‹ Mon art du chantChapitre 15 sur 52 · V. page · texte numérisé non relu

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langue, la masse linguale est dégagée du cou et ses côtés se relèvent; alors le son doit vibrer correctement. (Cependant il y a des chanteurs dont la langue est bien placée quoiqu'elle n'ait point de creux.)

La langue est aussi plate que possible dans le grave, le larynx se présentant très horizontalement et ne la gênant pas.

A l'établissement du moule contribue en outre la position non contrainte du larynx, qui doit agir indépendamment de toute pression de la langue ou de la racine de la langue, et sans cesse laisser écouler régulièrement le souffle, pour remplir le moule préparé par la langue et le palais, où il est soutenu par les muscles du cou.

Soutenu, mais sans aucune pression, — avec la plus grande tension élastique. On doit jouer avec les muscles, les contracter et les détendre à volonté, c'est à dire les tenir en son pouvoir. Il faut

pour cela un exercice incessant, un perpétuel contrôle du moule au moyen de l'oreille et de la presse du souffle, et une perpétuelle prononciation de voyelles précises.

Au début il faut une très grande force de volonté pour maintenir la tension des muscles sans pression, c'est à dire pour que le souffle soit comme en suspens lorsqu'il arrive dans la gorge, la bouche, ou les cavités de la tête.

Plus forte a été le pression (fautive) dans la production du son, plus il est difficile d'obtenir la détente de cette pression. Il en est de même de tout surmenage. La contraction des muscles ne doit pas aller si loin qu'elle ne puisse être lentement détendue, c'est à dire aisément ramenée à l'état normal. Jamais le cou ne doit se gonfler, ni les veines faire saillie. Toute sensation convulsive ou douloureuse est fautive.

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