‹ Molière. PréfChapitre 20 sur 58 · LE CHŒUR · texte numérisé non relu

LE CHŒUR

Vivat, vivat, vivat, vivat, cent fois vivat Novus doctor qui tam bene parlât!

Mille, mille annis et manget et bibat, Et seignet et tuât * !

Et qu'il saig-ne et qu'il tue? Et quil tue! c'est le dernier mot de cette délirante bouffonnerie.

Le nom de l'homme qui a écrit ces lignes ne se sépare plus dans aucun esprit du nom de la Comédie. La Comédie et Molière, c'est absolument la même chose. Eh bien, la Comédie elle même, quelques libertés qu'elle eût de ce temps, — elle en avait d'immenses qu'elle a perdues depuis, — la Comédie n'a pas suffi à recevoir tout l'emportement de sa fièvre bouffonne. Molière ne s'est senti tout entier luimême, il ne s'est senti bien à Taise, bien au large, que dans les farces poussées aux dernières limites de l'extravagance et de la grossièreté sans loi. Son vaste répertoire, c'est le répertoire du rire; le rire s'y démène si bien,

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