ACTE II, SCÈNE XIII 20I
MADELEINE
Parfaitement, madame... Et alors il trouve que je ne suis pas la femme qu'il lui faudrait?
MADAME ROUCHER
Chère amie! Il vous trouve charmante, adorable, d'une jeunesse de caractère et de sentiments tout à fait délicieux... mais... je suis bien forcée de vous le dire puisque vous me le demandez... par là même assez peu faite pour lui faciliter l'accomplissement de la tâche ardue qu'il s'est imposée.
Parfaitement, madame! Et alors il trouve que vous seriez bien la femme qu'il lui faudrait?
MADAME ROUCHER, suivant son idée.
Voilà... (Se reprenant brusquement.) Oh! ma chère!
il n'est pas question de ça!
MADELEINE
Mais si! mais si! Il n'est même question que de ça... Eh bien, mais ça me paraît le bon sens même.
MADAME ROUCHER
Quoi?
MADELEINE
Je vous fais tous mes compliments. Vous avez très bien arrangé ça !
MADAME ROU CHER, prenant peur.
Mais ne croyez pas...
MADELEINE
Qu'est-ce que vous me demandez, en somme? mon consentement à votre mariage?
MADAME ROUCHER
Oh!
Mais ce n'est pas une chose impossible du tout. Nous allons en parler tous les trois. Je vois justement Guillaume dans le jardin. Je vais l'appeler.
MADAME ROUCHER, affolée.
Madame! Madame! réfléchissez!
MADELEINE
A quoi, mon Dieu!
MADAME ROUCHER
Je vous en supplie.