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manières de penser là dans la noble famille de son mari, en se moquant de ses petits scrupules bourgeois.
Troisième situalion :
Le père, vieux courtisan, portant sa fille à écouter l'amour d'un prince (on voit bien que j'écris toutes les situations dont j'ai l'idée, sans choisir^.
En un mot le pauvre diable de mari étant attaqué par ses propres réserves, par ses secours naturels qui auraient été tels, s'il eût épousé une bourgeoise.
Il n'est pas besoin de dire que pour ces situations il eût fallu élever la condition de George Dandin. En faire par exemple un homme de finance, fermier général ayant hérité de 60.000 francs de rente de son père, ce qui permettrait de lui donner une âme sensible
Ajouter à cela tout l'extérieur grossier de Louis XVI, jurant avec son état dans le monde.
Molière ne nous montre pas la vanité désappointée de G. Dandin. En commençant par le repentir, il se prive de cette excellente faveur de comique : Combat de la vanité et du chagrin d'être cocu.
Oualricme situation :
G. Dandin se voyant cocufier à un grand dîner avec des nobles, et par vanité, pour ne pas se faire plaisanter par eux, plaisantant lui-même, sur ce qui lui perce le cœur '.
Cinquième situation :
Combat de la vanité et du chagrin d'être cocu. Dans
' Si je n'eusse travaillé la plume à la main, je n'eusse rien trouve de tout cela. L'attention que je donne à me souvenir m'empêche de considérer
(iKORGE DAXDIX 8;,
un moment où la vanité a le dessus, [X ?J a engagé sa femme à aller à une superbe partie de chasse à Saverne chez le Prince Louis (de Rohan, 1780). Là, il se voit faire cocu, et ce chagrin l'emporte sur la vanité.
Si c'est le prince lui-même qui lui fait cet honneur, il veut se plaindre, il s'avance fièrement vers lui, et, en approchant, le respect le saisit à la gorge (comme Sganarelle armé de pied en cap dans le Malade imaginaire^ Grandmesnil), il ne peut plus que balbutier.
Sur quoi j'observe qu'il me semble que G. Dandin doit être allemand.
C'est chez cette nation que j'ai trouvé les caractères (collection des manières habituelles de chercher le bonheur) les plus approchants de ce que je viens de dire, chez cette nation née pour respecter, et où la noblesse a une si grande influence sur le bourgeois, même dans les signes extérieurs de la vie civile.
Me rappeler Brunswick, M. Empérius, etc.
G. Dandin rougissant de ses parents :
Développement du premier désavantage, page 2.
Etre ruiné par la famille noble.
C'est un ridicule triste à faire voir (cependant G. Dandin très riche, n'a dans ce moment que 150 louis de disponibles, on le force à donner toute cette somme, c'est-à-dire non pas 149 louis, mais les 150. <■< Moi je resterai sans le sou, » dit-il à sa belle-mère impérieuse) .
Si George Dandin perd de grosses sommes, on le
les circonstances avec assez de force, et d'inventer par conséquent. Je ne vais jamais plus loin, en travaillant sans plume, que la première idée, que le premier chaînon.
voit malheureux par la pauvreté, malheur qui est trop voisin de tous les spectateurs, même du prince, pour être une source de plaisir. C'est peut-être la chose la plus attristante au théâtre.
Tout au plus une scène ; combat de l'avarice et de la vanité.
Ou le porter en le flattant à boucher d'assez bons trous. Il s'aperçoit bientôt qu'on s'est fiché de lui as viy.
Et a deux chagrins:
Le premier d'avoir perdu 30.000 francs rtf^ iny freina ;
Le deuxième qu'on s'est moqué de lui, sans qu'il lui reste la possibilité de se venger.
G. Dandin avare eût bien pris ses prccau lions.
Un avare ne fait pas un mariage comme celui-là avec une fille qui n'a que sa noblesse.
Il y a quelques nuances de ce G. Dandin agrandi dans M. Recard de Collé {V Amour lV autrefois et V Amour actuel. Tome 2).
En un mot, Molière pour des raisons à lui connues et que je ne puis discuter nous montre 1° Georges Dandin déjà repentant.
2" Il le montre les trous bouchés et se prive ainsi d'une foule de situations comiques'.
La Reconnaissance du comique.
Je ne dois pas entièrement me fier au sentiment présent, il fitut un peu que cela soit science chez moi. Il faut porter un exemplaire des Femmes savantes aux
^ Vie convenable, in Lule:ib. for a Mocenigo. Tl<e morning, travailler ; Ihe nriiiiig, aflcr dinncr , à observer.
GEORGE DAXDIX 85
Français et noter les endroits où l'on rit. me rappeler ensuite le résultat de ces observations. Il est reconnu que le comique glisse sur tout homme passionné. Il est trop occupé à la recherche du bonheur pour songer à se comparer au personnage ridicule que vous laites passer sous ses yeux. Je suis passionné, ou du moins fortement occupé en étudiant Molière. Donc je puis laisser passer sans rire des choses très comiques qui ont d'ailleurs cet autre inconvénient que je les sais par cœur. Jusqu'ici (page II) je n'ai pas ri, je me suis seulement rappelé qu'on rit à cette plaisanterie :
daelque petit savant qui veut venir au monde.
Il me semble que Collé, le fond de la Scène donné, aurait pu placer (dans cette Scène) cinq ou six plaisanteries du plus grand monde, qui auraient fliit rire davantage. Cette idée est peut-être téméraire. (Voir les notes sur les Femmes savantes, page 150.)
Comédies classiques, par la facilité avec laquelle, les commençants peuvent découvrir le nœud : VEcoh des fefnmes et la Mamirngore.
Bannir le mot excellent de mon commentaire sur Molière et en général le plus possible les louanges vagues ; il n'y a rien de si bête que de dire directement, ou avec finesse que Molière, Corneille, etc., sont de grands hommes. Mon commentaire est une collection de choses communes, mais vraies. Je les écris pour m'éviter la peine de les réinventer, ce que j'ai tait au moins deux ou trois fois.