LES FOURBERIES DE SCAP
Léandre se met à genoux, à la place môme où il avait lit mettre Scapin à genoux tout à l'heure, et le valet — «iifin — se laisse attendrir. Un jeu de scène, qui n'e.'sl inenlionné par aucune édition, mais qui est traditionnel au théâtre et qui peut-être remonte jusqu'à Molière, -vmbolise cette situation des jeunes gens vis-à-vis du )urbe qu'ils se condamnent par leur faute à employer et I amadouer. Octave et Léandre vont sortir, ils vont passer (levant Scapin ; mais, d'un geste impérieux, Scapin les lorce à passer derrière lui, et il s'avance le premier, la têlc haute : « Derrière ! derrière ! honneur à la fourberie ! » Et l'on pourrait philosopher sur cette humiliation, comme on pourrait inférer d'autres passages encore que, même dans les Fourberies, Molière ne peut s'empêcher d'être profond et instructif. Quel réquisitoire contre la justice du bon vieux temps que l'énumération faite par Scapin des formalités, des frais, des iniquités, des trahies auxquelles on était exposé quand on plaidait, même pour soutenir la meilleure des causes ! Et à qui n'est-il pas arrivé de paraphraser avec tristesse le: « Qu'allait-M faire dans cette galère? » Est-il possible vraiment, se diton, que le passé soit irrévocable, qu'une faute commise le soit à jamais, qu'il faille se résigner à avoir manqué tel voyage qu'on avait besoin de faire, à avoir lâché tel mot qu'il était important de retenir, à avoir hasardé telle démarche qui nous a couvert de confusion ? A force de protester contre le fait, n'arriverons-nous pas à le changer? Et à force de voir, dédire, de répéter comment les choses auraient dû se passer, n'aurons-nous pas la joie de constater tout à coup qu'elles se sont passées ainsi, en ('(Tet, et que ce que nous avons cru vrai n'était qu'un iiichemar, dissipé enfin?
Mais n'insistons pas : Scapin se moquerait de nous, si nous voulions prendre au sérieux ses paroles et ses actes, ou !('!=? p;HoI<'< "' I"< irffx qu'il înspiro .iMx autres person-
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nages. Il nous croirait plus naïfs qu'Argante et que Géronte, si nous voyions une vraie satire de la justice dans ce qui n'est qu'un stratagème admirable pour se procurer deux cents pisloles. Il nous demanderait si nous prenons aussi au tragique Silvestre, déguisé en matamore et faisant peur au pacifique Argante. 11 nous demanderait si nous avons envie de verseï; un pleur sur sa propre mort au dénouement.
Les reconnaissances ont eu lieu ; chacun des jeunes gens est uni à celle qu'il aime ; les pères ont désarmé ; mais Scapirl a commis tant de méfaits, et il a notamment si bien olfensc Géronte en le rossant pour se venger de son indiscrétion, que la joie générale ne peut empêcher Scapin d'être pendu. Que faire? Scapin n'est pas homme à se déconcerter pour si peu. Le voici qui arrive, la tête entourée de linges comme Cyrano — non pas le vrai, mais celui de la fiction — au dernier acte de la pièce de M. Rostand. Comme Cyrano, il dit avoir eu le crâne fracassé par un objet qui est tombé d'en haut, et il vient demander pardon à ceux qu'il a offensés. Mais ses excuses sont pires que ses offenses, puisqu'elles les rappellent effrontément devant tout le monde, et son air contrit dissimule mal un ricanement :
Scapin, apporté par deux hommes, et la tète entourée de linges, comme
s'il avoit été bien blessé. — Ahi, ahi. Messieurs, vous me voyez... alii, vous me voyez dans un étrange état. Ahi. Je n'ai pas voulu mourir sans venir demander pardon à toutes les personnes que je puis avoir offensées. Ahi. Oui, Messieurs, avant que de rendre le dernier soupir, je vous conjure de tout mon cœur de vouloir me pardonner tous ce que je puis vous aA^oir fait, et principalement le Seigneur Argante et le Seignevir Géronte. Atii.
