‹ MolièreChapitre 93 sur 104 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

En i663, dans son Panégyrique de VÉcole des femmes. Robinet s'excusait d'entretenir son lecteur de pièces aussi peu sérieuses que les Écoles sur ce qu'il rapportait une convei-sation authentique: « Autrement, il y auroit peu d'apparences qu'on eût voulu s'attacher expressément à l'examen de quelques farces. » — En i665, après Tartuffe et Don Juan, le sieur de Rochemont tonnait contre « la farce aux prises avec l'Evangile » et, voulant être juste pour l'auteur qu'il dénonçait, l'aisait de bonne grâce cette concession : « Il faut tomber d'accord que, s'il réussit uial à la comédie, il a quelque talent pour la farce; et quoi qu'il n'ait ni les rencontres de Gaullier-Garguille, ni les impromptus de Turlupin, ni la bravoure du Capitan, ni la naïveté de Jodelet, ni la panse de Gros-Guillaume, ni la science du Docteur, il ne laisse pas de plaire quelquefois et de divertir en son genre. » — En 166G, au temps même du Misanthrope, Cotin, dans la Satire des satires, reprochait à Roileau son admiration pour l'auteur de quelques boulTonnerics :

Je ne puis d'un farceur me faire un demi-dieu.

— El en 1670, après V Avare, Le Boulanger de Chalussay,

^ol) MOLIÈUE

dans son Elomire hypocondre, ne se contentait pas de montrer avec insistance dans Élomire acteur et auteur un bon élève de Scarainouche ; il gémissait sur le sort du théâtre français avili, dégradé, et mettait ce dialogue dans la Louche des acteurs Rosidor et Florimont :

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