DÉCAPODES
(Céphalopodes à dix pieds ou bras formés par quatre paires sessiles et une paire tentaculaire — Mandibules cornées. — Coquille interne logée dans le milieu de la région dorsale.)
D'Orbigny divise ainsi les Décapodes :
GENRE OMMASTOSTRÈPHES, HT Oigopsidés | Chiroteuthidés.
Normes ouverte). / Ommatostréphidés.
Décapodes. . Sépiolidés.
| Myopsidés Loliginidés.
\ (yeux à cornée entière). Sépiidés.
Spirulidés.
DÉCAPODES OIGOPSIDÉS
FAMILLE DES CHIROTEUTHIDÉS.
(Nageoires terminales. — Bras tentaculaires très longs. — Bras sessiles munis de cupules denticulées.)
Genre Histioteuthis (4 Orbigny).
Ces Mollusques ont le corps court et conique, la tête volumineuse, les nageoires terminales arrondies et échancrées. La coquille interne est représentée par une lame cornée et lancéolée, en forme de plume, à laquelle on donne le nom de gladius. Une seule espèce vit sur les côtes de Nice, c’est l'Histioteuthis Bonelliana (d'Orb.)
(fig. 6, pl. 1).
FAMILLE DES OMMATOSTRÉPHIDÉS.
(Corps allongé. — Bras munis de cupules à cercle corné et denticulé. — Gladius lancéolé terminé par un cône à son extrémité postérieure.
Genre Ommastostrèphes OU Ommastrèphes (d’Orb.).
Ces Céphalopodes vont par troupes et vivent dans la haute mer. À Terre-Neuve on en emploie de grandes quantités comme appâts pour la pêche de la Morue. Les marins anglais les ont surnommés Calmars - flèches,
parce qu'ils ont l'habitude de sauter hors de l'eau, souvent à une grande hauteur. Ils atteignent de 25 centimètres à 1, 20 de longueur. De grands individus de cette espèce ont été pris quelquefois sur nos côtes. Un Ommastrephes sagittatus (Lam.) qui fut jeté par une tempête le 4 janvier 1880 sur la côte de Cette avait 1*,90 de longueur et pesait 36 livres !
L'Ommastrephes sagittatus (fig. 1, pl. 2) vit dans la Méditerranée : il est rare sur nos côtes du Sud-Ouest, où il ne paraît qu'accidentellement en hiver. Il est dur et coriace ; sa couleur générale est un blanc nacré avec un reflet violet sur certaines parties. Une espèce très voisine, l'Ommastrephes todarus (delle Chiaje) (fig. 2, pl. 2) est rare sur toutes nos côtes.
DÉCAPODES MYOPSIDÉS
FAMILLE DES SÉPIOLIDÉS.
(Corps court. — Tête large. — Nageoires étroites et arrondies. — Gladius mince et n'atteignant que la moitié de la longueur du corps.)
Genre Sepiola (Rondelet), Sépiole.
Les Sépioles vivent Le plus souvent au fond de l’eau, où elles s’enfoncent dans le sable. On les mange sur les côtes de Provence et on les vend à Nice sous le nom de Sepieta. La Sepiola Atlantica (d'Orb.) (fig. 3, pl. 2) se trouve à l’embouchure de la Gironde et est très commune sur les côtes de la Charente-Inférieure. La Sepiola Rondeleti (Gesn.) (fig.4, pl. 2) se rencontre en abondance
GENRE LOLIGO. 49
sur les côtes de Provence et sur celles du Roussillon, où les pêcheurs la nomment Glaüchaü et s'en servent comme appat pour la pêche.
Genre Rossia (ra).
Ce genre offre de grands rapports avec le précédent. . Ces Mollusques ont le corps court et la tête séparée du corps à la face dorsale. Le gladius est petit et étroit. Une seule espèce se rencontre sur les côtes de Nice, c’est la Rossia macrosoma (Delle Ch.). Sa tête est grosse, presque aussi large que le corps, mais rétrécie derrière les yeux. Ses yeux sont gros et recouverts par une membrane transparente, ses bras tentaculaires sont longs et cylindriques et pourvus à leur extrémité d’une crête natatoire.
FAMILLE DES LOLIGINIDÉS.
(Corps atténué en arrière. — Nageoiïires terminales réunies. — Ventouses sur deux rangs, munies de cercles cornés dentés.)
Genre Loligo (Lam.), Calmar ou Encornet.
Les Calmars sont des animaux très vifs et très bons nageurs. [ls s’approchent des côtes de France vers les mois d'avril et de mai, et la ponte s'effectue de mai en juin. Les œufs forment un paquet composé d'un grand nombre de ramifications rayonnant autour d'un point central. On à calculé que ces paquets contenaient environ 40,000 œufs !
On trouve sur nos côtes le Loligo vulgaris (Lam.) ou Calmar commun (fig. 5, pl. 2), désigné en Provence
sous le nom d’£ncornet et que les pêcheurs d'Arcachon
appellent la Seiche rouge. I est très abondant dans la Méditerranée, où on le considère comme un metsdélicat. Son gladius (fig. 15) est corné et aussi long que le corps. Dans les individus vieux on en trouve plusieurs serrés les uns derrière les autres (Owen).
Le :Loligo subulata (Lam.) Sepia media (Lin.), est une petite espèce très commune dans la Méditerranée et que l’on retrouve sur les côtes de la Vendée, de la Charente-[nférieure et jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa.
Le Loligo Forbesi (Steenstrup) est plus grêle que lé ZL. vulgaris ; ses Yeux sont plus petits et plus écartés. Il vit sur toutes nos côtes du Sud-Ouest, mais manque dans la Méditerranée.
Le Loligo pulchra (Blainv.) parait en septembre dans le bassin d'Arcachon ; on le retrouve jusqu'à l'embouchure de
la Loire.
On trouve aussi, mais rarement, sur Pie les côtes du Sud-Ouest les Loligo affinis, dius de Loligo WéCrocephala, Moulinsi, etMacropthalmu. vulgaris. Les Calmars sont très estimés par: les. Basques, qui les mangent sous Le nom de Chipirones.