‹ Mon affaire avec Monseigneur l'Archevêque de Québec, au sujet de mes comptes avec les établissemens [sic] de son diocèse [microforme]Chapitre 4 sur 20 · HER · texte numérisé non relu

HER

Mon affaire avec Monseigneur d'drchevéque de Québec, au sujet de mes Contes avec les établissomens do son Diocése.

L'ardre aut. en elle même, fort iimple : la voici. dans toute sa

simplicité.

Monseigneur l'Archevêque de Québec prétend et soutient qu'il 4 a des erreurs dans mes comptes avec les établissemens de son diocèse. PACA

Je demande qu'il m'indique ces erreurs.

Il ne veut pas me les indiquer. | ee

A- t- il raison de ne vouloir pas me les indiquer ?

Ai-je tort de vouloir qu'il me les indiqum.

Monseigneur l'Archevêque veut que je termine mes on Ag vs ces erreurs, quelque nombreuses, quelque énormes qu'elles soient, quelque dommage qu'en souffrent les éteblissemens de son diocèse, ne 8 5

Et moi, je ne veux terminer mes Comptes que quand Monseigneur l'Archevêque reconnoîtra qu'il ne s’y trouve point d'erreurs.

A-t-il raison? ... Ai-je tort ? a

Pourquoi donc Monseigneur l'Archevêque refuse-t-il de m'indiquer les erreurs qu'il a trouvées dans mes comptes ?

Pourquoi donc veut-il que je termine mes Comptes avec ces erreurs? : | |

C'est un secret qu'il ne veut pas dire, et que je ne dois pas révéler ; mais que révélera l'histoire de ce qui gast passé entre Sa Grandeur et moi. f 1 5

. Histoire de mon affaire ‘avec Monseigneur J. Archevéque 5 A4 Qué 5

Dans la dernière guerre eütre l'Angleterre et la France, le gou vérnement Français confisqua, comme propriétés anglaises, les rentes qu'avaient en France les. établissemens catholiquks du Canada, colonie anglaise ; mais, à la paix de 1614, il sengagea 4

les restituer. . a

Te 1815 je vins du Canada en France, muni de pe uvoirs pour ré.

clamer les rentes des établissemens de Montréal, et je les récla- . mai dès que je fus arrivé à Paris ; je réclamai en même tems les rentes de ceux des établissecsens de Québec: dont je trouvai . les titres; et en 1823, ayant trové les titres des Ursulines et de l'Evêché , je réclamai aussi leurs rentmme. J'ai travaillé pendant plus de dix ans au recouvrement. de ces différentes rentes ; et je les ai recouvrées, mais avec des peines incroyablés, et sans honoraires, sans aucun émolument , sans aucune rétribution quelconque : mais j'en * eie bien dédom-

magé par le bonheur que j'ai eu de procurèr aux établissemens du Diocèse dé Québec près de deux millions de francs.

3 Mals. . . O ingratitude ! Tandis que je rendais à ‘l'église du Canada cet important service , ou p us-tÔt , pendant que le lui rendalent par moi, les pus du Séminaire de Saint Sulpice de Montréal, dont je suis membre, Monseigneur l'Archevêque de Lama travaillait sourdement à leur enlever leur Séminaire, com-

il avait enlevé. aux prêtres du Séminaire des Missions Etrangères

* de Paris, leur Séminaire de Québec,

U mettait tout en œuvre pour empêcher les Sulpiciens de Montréal de faire venir. de France d'autres Sulpiciens, afin qu'à mesure

u'ils mourraient , il leur substituât des prêtres du pays, comme il avalt falt su Séminaire de Québec: ;

II aut, écrivit-il, un jour, au r du Séminaire de Montréal ; / faut, que votre Séminaire devionne tout Canadien. Après que cette naïveté loi fut échapée , il n'y eut plus à douter

de son dessein ; le besoin de ‘1 4 fut vivement senti; et} cc besoin devint urgent quand l'Archevêque voulut s'emparer de la cure de Montréal, qui avait été donnée au Séminaire par un |. || des premiers Evêques de Québec (1), et que tous ses successeurs lui avaient confirmée. .