Argante. — Pour moi, je te pardonne ; va, meurs en repos.
Scapin. — C'est vous, Monsieur, que j'ai le plus off^cnsé, par les coups de bâton que...
Géronte. — Ne parle point davantage, je te pardonne aussi.
Scapin. — C'a été une témérité bien grande à moi, que les coups de bâton que je...
« LES FOLUIJKUII S i>i v.miv ,, 24»
Géronte. — Laissons ceLi.
ScAPiN. — J'ai, PII mourant, une douleur inconcevable des
ups de bâton que...
Géro.nte. — Mon Dieu î tais-toi.
ScAPiN. — Los mallieureux coups de bAlon que je vous...
(îÉKONTE. — Tais-toi, te dis-jc, j'oublie tout.
ScAPiN. — Hélas 1 fpielle bonté ! Mais est-ce de bon cœur, Monsieur, que vous me pardonnez ces coups de bâton que...
CilÉRONTE. — Eb 1 oui. ]Ne parlons plus de rien ; je te pardonne li>iit, voilà qui est fait.
Sjapin. — Ab ! Monsieur, je me sens tout soulagé depuis cette parole.
Gkk<»'te, — Oui ; mais je te pardonne à la charge que tu mourras.
ScAPiN'. — Comment, Monsieur ?
Géko.nte. — Je me dédis de ma parole, si tu réchappes.
ScAPiN. — Abi, abi. Voilà mes foiblesses qui me reprennent.
Akgante. — Seigneur Géronte, en faveur de notre joie, il l;iMt lui pardonner sans condition.
Gékonte. — Soit.
Vrgante. — Allons souper ensemble, pour mieux goûter notre [•hiisir.
ScAPiN. — Et moi, qu'on me porte au bout de la table, en .il tendant que je meure*.
Sommes-nous encore dans la comédie italiermc, ou sommes-nous dans la farce? En tous cas, il est impossible de ne pas reconnaître la farce à d'autres traits et en d'autres endroits: dans ce texte presque ad libitum, livré de bonne heure aux fantaisies des acteurs; — dans ces vieillards masqués (car Arganle et Géronte portaient un
isque encore en I736) ; — dans ces personnages qui font .><-mblanl de se chercher, quand ils sont ensemble sur la scène; — dans ce Gcronfe (|ui, une fois décidé à donner sa bourse à Scapin, la brandit longuement sans la laisser prendre, tout en faisant ses recommandations, et finit par la remettre dans sa poche ; — dans la fameuse scène du sac, surtout, que Molière empruntait sans doute à un<? vieille farce de jeunesse: (iorrjihns (Inm^ le sac, et qui,
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avant d'amuser les spectateurs de Gorgibus dans le sac^ avait amusé les badauds, plantés sur le Pont-Neuf devant les tréteaux de Tabarin.
Le spadassin frère d'IIyaclnte veut vous tuer, dit Scapin à Géronte ; il a soudoyé toutes sortes de spadassins comme lui et de soldats; les rues ne sont pas sûres: mettez-vous dans ce sac. Et, Géronte une fois enfermé/- Scapin contrefait le gascon, contrefait le suisse, imite les voix de quinze hommes à la fois, et, sous prétexte de défendre son maître et de recevoir des coups pour lui, fait pleuvoir un déluge de coups de bâton sur le sac et sur Géronte. C'est là « une bouffonnerie grossière (dit -un commentateur, Augcr), qui avait déjà traîné sur les plus ignobles tréteaux». Kl vous connaissez les vers de Boileau:
Dans ce sac rifliculo où Scapin s'enveloppe ,1e ne reconnois plus l'auteur du Misanthrope.
