UNE COMEDIE ATIIÉMENNE AU XX» SIÈCLE
II fallait parer un coup toujours probable avec la perfidie de liupel, Der Zwolfle (1). A midi dix je lançais par suite un télégramme d'alarme à Athènes. c Amiral vient de rappeler à Salonique bateaux pars qui transportaient brigade, sur ordre ministre Manie l'informant que le 21 note serait remise à Athènes nnatit au roi quarante-huit heures de réflexion et '•tant pas un ultimatum. »
M. Guillemin me répondait immédiatement : c Cette cision est désastreuse, je télégraphie à lamiral par . S. F, et j'adresse au département le télégramme suint :
Vous recevrez informations plus détaillées par un se-
nd télégramme plus détaillé qui suivra celui-ci),
« Mes collègues ont été comme moi consternés en
prenant à Cinstant par un télégramme du général
urail que sur l'ordre du ministre de la Marine l'ami-
d Dadige du Fournet avait renvoyé à Salonique les
ieaux transportant nos troupes.
J'adresse d'accord avec mes collègues le télégramme
ivant à l'amiral commandant en chef.
<L Les ministres alliés considèrent la présence des
upes comme indispensable dans le plus bref délai
possible. Le roi et le gouvernement sont prévenus que
nos forces navales et militaires viennent seulement
appuyer nos demandes sans intention hostile et le dé-
barquement pacifique des troupes a été annoncé pour
demain matin sans soulever d'objections de la part du
D'accord avec mes collègues je prends toutes les responsabilités et vous prie de révoquer l'ordre que vous ain-i'': donné parait-il de renvoyer les troupes à Salo-
\.il
^s soient ici demain pour éviter de très
\) Nom douné à Constantin Xh depuis qu'il avait livré le t de Rupel aux Bulgares.
iiù MON COMMAÎVDEMENT EN OniENT
graves éventualités. » Je communique le 'prêtent télégramme au 'président du Conseil et au général Sarrail.
Nous ne pouvons mes collègues et moi que décliner ta responsabilité des événements très graves qui peuvent se produire si nous n*avons pas à notre disposition en temps voulu les troupes nécessaires pour Cexécution du plan d^action primitivemmi rtahli avec Vapprobation du gouvernement de la Hcpuhllque. »
A vingt-quatre heures d'intervalle le gouvernement sur la suggestion londonienne avait tout changé. La marine avait renvoyé les troupes à Salonique. Tous les efforts des derniers jours étaient inutiles