CHAPITRE VII
Une comédie athénienne au XX« siècle.
(15 au 22 juin 1916.)
Vu la tournure at l'importance des événenients, cette note avait été rédigée à part dès juillet 1916.
Au comraL'DccmL'nt do juin, une sorte de blocus, les Grecs disaient rétention, avait été établi sur }es côtes grecques, par ordre de Paris et Londres, pour peser sur la Grèce et lui montrer qu'elle était à notre merci.
Quelques jours après une note était remise au gouvernement hellénique ; elle visait surtout la démobilisation grecque.
Mais faute d'entente enlr^ Paris et Londres, elle ne posait pas la question sur le terrain même où elle aurait dû être placée : changement de gouvernement au moyen des élections, ou par le rappel de la seule cnainbre légalement élue.
UNE COMÉDIE ATHÉNIENNE EN 191 G (Fragment d'histoire diplomatique et militaire.)
Depuis do longs mois revenait dans les instructions du Quai d'Orsay, comme dans celles de Chantilly, un loit mutiv : c l'alliance avec la Grèce est possible et désirable. »
Que la Grèce foulAt aux pieds ses engagements passés avec la Serbie, qu'elle fut sur le point d'tMro
violée par la Bulgarie, qu'elle se livrai au moi:... ii partie à la coalition germano-bulgare, que M. Romanos son représentant à Paris exposât ou non les raisons d'une irraisonnable conduite, toujours tout se résumait en cette unique et non discutée directive renouvelée de la < Belle Hélène ». « '1 nous faut la Grèce, nous voulons la Grèce. »
Cependant, en juin advint un ora^e. ii seniuitt nécessaire de rétu<Her. Le simple exposé des faits montrera où une nation forte peut aller, quand ceux qui gouvernent veulent sans vouloir, quand les chefs militaires ordonnent sans vue d'ensemble, sans coordination, quand le pouvoir militaire ignore le pouvoir civil, quand personne n'est à sa place et quand tout finalement est réglé par la vieille divinité hellène € Hasard. »