Je fus alors envoyé à Rome pour rare la protection du St. Siége. Cette démarche réussit: le Séminaire he maintenu dans la possession de sa cure ; et le Pape fit écrire à l'Archevêque qu'il s'intéressait beaucoup aux Sulpiciens de Montréal, et qu'il

les lui recommandait d'une manière toute particulière.

A cette n recommandation Arche veque cessa de les vexer, mais il ne renonça pas au projet de les empêcher de faire venir de France d'autres Sulpiciens, qui pussent leur succéder. Pour que ce projet peut être. exécuté , si non de son vivant, au moins après sa mort, il demanda pour coadjuteur Mr. l'Abbé Turgeon, un des prêtres les plus opposés aux Sulpiciens du

… Seminaire de Montréal. Comme. je connaissais ce prêtre et 8

dispositions bostiles, je demandai et j'obtins que a nomination füt suspendue. 15 N . De 8 1 5

Je m'attirai par là son animosité et celle de l' Arche ve que; ils éclatèrent en murmures contre moi, ils se livrerent à toutes sortes de conjectures, en firent part à leu amis ; leurs amis

en parlerent entre eux, les journalistes s'emparèrent de ces con

-jectures ; les travestirent en faits; et, pendant plusieurs semaives, ils entretinrent le Public de mes intrigues ; disaient ils, auprès .

| de l'ambassadeur de France, et auprès de la cour de Rome. | Pour trionpher de mes prétendues intrigues, Monseigneur l'Arche- ‘ | sâque envoys à Rome Mons. Maguire , prêtre de Québec, à

45) Mons de le vir de d. Palier.

5 t PUS ul, pour lui attirer plus de considération , il donna des lettres e grand Vicaire, mn Ce prêtre étaie un ennemi juré des Sulpiciens de Montréal. On les jetera tous dans le fleuve , me dit il, si Monsieur Turgeon n'est pas nommé Coadjuteur.

À cette menace , je fremis d'horreur , et je courus me jeter aux pieds du Sainte Pere, lui disant que je me désistais de mon LA pres „et que je le suppliais de n'y avoir aucun égard … ais, me dit Sa Saintété, ce Turgeon est il digne de l'épiscot. . je lui repondis que je ne connaissais rien en lui qui ‘en rendit indigne , que meme je ne connaissais aucun prêtre Canadien [a capable que lui, et que je ne m'étais opposé à sa nomination que parcqu'il voulait empêcher les Sulpiciens de Montréal de faire venir de France d'autres Sulpiciens qui peussent leur succéder. Eh bien ! répliqua le Pape, il sera coadjuteur, mais il ne vous empéchera pas de faire venir des Sulpiciens de France: j'y mettrai ordre … Et en effet SA SAINTETE y à mis ordre. Elle a érigé Montréal en Evêché, et, par là, Elle a soustrait le Séminaire de Montréal à la jurisdiction de l'Archevêque de | Québec. 14 ro Ici finissent pour le #minaire de Montréal, et commencent pour |, moi les vexations de) Monseigneur l'Archevêque de Quebec. | Le prêtre qu'il avait énvoyé' à Rome pour solliciter la nomination de Mr. Turgeon À l coadiutorerie de Québec , avait été chargé, „ par les établissemens de Québec, de terminer leurs Comptes 7 avec moi, Au lieu de les terminer , il prétendit les régler, et les régler selon ses idkes: il me fit changer et rechanger plusieurs fois mes Comptes, me chicana pendant plus de trois mois, et finit. par me menacer de me poursuivre en justice, si je ne me pliais pas à ses volontés. Pa Ne pouvant pas le faire, je lui dis que c'était dans l'espérance de | terminer mes Comptes, que j'y avais fait les changemens qu'il m'avait prescrits, maisque, me voyant mehacé d'être poursuivi . en justice, j'allais récablir mes Comptes sur leurs pièces justificatives , et en envoyer le précis à Québec. 7 Si vous le faites, me dit il, je renversérai tous vos pur pa „ dès ue j'y serai arrivé . . . je lui paoposai alors un arbitrage, il accept ; et, dès la première séance que nous tinmes, il m'ac- /cabla d'injures. Comme je ne lui repondis que par mes larmes, „les arbitres en furent extrèmement touchés, et me témoignèrent.