(^Daiis ce sac ridicule où Scapin s enveloppe, c'est-à-dire peut-être : où Molière, qui jouait Scapin, se compromet, compromet sa gloire.) Boileau, fanatique de Térence, est étonné et scandalisé de voir la farce s'introduire dans une imitation du Phonnion. Nous ne serons ni l'un ni l'autre. Pour être scandalisés, nous nous laissons trop aller à la verve bouffonne de celui qui a su mettre en son œuvre tous les aspects, les plus nobles comme les plus bas, de la muse comique. Pour être étonnés, nous savons trop ce que Molière doit à la farce, ce cju'il a toujours gardé de cet humble genre, ce qu'il en a mis même dans un Tartuffe^ même dans un Avare, même ^ — voilez-vous la face, ô l^oileau — même dans un Misanthrope.
lioileau était moins sévère pour la farce que Molière a
« LA COMihsr.!, if r,^i.AHH.VGi\ AS » 243
, . lie aussitôt après les Fourberies de Scapin. « M. Despréaux (dit Brossette) estime beaucoup la plupart des petites pièces de Molière, surtout sa Critique de l'École des Femmes. Il m'a cité aussi la Comtesse d'Escarbagnas. » Pourquoi cette indulgence, on ne peut plus justifiée d ailleurs? Parce que Molière n'avait point cette fois attenté à la dignité de Tércnce; parce que Boileau voyait dans la Comtesse d'Escarbagnas des croquis vivement enlevés, dont il eût été facile à Molière de tirer d'admirables tableaux; et sans doute aussi parce qu'il tenait compte des conditions défavorables dans lesquelles l'auteur avait dû produire son cpuvre. La Comtesse d'Escarbagnas est encore un impromptu fait pour la cour.
Monsieur, frère du Roi, était veuf d'Henriette d'Angle-
re depuis seize mois, lorsque, le 21 novembre 1671, il épousa Elisabeth-Charlotte de Bavière, fille de TÉlccteur palatin. La nouvelle duchesse d'Orléans allait joindre la cour, et il s'agissait de lui en montrer les splendeurs. Le 27, la troupe du Palais-Royal est appelée à Saint-Germain ; le r*" décembre, la princesse arrive ; le 2, est donnée la fête préparée par Molière, et dont la famille royale s'offrira fMicore le spectacle un certain nombre de fois par la suite.
Ici encore, il s'agit avant tout de danses et de spectacles. Les entrées de ballets et les intermèdes qui ont le mieux réussi dans les fêtes antérieures sont rassemblés dans ce qu'on appelle le Ballet des ballets. Nous retrouvons là des intermèdes de Psyché, de Ceorge Dandin, de la Pastorale comique ; des entrées empruntées au Bourgeois gentilhomme; et (cela ne pouvait manquer) la Cérémonie turque. Pour amener ces ballets, Molière avait composé une pastorale en cinq ou six actes; pour amener la pastorale, il avait écrit quelques scènes, qui peut-être encadraient, peut-être pré- < rdaient tout le spectacle. De la pastorale rien n'est resté,
nous savons seulement que Molière y figurait en pMre n Turc, Armandc on berbère habillée en homme et en
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bergère habillée en femme, Baron en berger amoureux. Les quelques scènes de dialogue auraient pu se perdre aussi , car Molière ne les a point publiées ; mais il les a fait jouer sur son théâtre du Palais- Royal, et elles ont été imprimées par les éditeurs de 1682 : c'est ce qu'on appelle la Comlesse (ï Escarhagnas .
La scène est à Angoulème. Un vicomte et une dame de qualité, nommée Julie, qui s'aiment et voudraient s'époii scr, ne peuvent se voir librement à cause des dissentiments de leurs familles. Ils se rencontrent donc chez la ridicule comtesse d'Escarbagnas, et, en partie pour cacher son jeu, en partie pour amuser Julie, le vicomte feint d'être amonreux de la comtesse, qui est veuve. 11 organise même une fête, qu'il offre, en apparence à la comtesse, en réalité à Julie, et qui n'est autre que la pastorale et les ballets dont nous venons de parler. La représentation commence, à laquelle assistent, outre ces trois personnages, le jeune fils de la comtesse, avec son précepteur, M. Bobinet, et un prétendant à la main de la comtesse, M. Tibaudier, conseiller au présidial, galamment assis aux pieds de sa déesse. Tout à coup surgit un autre prétendant, M. Harpin, receveur des tailles, qui fait une scène de jalousie et se retire avec éclat. Une lettre apprend au vicomte que sa famille et celle de Julie se sont réconciliées. Ce sont deux prétendants qui abandonnent à la fois la comtesse. De dépit, elle promet sa
main à M. ïibaudier, et la séance (je veux dire: la
représentation) continue.
