‹ Molière musicien; notes sur les œuvres de cet illustre maître, et sur les drames de Corneille, Racine, Quinault, Régnard, Montluc, Mailly, Hauteroche, Saint-Évremond, Du Fresny, Palaprat, Dancourt, Lesage, Destouches, J.-J. Rousseau, Beaumarchais, etc.; où se mêlent des considérations sur l'harmonie de la langue françaiseChapitre 82 sur 90 · DUBOIS · texte numérisé non relu

DUBOIS

Il faut d'ici déloger sans trompette.

La sourdine est un petit instrume/it de bois que l'on enchâsse sur le chevalet du violoD, de la Tiole, du violoncelle, afin d'en intercepter les vibrations et par conséquent en diminuer le son. Les cors, les trompettes, les timbales ont des wurdines d'une espèce différente. De là vient le proverbe â la wuféàne, Comptoterà ta saurdiney Déloger sans trompette^ sans tmmbowr ni trompette^ c'est-à-dire avec le plus grand mystère ; ces deux locutions proverbiales signifient la même chose. Si db Sertpesdit en son Inventaire : sans trompette^ sans sourdine^ ce qui parait une contradiction, c'est qu'il y avait autrefois une sorte de trompette^ h sons voilés et sourds, qui portait le nom de sourdine.

Ils s'en vinrent à la sonrdine Sans tambour, flûte ni buccine.

ScARROif, le Ftrgile travesU, livre 11.

Adieu, sourdines et clairons, Puisqu*en paix nous en retournons*

Les AéÀeHKn de la nUêéraHe §uerre civile advenm en France^ 1 576 . Le Roux de Uncy, Chants historiques français, deuxième série, Paris, isi7.

— Dans les touri^is, les vaincus sortaient des lices ; et, sans trompettes, allaient se cacher dans le bois le plus proche. » LoOIS LE Ueitore, ttœurs et œutitmes des Français.

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