‹ Mon carnet de chasseChapitre 47 sur 63 · EL · texte numérisé non relu

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éblouir par le récit de ses raids à travers l'Asie, ses chasses exotiques, ses coups de fusil étranges. Et de fil en aiguille à propos de fakirs de l'Inde, devenus insensi-

bles à la douleur, le narrateur en vint à affirmer le fait

suivant : Certains oiseaux, sous certaines influences ma-

gnétiques, sont invulnérables. Ainsi, prenez une poule, enfermez-lui la tête sous l'aile, puis balancez-la quelques instants entre vos mains d'un mouvement lent et régulier de pendule, et déposez-la doucement à terre; la poule

restera là sur le flanc, immobile, en

proie à une sorte de léthargie momentanée. Tout le monde a fait cette ex-

périence. Mais ce qui est moins connu, ce qui est même

très nouveau c’est ce que prétendait Fernand, dit Porthos,

dit Double-Muscle. Fi

— Je parie, disait-il, à l'ami qui l’écoutait en écarquillant les yeux, je parie que si vous tirez un coup de fusil sur cette poule endormie, vous ne lui ferez aucun mal.

— Par exemple, s’exclamait l’ami, je ne suis pas chasseur, mais cela me paraît fort tout de même.

— Eh bien, parions, reprenait Double-Muscle. Je parie cinq mille cigarettes du Khédive.

— Je tiens le pari.

— Nous attestons, dirent en chœur les frères et cou-

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