‹ Mon art du chantChapitre 27 sur 52 · V. page · texte numérisé non relu

V. page

Avec ces résonances de tête supérieures j'atteins encore aujourd'hui le la et le si suraigus quand je n'ai pas trop de catarrhe, et je puis les attaquer plusieurs fois de suite, même à bouche ouverte, — j'en ai mainte fois fait la preuve devant mes élèves, — sans recourir au moule d'écho. Toutes mes élèves, même les contralti, montent et descendent lentement la grande gamme dans toute l'étendue jusqu'au fa et sol aigus. Il y a même un jeune soprano qui réalise en staccato (notes piquées) des sons d'une puissance rare, grâce à la souplesse particulière d'une voyelle a, selon moi imparfaite, qu'elle amène au palais jusqu'aux plus grandes hauteurs.

Lilli Lchmann, Mon art du chant. t>

Page 1