‹ Mollusques méditeranéens [!]; observés, décrits, figurés, et chromolithographiés d'après le vivantChapitre 5 sur 35 · HP HP EYES EE · texte numérisé non relu

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Sepialés, Lamark. Mollusca branchiata, Poli. Dibranchiata, Owen. Anthobrachiophora, M. S. Ed. Gray. Cryptodibranches, Blainville, Férussäc. Céphalopodes acétabulifères , Férussac et D’Orbigny.

Animal libre, formé de deux parties distinctes, dont la postérieure se compose d’un sac ou corps très variable, rond, allongé, cylindrique ou fusiforme, quelquefois privé, quelque fois pourvu de nageoires et d’un appareil constricteur interne. (Appareil de résistance D'Orbigny). (Muscoli Costrittori laterali, de Delle Chiaje). L'animal s’en sert pour fixer la paroi du corps à celle de la base de l’entonnoir, de manière que l’ouverture du corps reste hermétiquement fermée , et celle de l’entonnoir complètement ouverte: par ce moyen toute l’eau, qui a été aspirée, est rejetée par l’entonnoir; et le degré de force qui la chasse, imprime plus ou moins de vélocité au mouvement rétrograde du Céphalopode. L’autre partie antérieure, céphalique, est garnie latéralement d’yeux plus ou moins saillants, renfermés dans une capsule oculaire, qui est en communication avec l’élément ambiant par une ouverture plus ou moins grande. Ils présentent à l'extérieur trois structures différentes. La première offre la paroi extérieure de la capsule oculaire représentée par deux replis membraneux, dont le supérieur s’avance sur l inférieur et a le trou de communication avec lPambiant assez long ; c’est le propre des Poulpes. La seconde offre cette même paroi couverte d’une membrane transparente et bombée, qui est la continuation des téguments et représente la cornée des vertébrés ; elle est percée d’un petit trou latéral qui donne à l’eau une entrée libre ; c’est le propre des Sèches, Sépioles et de quelques Calmars. La troisième offre la paroi antérieure de la capsule oculaire percée d’une grande ouverture, et par conséquent le cristalin tout-à fait à découvert est en contact avec l’ambiant; c’est le propre des Onychoteuthes, de quelques Calmars (Ommastrèphes D'Orbigny) Hystiotheuthes et Calmarets. Leurs yeux n'ont jamais de paupières, et ce qu’on a pris pour cet organe n’est que l’appendice operculaire de l'iris, qui est arrondi pendant la vie et devient bilobé après la mort. Cette partie céphalique est pourvue par dessous d’un tube locomoteur (entonnoir) et, en avant, de huit ou dix bras, armés de cupules ou de griffes, et au centre, de leur base, d’un appareil büccal composé de deux mandibules cornées , de deux lèvres, et souvent d’une espèce de membrane buccale, garnie par fois de cupules. Sexes séparés ; test, quand il existe, Corné ou crétacé.

9 CEPHALOPODES GÉNÉRALITÉS.

L’utilité des Céphalopodes pour la nourriture des populations maritimes, leur abondance , leurs formes bizarres et les nuances variées de leur peau, ont attiré l'attention sur ces animaux, dès la plus haute antiquité. Les écrivains des temps reculés en ont fait mention plutôt en poètes qu’en naturalistes et ont empranté à leurs habitudes réelles ou supposées quelques comparaisons ingénieuses. De ce nombre sont Thécphraste, Eupolis, Alcée, Phérécrate, Diphile, Hésiode, Plutarque, Oppien, Homère, Athénée etc., dont les exagérations poétiques ont donné naissance à la fable de l’Argonaute, réputé sacré par les anciens grecs.

Aristote a décrit les formes, l’organisation, les moeurs des Céphalopodes avec tant de précision que Cuvier déclare « que ce philosophe avait connu leur histoire et leur anatomie » à un dégré étonnant... Les modernes n'ont presque rien ajouté à ce qu’il a dit de la » première et l’ont peu trouvé en défaut sur la seconde ». En effet, sur huit espèces de la méditérranée qu’il a décrites , six sont bien constatées par les modernes. Pline, Athénée , Ælien etc. , ont répété ce q'il en avait dit, en y ajoutant seulement quelques observations nouvelles. Depuis lors jusqu’au: seizième siècle, sauf Rondelet qui fit connaitre une espèce nouvelle (la Sépiole), Salvianus et Gesner qui ajoutèrent très peu aux découvertes déjà faites, la science resta stationnaire jusqu’à nos jours. Linné lui-même n’arriva pas, pour cette classe, au niveau du philosophe Grec, et confondit sous le nom de Sepia Octopodia tous les Octopodes, erreur partagée par D’Argenville, Ficher, Seba, Kelreuter, Martius, Favane et Cubières, qui confondirent en une seule espéce les poulpes et les argonautes. Forskald, Muller, Fabricius, Gronovius ne citent qu’une seule espèce, décrite sous le nom de Polypus par Schneider.

C’est au génie de Cuvier et de Lamark qu'était réservé l'honneur de donner Péveil aux savants. Frappés de l’organisation de ces animaux, ils s’ent sont occupés avec un tel succès que la Faune de la Méditerranée qui, sous Lamark, ne comptait que sept espèces, est aujourd'hui riche de quarante bien déterminées, grâce aux observations de Raffinesque, Carus, Polli, Delle Chiaie, Wagner, Payredeau, Blainville, Risso, Sangiovanni , Férussac : Rang, Philippi, Vanbeneden, Cantraine, Ruppell, Krohn, ainsi qu'aux miennes. Bon nombre d’autres espèces sont encore douteuses ou légèrement décrites, plusieurs à peine indiquées par les naturalistes ; ce qui ne paraitra point surprenant, si l’on observe que la plus grande partie d’entr’eux n’ont fait que de courts séjours sur le bord de la mer, et l’on aurait une plus haute idée des richesses qui y sont ensevelies, s’ils en avaient exploité une plus grande étendue.

Les travaux qui ont le plus enrichi la Faune de la Méditerranée sont ;

Précis de Sémiologie de Raffinesque:; l’auteur indique beaucoup d’espèces nouvelles ; mais le manque de bonnes descriptions et de planches ont presque fait perdre à la science toutes ces découvertes.

Jcones sepiarum in liltore Mediterraneo collectarum, du Prof. Carus, inséré dans le tome XII, 1% partie; page 318, pl. XXIX et XXXII Nov. act. aca. Leop. nat. cur. — Cette publication est accompagnée de bonnes planches coloriées ; le genre Onychoteuthis n'y est qu’indiqué.

Mollusea utriusque Siciliae, de Poli. L'argonaute y est décrit et figuré.

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