‹ Mon art du chantChapitre 17 sur 52 · V. page · texte numérisé non relu

V. page

ment e devant chaque son et lettre, avec la sensation de pousser directement le larynx sous le nez, à l'intérieur du menton.

Une fois la première position acquise en plaçant le larynx au moyen de e, en pensant à i nous rapprochons, encore la langue large et molle de la surface du palais, qui s'abaisse à sa rencontre. Le nez se gonfle encore plus largement, et nous parvenons, comme obéissant à la traction d'un lien de caoutchouc, à l'i sonnant par dessus le nez, vers lequel le larynx se place encore plus étroitement, — c'est à dire qu'il se soulève un peu derrière jusque contre i, et que e le porte un peu plus vers l'avant, ce qui le fait redescendre. Se garder de toute pression linguale!

De cette deuxième position passons à la troisième dès que nous nous sommes assurés de la charnière avec l'y. Alors, par la pensée de ou, nous retirons vivement la pointe de la langue au dessous des dents du bas, nous laissons tout ce qui est sous la langue s'enfoncer mollement, et nous prononçons, les lèvres en avant, la voyelle ou. L'e reste lié à i par l'y, et ne peut ni ne doit se perdre, — comme pour aucune voyelle. Dans ce fonctionnement de la langue et du larynx, le palais souple s'est éloigné du dos

Chanter en avant

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