beaucoup d'intérét. 3 * ne Nous nous réunimes le lendemain pour une seconde Séance, mais elle neut pas lieu; il dit que, pour des raisons à lui connues

il ne voulait plus d'arbitrage ; je priai les arbitres de m'en don. „ ner une attestation ; ils m'en donnèrent une, et je l'envoyai a 5

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A EE COST eee à sai ul 145

: Gide „ avec le précis de ma reddition de Comptes. ( voyez : ‘1e Précis de ma reddition de Comptes N. 7777)

Lorsque Monseigneur. l'Archevêque de Québec eut reçu ce précis, il Le fit examiner 2 un Comité composé de son coadjuteur et

de ‘trois prêtres des plus distingués du Clergé.

de Comité, après avoir examiné vet confronté le précis avec des

notes en 33 pages in folie par les quelles Mr. Maguire renyersait tous mes Comptes, déclara que le précis. contenait de nombreuses erreurs. qui affectaient d’une manière trés-grave les inté- -réts. de zous les établissèmens dont j'avais fait les affaires; que

je ‘supposais avoir dé osé chez mon Banquier Fr. 30,660 de plus

‘que je n'y avais jamais pes à et que je paraissais avoir donné, zur la Calsse des réclamations , pour plus de 26,000 Fr. de mandats à des personnes aux quelles je ne devais rien. 0 Non seulement il: le déclara mais il en donna une attestation o. lemnelle, qu'il envoya à Londres et ‘à Rome. ( Voyez l'Attesta- -

tion N. 2.)

Elle y fut envoyée dans un. esprit évidemment hostile car ni Lon- -. . ‘drés ni Rome n'avaient rien à voir dans mes Comptes avec les eEtablissemens du. Canada. Si le Comité avait trouvé des erreurs 8

dans mes Comptes, il devait me le dire, es ne le dire qu’à moi, qui étais le seul qui pusse les corriger : il devait faire comme font les gens de bonne foi, lorsqu'ils trouvenc des erreurs dans

es comptes qu'onleur envoie :.il devait me les indiquer pour

que je. les corrigeasse . ... s'il voulait que Londres et Rome connussent les erreurs qu'il avait trouvées dans mes Comptes, il deait les leur indiquer, et les indiquer distinctewent, et clairement ; : et ne pas se contenter de dire vaguement que les faits sont pa - \ tens, que le pré

rait que le Comité employé ces grands mots pour jeter de la budre zur yeux aux religieuses du, Canada, à qui il vouloit ire voir dans mes Comptes des erreurs qu'elles n'y voyaient pas.

re Qusique ces grands mots ne fissent sur moi aucune impression, je

‘"eyisai néamoins le précis de ma reddition de Comptes; je n'y trouvai point d'erreurs, et mon computiste, qui’ le revisa après. | moi, n’y en trouva poaint non plus. Li an Le D RC

5 je l'écrivis à Monseigneur l'Archevêque. de Québec, à bon coadju- |

“teur et à son Comitié, les priant de me dire quelles étaient et

ond étaient, dans le précis de ma reddition de Comptes; les erreurs qu'ils y avaient trouvées. S'ils ayaient agi avec la même

*. simplicité que moi, ils me les auraient. indiqueés, mais ils n'en a freut rien, ils ne daiguerent même pas me répondre,

Je leur écivis une seconde fois, et, ne recevant point de réponse je. pris le parti de me justifier ; je le fis en plusieurs lettres, que je

: | is est là pour les attester, et que les preuvesen . | __’sont mathématiqués. 1 8 VVV

affaires. COTE Les établissemans de Montréal me répondirent qu'ils ne trouvaient aucun! erreur dans mes Comptes, que mes Comptes etaieñt d’ac- Cord avec les leurs, et que je m'étais parfaitement justifié des

erreurs qui m'étaient imputées Monseigneur l'Archevéque de Québec ayant eu connaissance de la . réponse. que m'avaiene faite les établissemens de Montréal, fit .