Le vicomte et surtout Julie rappellent quelque peu des personnages de la Critique de l École des Femmes'. Doranto et la railleuse Élise. Mais les autres personnages sont bien driginaux, et leurs silhouettes, dessinées en quelques trails, sont inoubliables.
La comtesse est une folle, qui a dû être de tout temps entêtée de sa qualité, mais qu'un petit voyage fait à Paris, a achevé dégonfler d'orgueil. Bien qu'elle n'ait habité 1;
la
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c|U(' des luM(>ls garnis de troisième ordre, et qu'elle ait >u la cour d'assez loin, elle est convaincue qu'elle rapporte è Angoulènie les belles manières et le beau langage. « Me prenez-vous pour une provinciale ? » dit-elle volontiers d'un air piqué. Aussi, quelles leçons continuelles elle adresse aux jeunes paysans qui lui servent de laquais et de servante! quelle peine pour leur apprendre qu'on sert un ^('^re d'eau avec une soucoupe, c'est-à-dire avec une assiette, et qui ne se met pas sur le verre d'eau; — qu'un laquais, à qui l'on dit d'aller « là dehors », doit aller dans l'antichamijre, et non dans la rue; — que maître Charles est un écuyer, et le portier un suisse ; — qu'on dit une garde-robe et non une armoire, un garde-meuble et non un grenier ! Elle a beau n'avoir que des chandelles de suif, elle crie pompeusement: « allumez deux bougies dans mes flambeaux d'argent ». Mais, au reste, sa distinction, si contestable soit-elle, est un mince vernis, qui à la moindre colère s'écaille et saule. Que la servante casse un verre, et elle lui crie bien vite en plein salon : « vous le payerez ». Elle lui dit:,« vous ne vous grouillez pas », comme Mme Jourdain, et « vous me saboalez la tète avec vos mains pesantes ». Elle l'appelle bu torde, oison bridé, bouvière, tète de bœuf. Pour que son lils, le jeune comte. lui fasse honneur, elle l'a confie aux soins éclairés d'un bon cuistre, M. Bobinet, homme paisible, qui donne en entrant /e bon vêpres à toute l'honorable compagnie et qui, pour faire valoir son élève, lui dit de réciter une règle latine versifiée de sa grammaire.
Peut-être M. Bobinet ressemble-t-il encore au docteur conventionnel de l'ancienne comédie. Mais il n'y a plus de convention dans la peinture des amants de la comtesse. M. Tibaudier est le magistrat ignorant, qui a mérité sa charge par ses écus et qui n'en a aussi qu'une idée mercenaire. « Bon droit a besoin d'aide » parait être sa devise, ft. parce que Julie a parlé en faveur de sa flamme, il lui
promet de ne pas oublier ce service, quand elle aura un procès par devers lui. Gomme le Belastre du Roman bourgeois, il se pique de bel esprit, mais il est moins caricatural que Belastre. Sentant toute la distance qui sépare la robe de l'épée, il est plein de respect pour la veuve d'un gentilhomme, qui avait une meute et qui signait du titre de comte dans tous ses contrats ; il régale la comtesse de petits cadeaux, que relèvent les billets en style galant dont il les accompagne. 