‹ Mon art du chantChapitre 14 sur 52 · V. page · texte numérisé non relu

V. page

faut pas que la voix de tête se sépare de la résonance palatale. Les deux restent liées jusqu'à épuisement du souffle, se soutenant mutuellement vers le haut et le bas, diminuant et augmentant de manière imperceptible.

A l'établissement du moule contribuent:

La tension du nez, relèvement et l'abaissement du palais souple, et, cela va sans dire, l'abaissement et relèvement du voile. Le menton tombe mollement en bas et est reporté et tendu loin en arrière: il en résulte que la langue s'élève hors du cou et que le larynx peut se mouvoir librement au dessous de la langue.

Dans sa position correcte, la langue appuie sa pointe aux dents de devant inférieures, la mienne aux racines mêmes des dents.

Le dos de la langue, mollement et librement placé hors du cou, sera apte à tous mouvements; la langue doit former un creux, moins net dans le grave et qui arrive à se perdre pour les sons de pure tête. Dès que le son tend vers la résonance palatale, le creux doit se produire et être maintenu. Chez moi il est toujours visible à moins que je ne chante exceptionnellement sombre, autrement dit: couvert. Le fait est d'importance capitale et l'on ne saurait y être trop attentif. Dès qu'apparaît le creux dans la

Ligne rouge:

Sensation du moule dans une progression lente.

Page 1