12 leur envoyai, ainsi qu'à tous les établissemens dont j'avais fait les

tout son possible pour les engager à s'unir à lui contre moi. Il |.

pria Monseigneur l'Evêque de Montréal, et son Coadjuteur de tâcher de le leur persuader, mais lei bonnes religieuseg répondi-

rent qu'elles: ne le faraient jamais, que jamais elles 9 0 tourne-

raient contre leur bienfaiteur, et 055 Je dirent, en fondant en

„ lar mes. : Te a folie Les réligieuses de Québec m'ecrivirent que leurs Comptes étaient … farfaïîtement d'accord avec les miens, mais que, de pauvres filles n’entendant rien aux affaires, elles étaient obligtes de s’en „ Fapporter au Comité qui avait examiné mes Comptes.

Elles ont promis l'obéissance à leurs Supérieurs, elles sont obli -

„ gées d'obéir, ih'écrivit, à ce sujet, un des directeurs du Sémi- „„ naire de Québec., VV „ Ce même Directeur .m'écrivit que ni l’Archevêque, ni le Coadjuteur, ni le Comité ne voulaient me repondre. Cela m'engagea a leur faire de nouvelles instances, je les priai, je les conjurai plu- sieurs fois d’avoir la bonté ou de m'indiquer les erreurs qu'ils voyaient dans le précis de reddition de comptes, ou de me dire qu'ils n'y en.voyaient plus depuis les éclareissemens que je leur a vais donnés dans la justification. que je leur avais. envoyée , je .. n'obtins ni l'un ni l'autre. „%% ᷣ U) Voyant l'inutilité de mes instances par lettres, j employai l'entfemize de l'Avocat qu'avait À Québec le Seminaire de Montréal, mais cela ne servie qu'à donner à Monseigneur l'Archevêque de Que- |. - bec l'occasion de me décrier auprès. de lui. Il lui écrivit... . |

“qu'il se trouvait dans ma Caisse un defcit que je ne pourrais!

n jamais remplir ... . qu'il était un de ceux qui connaissent „ mÜn manque total de responsabilité . . . que je suis un pro- , cureur en faillite . . que je suis comptable envers mes Com- „ Mettans pour des Sommes considérables, que je ne rembourse. 3 v ral jamafs. . . que je suis dans l'impossibilité de leur rende

„ Compte des sommes que mon manque d'expérience en affai- 85

„ Tes, et même mon imprudence leur fait perdre .. et qu'ils » Sont disposés à faire des sacrifices pour me tirer de l'embar- „ ras où me met l'impossibilité où je suis de leur rendre Compte.,, Lorsque l'avocat m'eut envoyé. copie de ses lettres, je ſis l'inventaire de ma caisse, pour voir au juste en quel état elle était. .. Bien Se loin d'y trouver un deficit j'y trouvai un e plus de cent

mille francs, qui étaient le fruit de mon industrie 4 faire valoir les fonds, quand je n'avais pas pu les faire passer en Canada. Jen envoyaïi le relevé à l'avocat, l'avocat, le remit à l'Archevêque, et l'Archevêque n'y trouva rien qui ne fut fort exact. A la vue ade cet état de ma Caisse, il aurait dû me témoigner du regret de ce qu'il avait écrit contre moi . . . Il fit tout le contraire : il ‘| m'outragea dans mon honneur: je reçu une lettre qui me disait, : au nom de tous mes Commettans, de mettre la main sur la conl science pour affirmer ti ce que je leur avois donné étoit bien / tout ce que j'avois reçu pour eux; et tout ce que je leur de-

vais e Justid. "| Fr le fus extrèmement sensibile à cette outrageante interpellation , je relus toutes les lettres que j'avais écrites pair ma justification, : afin de voir si je n'y troverais point quelque expression équi- Dre ; voque ou louche qui put y avoir donné lieu. Mals je. n'y trou- ©... . vai rien qui ne 1 que simplicité et droĩtuerſree. Cela me rassura, maïs je voulais convaincre l'Archevêque et ceux à qui il avait inspiré ses soupçons sur ma probité, entre autres, le Supérieur et les directeurs du Séminaire de Québec , qui me traitaient d Agent frauduleux, et dont un m'avais écrit e me hâter d'en finir, si je ne voulois pas voir. ma réputation à. : - vau l'eau tant en Canada qu d Nome.

