‹ MolièreChapitre 73 sur 104 · AGLAURE · texte numérisé non relu

AGLAURE

Moi, je sens quelque chose au mien Qui ressemble assez à la joie.

Allons, le Destin nous envoie Un mal que nous pouvons regarder comme un bien *.

On s'étonnerait qu'une œuvre dont les trois quarts ont été écrits par Corneille eût gardé ainsi le ton comique, et le ton comique va, en effet, disparaissant, lorsque Corneille prend la plume ; mais, si Corneille a introduit dans le travail commun son amour de la grandeur et sa haute poésie, il n'a pas pour cela trahi les intentions de Molière. La marche de l'action demandait cet ennoblissement progressif; le côté tragique du sujet s'accentuait peu à peu, notamment dans le rôle des deux sœurs, d'abord comique, puis odieux ; et Molière lui-même, dont la souplesse ici est extrême, avait pris çà et là un ton qui ne lui était pas familier, surtout au début du second acte.

Psvché a été conduite sur le haut du mont sauvage ;

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