‹ Molière. PréfChapitre 18 sur 58 · PREFACE. XIX · texte numérisé non relu

PREFACE. XIX

diteurs. Quoi qu'il en soit, dans l'un et l'autre cas, c'est ici, ou peu s'en faut, sa parole que l'on entend, c'est lui-même ; c'est sa libre parole, avec les inégalités, les négligences, les hasards, les parenthèses, les redites rapides, les soudaines et courtes digressions, que l'improvisation orale comporte et qu'elle excuse; mais aussi, avec un caractère particulier de naturel, une facilité entraînante, une abondance, un abandon sans cesse traversés de traits expressifs, de mots qui se gravent, de vives saillies.... Ce mélange même, au lieu de nuire au succès du présent volume, lui donne peut-être une chance de plus d'accueil curieux et bienveillant.

Cette fois, en effet, au lieu de Yécrivain que l'on connaît, de l'irréprochable, de l'impeccable écrivain, dont on sait la langue constamment exemplaire et définitive, la verve serrée, l'essor hardi, mais toujours sûrement réglé, nous offrons un autre J.-J. Weiss, dont le souvenir se perd ou s'est effacé, celui qui se révélait avec tant d'imprévu et de charme dans la causerie

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