Pour les convaincre qu il ny avait point de fraudes dans mes Comptes, je leut envoyai le résumé des lettres que j'avais écrites pour ma justification, et je le leur envoyai imprimé, et adressé 4 Monseig. l'Archevêque de Québec; mais Sa Grandeur n'y eut Ar aucun égard: Elle sa à soutenir qu'il y a de nombreuses : ne erreurs dans mes Comptes, à ne vouloir pas me les indiquer, | et à exiger que je termine mes Comptes avec ces erreurs. (Vojez le resumé de ma justification N. 3)

Ne pouvant pas me résoudre 4 terminer mes Comptes avec la : supposition qu'ils contiennent des @reurs , et des erreurs nombreuses, des errreurs énormes , qui affectent les intérêts de tous les établissemens dont j'ai falt Les affaires, et qui les affectent d'une manière tres-grave, et si grave que deux de ces erreurs se montent, seules, à plus de 56,000 Fr., ne, pouvant pas me

frauduleuses, des erreurs qui me déshonoreraient, qui déshono- : reraient ma famille, qui déshonoreraient le Séminaire de Montréal dont je suis membre, Jui déshonoreraient la Compagnie de St. Sulpice, à la quelle j'ai l'honneur d'appartenir , ne pouvant . pas m résoudre , je fis un dernier effort; j'eus recours à Monseigneur le Cardinal Préfer de la 8. C. de la Propagande, je up · pla son Eminence de vouloir bien écrir À Monseig. l’Archevêque : - 4e Québec pour lui recommander de m'indiquer les erreurs que son Comité à déclaré avoir trouvées dans le précis de ma réd-

résoudre à passer pour avoir fait dans me.Comptes des erreurs ee ne

„ SE” a Etc

Or cette demande que son Eminence trouvait tres - juste „ Monseig. T Archeveque de Québec osa lui répondre qu'elle est injuste. (il |

(I est bien étonnant 5 que quand un Cardinal dit d'une chose

| Contestation; et, comme il savait que le bon it N pet homme à faire sciemment un faux expose, au lieu dé lui dire avec simplicité que notre contestation consiste en ce que.

Dans cette lettre 0 — seigneur Arche v que de m'indiquer les erreurs qu'il a trouvées

dition de Comptes. Son Eminence eut la com} laisance de le false. . (voyéz la lettre qu'elle lui écrivit.. Lettre de S. Em. à Monseig, : l'Archevêque de Quibec en a

on Eminence recommañde imtamment à Mon-

dans mes Comptes, et lui dit jusqu’à deux fois que la demande 5

que je lui en fais est tres - juste.

faut ‘être bien aveuglé: par la passion pour se persuader que celui/qu'on accuse d'avoir fait des erreurs dans ses Comptes,

et qui demande qu'on. les lui indique, fait une demande in-

juste, )

qu elle est tres. juste, on se perme tte de lui dire tout crûment

qu'elle est injuste.)

A cette étonnante réponse , que par respect pour le caractère He

. : -"Æpiscopal ; je m'abstiens de qualifier ;: onsig.. l’Archevêque de :: Québec ajouta qu'il allait me poursuivre en justice; et, à pein

z lettre fut elle arrivée à la ‘Propagande , que sa menace fut en-

cutée , et executée par un protestant. Mons. Freeborn, consul

Anglais à Rome, fut chargé de l'éxécution. Un notaire, accom- |!

pagné de deux recors, vint me signifier, de sa part, la revoca-

tion de mes pouvnirs, et la sommation de rendre mes Comptes. - Après cette sommation , je devais être traduit devant le tribunal ci vil, au nom de Monseig, L Archevẽque de Québec. Mais, ayant

apparemmont fait réflexion qu'en donnant un pareil scandal dans Rome, il se couvrirait de honte, il jugea qu'il lal serait moins hon

cteun de porter sa cause au tribunal de la Sacrée Congrégation de 55 Is Propagande. Mais, ne voulant pas s'adresser au Card. Preſet,

Parcequ il l'avait grièvement offensé, en rejetant sa demande, et ‘surtout pus ne pouvait pas tromper Son Em., qui, con- “ najssait k

general, Monseig, Cadolini , qui, ne le. connaissant pas du tout,

l'occasion de Monseig, l'Evêque de Montréal, qui allait à Rome,

nn,

e sujet de notre contestation, il s'adréssa au Secrétaire.

