‹ Mon carnet de chasseChapitre 22 sur 63 · LENS · texte numérisé non relu

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— Rien! vous êtes sûr! Sacrebleu! à trente pas! mais alors, c’est que mon fusil ne pique plus!!! SN Une question. Est-1l vrai que les traqueurs font quelquefois leur possible pour se faire grenailler, rapport à l'indemnité ? |

J'en doute un peu. Cependant, on m’a raconté l’histoire d'un malheureux à qui l'idée de cette bizarre spéculation coûta la vie, mais l’histoire étant triste, je ne vous la redirai pas.

Je préfère l’anecdote suivante qui pourrait bien faire croire au machiavélisme de certaines victimes.

Un chasseur voyait chaque matin, de sa fenêtre, une énorme paysanne à quatre-vingts pas, dans un champ, occupée à ramasser des pommes de terre. Elle lui tournait le dos et penchée vers la terre lui présentait ainsi un postérieur de belle dimension. Pourquoi, comment, peu à peu fut-il hanté ? —telun personnage d’Hoffmann ou d'Edgard Poë— fut-il hanté par le sauvage et mystérieux désir de prendre pour cible cette circonférence ? Toujours est-il qu’il saisit son fusil et qu'après une longue lutte il succomba à la tentation. Il tira : hurlement, culbute, scandale, plainte, etc... La femme n'avait pas grand bobo mais il fallut foncer tout de même. Résultat : Dès que l'aventure fut connue dans le pays, notre original eut chaque matin, non pas un, mais une demi-douzaine de postérieurs espérant

une charge de plomb, métal qui par une métamorphose

d'alchimie se change quelquefois en or quand il a pénétré dans les parties charnues d’une ramasseuse de pommes de terre.

Aussi bien est-ce | peut - être par raison de prudence financière que les sociétaires de certaines.

chasses

s'assurent |

contre les accidents qu'ils peuvent faire. Je connais une chasse de cerfs et sangliers où tout le monde est assuré. contre sa propre imprudence, et je vous assure que les traqueurs entendent siffler les balles! Un peu cynique! avouez !

Pour ma part, je ne suis assuré d'aucune façon. C’est peut-être un tort, d'autant que j'ai une peur affreuse du plomb et je frémis en songeant que je dois faire l’automne prochain la battue de perdreaux avec vingt-deux chasseurs languedociens dont les neuf dixièmes sont des indigènes

très ardents. Que se passera-t-il, bou Diou! sans compter

fe que nous sommes trop nombreux, que les tireurs seront ra

> to Ps

très rapprochés et que par conséquent on sera plombé de

près. Aussi, ai-je fait par écrit au Président une motion

ainsi conçue : « Vu le nombre excessif des telrdite à 1

PR

propose que les morts par accidents de chasse ne soient

pas remplacés avant En de la période courante de notre bail : 3, 6, 9. :: FTÉOÈRES Fee

Je n'ai pas encore reçu la réponse à ma | proposition; je Fr

crois qu elle sera acceptée.

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