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de s'échapper par le nez. Le diaphragme appuyant doucement par en dessous forme la presse du souffle. Poitrine, diaphragme, épiglotte fermée, constituent un réservoir pour le souffle.
C'est seulement quand j'ai commencé de chanter, en prononçant pour cela un e, que je pousse le souffle contre le thorax, où les muscles de la poitrine entrent en action. Combinés avec les muscles du diaphragme et de l'abdomen élastiquement tendus, — le ventre étant toujours ramené à sa position naturelle pendant le chant, — ils constituent une presse, adaptée à ce moule que nous avons appris à connaître comme réservoir ou lit d'écoulement du souffle. Cette presse nous permet de contrôler le souffle pendant le chant.
De ce réservoir le souffle sera parcimonieusement, mollement expulsé vers l'arrière, au travers des ligaments vocaux (ou cordes vocales) qui le régularisent, et par l'épiglotte ouverte. La voyelle e ouvre
l'épiglotte; il faut — même s'il s'agit de faire entendre d'autres voyelles, — continuellement renouveler en sa pensée et rétablir la prononciation de e (é fermé). Ainsi le chanteur a uniquement la sensation de ce moule et réservoir empli de souffle, bien clos, qu'il préservera de tout dommage en s'astreignant à une prononciation prudente, particulièrement des consonnes. Plus longtemps le moule demeure inaltéré, moins le souffle lui échappe, plus longuement il y en aura en réserve.
Ce moule, réservoir ou magasin, cette presse du souffle (soufflerie), comprenant l'activité de l'abdomen, du diaphragme et des muscles de la poitrine, est ce qu'on désigne par «tenue du souffle» ou «principe de
Lignes rouges:
Division du souffle dans la résonnance du palais, région grave des voix d'hommes et de femmes.