Po facilement trompß; et, profitant, pour cela, de

il le chargea de faire à S. Excellence un Lens ee de notre

êque n'éta

e demande qu il m'indique les erreurs qu il dit y avoir lans } précis de ma reddition de Comptes, et qu'il ne veut pas me les indiquer , il lui dit, avec astuce, que j'ai envoyé aux Com-

.munautés du Canada deux défférens comptes: l'un en 1834, sous le nom de précis de ma reddition de Comptes, et l'autre en 1838, zous le nom de dernière analyse de ma, reddition de Comptes,

aue les Communautés de Québec ont réclamé contre mon pré- , eis; parcequ elles y trouvaient des erreurs qui compromettalent gravement leurs intérêts , mais qu'elles admettent ma dernière analyse parceque j'y fais un partage qui ne ressemble pas à ce. Jui de mon précis ; qu'elles me conjurent d'en finir avec elles, et , que je refuse de le fi e Gcc. Etc. 975 % la lettre de Monseigneur ö Evêque de Montréal a Monseig. Cadolini N. 3. : Ce faux exposé ; qui change entièrement le sujet de notre contestation, l'Archevêque le termina’. en recommandant à l'Evêque dae demander qu'il me soit enjoint de moñtrer qu'il n'y a hint ” d'erreurs dans mon précis . . Demande artificeuse par la quelle + ‘Monseig. l'Archevêque prend ma place, et me met à la sienne … . Dans la contestation , C'est moi qui suis le demandeur , et dans l'exposé, je ne le suis plus: ce n'est plus moi qui demande: je ne demande plus que Monseig. l'Archevêque m'indique les erreurs. : u'il dit y avoir dans mon précis: c'est lui qui est le deman- : . ur: il demande que je montre qu'il n'y à point d'erreurs dans mon précis. Est-il possible de changer une question d'nde ma- . |. nière‘plus hardie et plus évidente ! Le bon Evêque , qui ne pou. vait pas s'imaginer que son Archevêque le trompait, et voulait 8 servir de sa bonne foi pour tromper la S. C. de la Propagande, crut bonnement ce que lui disait l'Archevêque; et, à son arrivée |. | à Rome, il le répéta fidélement à Monseig. Cadolini, et il le fit Tun air si convaincu , et d'un ton si convainquant, qu'il fit passer sa conviction toute entière dans l’âme de S. Excellence, qui, ne connaissant notre contestation que par l'exposé qui lui en était falt, jugea , et dût juger que, niant qu'il y eût des erreurs dans mon précis , je devais montrer qu'il ny en a point. En conséquetce 8. Ex. me fit venir à la Propagande, me dit de montrer qu'il n a point d'erreurs dans mes Comptes, et me mensa tout-de-suite à la Computisterie pour. ler faire examiuer ... | Le premier Computiste ne 3 trouvant pas, S. Ex. me dit de les) 1 af Monseig. Corboli, Tun des Consulteurs de . … J'aurais pu, et peut-être dû ne pas lui donner cette peiné, ma contestation avec Monseig. l'Archevêque de Québec. supposant : qu'il y à des erreurs dans le précis de ma reddition de Comptes, puis que S. G, prétend qu'il y en a, et que je demande qu'elle | me les indique ; mais, me fesat un devoir d'obéir a Monseig. le | Secrétaire de la 8. C., je postai mes Comptes au Consulteur que S. Ex. avait commis pour les examiner; et, sûr qu'il n'y trou- |. verait aucune des erreurs que m'impute Monseig. l'Archeyêque , | je me flattais que le témoignage qu'il en rendrait détromperait. S8 . Ex.; et que Son Excéllence détrompée, reconnäitrait que, si Mon: eig. T'Archevèque de Québec soutient qu'il y a des erreurs dans

+ „ , e, 4 „ \ précis de ma reddition de Comptes, c'est a 8. G. de me les indiquer, et non pas à moi de montrer qu'il 4 en a point.

Mais, ayant. soumis es Comptes à l'examen , il faut que j en zu-

bisze les’ rigueurs , ét que je donne toutes les explications et (ob. 8 les éclaircissemens qui peuvent être requis; je vais le faire dans une discussion raisdnnée du précis de ma reddition de Comptes.

