime sans ajouter une troisième rime en oint :
Oui, vous verrez, quoi qu'il advienne, Qu'Argatipliontidas marche flroit sur ce point ; Et de vous il faut que j'obtienne Que le pendard ne meure point D'une autre main que de la mienne *.
Multiplier les analyses serait fatigant, et donner d'au- Ires citations serait inutile. Qui ne se rappelle la scène où Sosie se prépare à conter à Alcmène la victoire d'Amphitryon ? celle où Mercure, après l'avoir déssosié, pousse la condescendance jusqu'à lui prouver qu'il est, lui Merure, le vrai Sosie? celle enfin où l'esclave essaie de persuader à son maître qu'il a été exproprié de son nom et de sa nature ? Sur le charme de ces vers et sur l'esprit de ce style, critiques et public sont depuis longtemps d'accord.
>i\ mois après la [)r('mièrc repii'seiiUitKMi d Afnpliilryon, ni juillet lOnS, Molière était appelé à Versailles. La Franche-Comté était conquise, la paix d'Aix-la-Chapelle '•iaii signée ; il s'agissait de célébrer ces glorieux événements u- des fêles dignes du Hoi-Solcil. El ce furent de belles lèles, en ellet : les jardins de Versailles transformés, des j)alais édifiés en un clin d'œil, des jets d'eau jaillissant j)ariout, "un repas composé de cinq services qui n'avaient