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Cypræa lurida, Linvé

Cypræa lurida, Linné, 1766. Systema naturæ, édit. XII, p. 1175. Luponia lurida, de Rochebrune, 1881. /n Nouv. Arch. Muséum, 2 série, IV, p. 284. Luria lurida, Jousseaume, 1884. £t. fam. Cypræidæ, p. 12.

(4) Dr F. JoussEaume, 1884. Étude sur la famille des Cypræidæ, in Bull. Soc. z0ol. France, L, IX.

Onsenvarioxs, — Les échantillons rapportés par le « Talisman » sont tous bien conformes, comme galbe et comme coloration, aux échantillons que nous trouvons dans la Méditerranée, particulièrement sur les côtes de Provence. Leur taille est très variable; les plus gros mesurent 48 millimètres de hauteur, pour 29 de diamètre maximum, tandis que les plus petits, presque adultes, n'atteignent que 28 millimètres de hauteur pour 18 de diamètre. Ils possèdent tous cette coloration gris brun plus ou moins foncé sur le dos, avec quatre taches noires sur les canaux supérieur et inférieur. Dans son intéressante étude sur les Cypreider des côtes de Provence, M. Mollerat (1) a montré combien cette espèce variait sous le rapport de la taille. Il a également institué des var. cylindrica et ventricosa que nous retrouvons dans nos échantillons des dragages, avec cette différence qu'ict elles s'appliquent à des échantillons de grande taille. Comme nos coquilles sont un peu roulées, il ne nous est pas possible d'observer les variations de coloration.

EXTENSION GÉOGRAPHIQUE ET BATHYMÉTRIQUE. — Cette espèce n’est point rare sur les côtes de Provence, mais on la rencontre très irrégulièrement. Comme nous l’apprend M. Mollerat, plusieurs années peuvent se succéder sans que l’on observe une seule coquille sur la plage; viennent certains gros temps et l’on peut récolter de beaux échantillons. L'aréa de dispersion de ce Cypræu s'étend à toute la Méditerranée et à une partie de lAtlantique. On le connaît aux îles Baléares et sur les côtes d'Espagne, de Corse, de Sardaigne, sur le littoral de la Provence et de l'Italie, à Gènes, Civita-Vecchia, Naples, en Sicile, à Tarente et Venise dans l’Adriatique ; il passe dans la mer Égée et s'étend jusque sur les côtes

de Syrie, d'Egypte, de Tunisie etd’Algérie. Dans l'Atlantique on l’a signalé sur les côtes d'Espagne et du Portugal, aux îles Acores, aux Canaries, au Cap-Vert, au Sénégal, en Guinée, aux iles de l’Ascension et de Sainte- Hélène. M. Mollerat estime que cette espèce vit dans nos régions par des profondeurs de 100 à 300 mètres; dans les stations plus méridionales, on peut la rencontrer dans des milieux moins profonds, mais

elle ne descend jamais dans les grands fonds des abysses; au Sénégal

1) Evo. Mozcerar, 1890. Ovulidæ et Cypræidæ des côtes maritimes du département du Var, in Bull., Soc. malac. France , VII, p. 103.

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la « Melita » l’a rencontrée au niveau du balancement des marées.

EXTENSION GÉOLOGIQUE. — M. le prof. Gaudry a observé cette espèce à l’état fossile à l’île de Chypre. Dans les formations des terrains tertiaires supérieurs du Midi de la France, du Modenais et de la Sicile, on trouve des formes ancestrales du Cypræu lurida plus ou moins affines, mais certainement différentes. M. le D° Jousseaume l'indique dans l’isthme de Corinthe, et M. de Rochebrune dans le conglomérat des îles du Cap-Vert.

Stations :

1. Talisman, 1883. Dragage 107. — Profondeur 70 m. Saint-Vincent (Cap-Vert). 2, — 1883. La Praja, au Cap-Vert.

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