‹ Molière. PréfChapitre 4 sur 58 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

Londres, eut de belles soirées. Le balcon, les loges étaient occupés par des dames en toilette de bal; l'orchestre, le parterre, par des professeurs, des membres de l'Institut, des journalistes, des étudiants, des curieux, des hommes instruits qui prenaient à l'Athénée plus de plaisir qu'au théâtre. C'est sur cette scène petite et pimpante, c'est devant ce public choisi que ces jeunes orateurs presque tous professeurs, ces écrivains connus déjà du public, à la veille de devenir célèbres, vinrent successivement parler au lieu d'écrire, les uns avec autorité et conviction, tous avec une franchise courtoise, et souvent avec une profondeur hardie et spirituelle. Le public suivait avec un vif plaisir et un réel intérêt ces jeunes savants dont la parole était si sûre, si élégante et parfois si indépendante.

C'est dans cette salle, à cette table et devant ce verre d'eau sucrée que J.-J. Weiss eut aussi ses jours de parole; c'est dans cette salle de l'Athénée qu'il fît ces conférences sur Molière,

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