‘Discussion: du précis de ma reddition de Comptes.

Dans le précis de ma redditien de Comptes il y e parties bien disſinctet .. . et bien distinguées Tune de l'autr® dans le tableau : : synoptique qui est à la fin (ve ce tableau N. 1.) La première partie y Weck les premier colonnes ; e „ prement parler, mon te Pans. 5 La seconde partie y occupe les dernières colonnes, et est le partage des fonds que j'ai envoyés aux établissemens , et que les „ Etablissemens ont, en commun, dans leur Caisses , et dans la „ falllite Mertand ddt Eee seine 0 Dans la première partie je rends Compte de ce que j'ai reçu pour les rentes de tous les établissemens; et j assigne à chaque étabdlissement ce qui lui en revient, au prorata de ses rentes. . Et c'est incntestablement en/ cela, et uniquement en cela que

onsiste, et que peut consister ma reddition de Comptes, da

. sorte que, si l'on ne trouve point d'erreurs dans cette premiere partie, il faut nécessairement convenir qu'il n'y a point d'erreurs dans mon : Compte rend.

Or, tous les établissenrens ne trouvent aucune erreur dans cette à 1. partie... Tous reconnaissent que je n'ai reçu pour leurr rentes que ce que j'y dis avoir reçu: savoir la somme de F. 1, 766,312.63

cet Chaque établissement reconnaîe qu'il ne lui revient. de cette

.. somme que ce que je lui en assigne dans cette première partie.

Par exemple : le Séminaire de Québec reconnaît qu'il ne luien revient que Fr. 142,911. 11. DUR N a, I. Hotel Dieu reconnaît. qu'il ne lui en revient que fr. 131, 240.46.

Et ainsi de tous les a cire e eee ee 8

Aucun d'eux n'a réclamé, aucun ne reclame ni contre les sommes

f partielles, ni contre les totatun, ni contre la somme des totaux:

t est, à pro-

ils n'y trouvent donc point d erreure. Pr dnseig, l'Archevêque n) en trouve point nom plus; mais. il dit en Feen que les erreurs qui m'impute sont dans mon précis. Or, il y. a dans mon precis deux parties; je ‘viens de faire voir qu il n'y a point d'erreurs dans la première; je vais faire voir qu'il n'y en a point dans la seconde: Et je\n’ai besoin pour cla que de mettre les deux grands totaux: de la seconde partie sons le grand total de la premiere. ss 0 * 1954 st 4 b f

a, dans putes leurs Caisses . F. 1,582,643. 23 i e704

ârtie font. ensemble la 0m · a point d'erreurs dans la d'erreurs dans la seconde … .

soutenir qu'il y 5 À Ce CT 1 a des erreurs dans mon | de

avoir, A on i-même ; dit

5 or d ire

aan! die dene implicitement qu'il ne trouve point d'erreurs | Trianahle.

Eh bien f lui repliqua cContes tation.

. Après que je

1e partage qui

„ parceque des communautés

Et cet avu du Comité est encore confirmé par un qutre aveu de Monteig. gré

ue, lui-même, qui, par la bouche de Mon-

zeig. l'Evêque de Montréal, :a dit plusieurs fois à Monseig. Gaduné à moi que mon analyse est admise, et qu'elle est admi-

e, parcequ'elle ne contient pas les erreurs que le Counité a trou- : vées\dans mon prècis: qu'elle ne les contieat pas, parceque je les y\ai corrigées, en fésant un part | celui de mon précis. (Voyez la Lettre N. 4) Or, dire que dans mon analyse j*

yse j'ai corrigé les erreurs que le Co.

. mité a trouvés dans. mon précis, c'est dire implicitement qu'il n.5

a plus dans mon précis les erreurs que la Comité y a trouvées.

Monseig. l'Archevêque de Québec et son Comité disent donc impli-

. Citément qu'ils ne trouvent plus d'erreurr dans mon précis ; de-. puis les less que je lui ai donnés dans mon analyse.

Ayant fait part des ces raisonnemens à Monseig. l'Evêque, de Mont-

age qui ne ressemble pas à

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