IV PREFACE
rait en deux conférences; et on s'adressa au gouvernement pour obtenir l'autorisation nécessaire... Ombrageux et méfiant par nature, le Gouvernement impérial ne vit pas ces conférences d'un œil favorable. Il exigea d'abord le nom des conférenciers; puis il mit, comme condition, que le sujet choisi pour chaque conférence serait approuvé par le Ministre compétent; enfm, il répondit qu'il accordait à MM. Yung, Hément, La Pommeraye, Léon Say, Taine, Weiss, Assolant, Sarcey, Deschanel, l'autorisation de faire des conférences littéraires; mais qu'il la refusait à MM. Saint-Marc Girardin, Jules Simon, Laboulaye, Albert de Broglie, Augustin Cochin. Le nom de ces derniers, l'opposition constante qu'ils avaient faite au Gouvernement impérial, leur talent, leur habileté, et l'autorité dont ils jouissaient, avaient excité au dernier point l'inquiétude ombrageuse de Napoléon IIL
Malgré ces obstacles, l'institution nouvelle commença avec un réel succès : l'Athénée de Paris, rival de l'Institution royale de