‹ Mollusques éocéniques de la Loire-inférieure (volume 2)Chapitre 3 sur 51 · LD! M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES · texte numérisé non relu

LD! M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES

ments fondés sur la connaissance que nous avons de celle du bassin de Paris, depuis vingt-cinq ans que nous l'étudions. D'autre part, la Société des sciences naturelles de l'Ouest a bien voulu donner l'hospitalité à ce catalogue, et le Muséum de la Ville de Nantes nous a ouvert ses vitrines pour compléter, avec la collection Cailliaud et celle de Dufour, les matériaux fournis par les fouilles dont il vient d’être question: il en résulte que notre travail comprendra, non seulement la faune du Bois-Gouët,

dans le bassin de Saffré, mais encore celle du bassin de Campbon

(Coïslin et la Close), et enfin les fossiles dolomitisés d’Arthon,

sur la rive gauche de la Loire, où notre confrère, M. Dumas à

fait, à plusieurs reprises, d’intéressantes récoltes.

Un premier examen de ces coquilles nous à confirmé dans l'opinion que bon nombre d’entre elles ont, à tort, été assimilées avec des espèces parisiennes : leur faciès est peut-être le même, mais elles présentent des différences spécifiques qui, par leur constance, en justifient la séparation sans que l’on soit cependant fondé à les considérer toutes comme distinctes, ainsi que le pensait et que l’a écrit Dufour, qui les attribuait primitivement à l'Éocène inférieur, tandis qu’elles sont en majorité de la partie tout à fait supérieure de l'Éocène moyen.

Le travail que nous entreprenons n’est pas de ceux que l’on termine en quelques mois ; d’ailleurs l'étendue qu'il présentera ne se concilierait pas avec la publication du texte et des planches dans un seul numéro d’un Bulletin ayant le format in-8°. Cette monographie sera donc nécessairement divisée en fascicules successifs, dont le premier, portant la date de 1895, comprend seulement les Céphalopodes, les Pulmonésetles Opisthobranches.

Nous avons, autant que possible repris les noms proposés par M. Vasseur, bien que son travail paléontologique n’ait pas été publié, et que les règles de la nomenclature nous eussent autorisé à exclure des dénominations seulement appuyées par des figures qui n’ont pas été livrées à la publicité et que n’accompagne aucune diagnose. Il est bien entendu toutefois que les noms simplement indiqués dans les listes de fossiles que comprend

. son étude stratigraphique, ont dû être laissés de côté, pour éviter

toute erreur, surtout quand il y a plus d’une espèce dans le

même genre. Toutes les espèces énumérées dans notre monographie sont, sans exception, figurées sur les planches (!) jointes à notre texte, que ces espèces soient nouvelles ou déjà connues ;

quant à celles qui nous ont paru identiques aux espèces déjà

décrites dans le bassin de Paris, outre la figure, quelques lignes d'observations dans le texte résument les résultats de notre comparaison avec les types parisiens et font ressortir les différences même légères que peuvent présenter ces coquilles. Enfin nous avons pris le soin d'indiquer minutieusement la provenance (gisement et collection) du type ou du plésiotype

figuré ; afin d'éviter une répétition des indications synonymi- :

ques déjà connues, nous nous sommes borné, pour les espèces communes avec le bassin de Paris, à renvoyer le lecteur à la page correspondante de notre Catalogue de lÉocène (Catal. * Éoc. ete).

Septembre 1895.

(4) Les planches portent une double numérotation, par exemple VI (II); le premier chiffre VI se rapporte à la planche du tome du Bulletin de la Société, le second chiffre (II) est numéroté dans l’ordre qu'occuperont les planches des fascicules successifs de cette monographie. :

DE LA

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