11 lui envoie des poires, pas bien mûres pour cadrer mieux avec la dureté de son âme ; et ce sont des poires de bon chrétien, car n'est-il pas d'un bon chrétien de lui donner des poires bonnes à manger à la place des poires d'angoisse qu'elle fait avaler tous les jours à son esclave indigne? La prose même ne suffît pas à M. Tibaudier, et il écrit pour la comtesse deux petits compliments en vers... approximatifs, qu'il appelle deux petits versets et qu'elle appelle deux strophes. « Pour des vers faits dans la province, ces vers-là sont fort beaux », ditelle. Ah ! la belle littérature qu'ils cultiveront tous deux quand ils seront mariés ! Quand on parle devant la comtesse des épigrammes de Martial, elle s'étonne que Martial, le fabricant de gants, se môle aussi d'écrire des vers ; et M. Tibaudier la reprend doucement. « Ce n'est pas ce Martial-là, Madame; c'est un auteur qui vivoit il y a trente ou quarante ans. »
Mais comment la comtesse, qui a fait tourner tant de tètes illustres quand elle était à Paris, se résigne-t-elle à épouser un homme de robe comme M. Tibaudier? On le devine en entendant l'esclandre que lui fait M. Harpin. Oh I il n'est pas respectueux, celui-là ; il sait que l'or esf une puissance et qu'un financier peut marcher de pair avec n'importe qui; il sait aussi que tout s'achète, et qu'un acheteur a le droit de n'être pas trompé. De là sa rudesse et sa brutalité. Tout le monde regarde la comédie, M. Tibaudier est aux pieds de la comtesse. Entre M. Harpin :
i^>. i.\ (.(Alll.sM-, 1> l,>(.\hls\(. N \> )) 2'|~
Monsieur Habpin. — Parbleu! la chose est belle, ctjo me
|ouis «le voir ce que jo vois.
I.\ Comtesse. — Holà ! Monsieur le Receveur, que voubvvous donc (lire av<'c l'action (jue vous faites ? Vient-on interrompre comme cela une comédie ?
Monsieur Hakpin. — Morbleu ! Madame, je suis ravi de cette . 'nture, et ceci me fait voir ce qu«^ j<i dois croire de vous, et l'assurance cpi'il y a au don de votre cœur et aux serments qu»^ vous m'avez faits de sa fidélité.
La Comtesse. — Mais vraiment, on ne vient point ainsi se. j- ter au lrav<^rs d'une comédie, <'t troid)ler un acteur qui parb*.
Mo.NSiEUR H.VKPiN. — Eli tètebleu ! la véritabbî comédie qui
tait ici, c'est celle que vous jouez ; et si je vous trouble, c'est
({uoi jc'm«; soucie peu.
La Comtesse. — En vérité, vous ne savez ce que vous dites.
Monsieur Hakpin. — Si fait morbl<Mi ! je le sais bien ; je ]c
'< bien, morbleu I et...
La Comtesse. — Eh fi ! Monsieur, «pie cela «'st vilain de jurer 1' la sorte.
Monsieur Harpin. — Eh ventrebleu 1 s'il y a ici quebpKî chose de vilain, ce ne sont point mes jun-ments, ce sont vos actions, et il vaudroit bien mi<'ux qu«; vous jurassiez, vous, la tète, la mort et le sang, que de faire ce «pie vous faites avec Monsieur le Vicomte.
Le Vicomte. — Je ne sais pas, Monsieur le T\ecev<!ur, de quoi
us vous plaignez, et si...L
Mais le financier n'a pas envie de se batlre, et le financier file doux quand on lui montre une épée;il tourne d'un autre côté son arrogance:
La Comtesse. — Faut-il faire un si grand vacarme pour uik^ minédie que Monsieur le Vicomt«î me donne ? Vouï voyez «pu; Monsi«Mir Tibaufli<?r, qui m'aime, en us«' plus respectucuscm<'nt que vous.
Monsieur Hahpin. — Monsieur Tibandi«'r en use comme il lui plaît, je no, sais pas de «pielle façon Monsi«'ur Tibautli(T a rU' avec vous, mais Monsieur Tibautlier n'est i)as un «-xemple pour moi, et j(; no suis point d'humeur à pay«'r h's violons pour faire 'l;inser l«;s autn'S.
L\ Comtesse. — Mais vraiment, Monsi<'ur le Receveur, vous ne 8ong<;z pas à ce qm- vous dites : on ne trait»* point «le la sorte les femmes «iecpialité, <?t ceux qui vous «-ntendent croiroiint «pi'il
I quehpie choM' «l'étrange entre vous < i iii.i.