DERNIER ACTE
* Un dénoûment imprévu.
Jeudi 22 juin. — A minuit 5, une dépèche u^ . „. taché militaire résumait la nouvelle situalioD, le coup de théâtre fait par le roi après la démission du ministère de son cœurSkouloulis : c Zahnis (l)a déclaré de. la part du roi que la note était acceptée; les ministres de l entente ont alors décidé que l'arrivée de Cescadre et des troupes au Pirée n avait plus de raison d't'tre. A mon avis '- - • ■•■ -nt de rouler Ventcn' fois de plus. ï
EiiLUiiUE
Pourquoi le roi a>-ait-i! cédé? Il ignorait les contreordres donnés par la marine. Il ne savait pas que Paris et Londres n'avaient pas été toujours d'accord; il «levait simplement avoir fait volte-face pour att<Midro des jours moijlours. Daulro part, au mom'^'nl
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UNE COMÉDIE ATIIÉMENNE AU XX« SIECLE i27
où tout semblait être per<lu pour nous, tout s'était arrangé.
A riieure actuelle jusques à quand cela durera-til? A mon avis, il faudra recommencer et bientôt, et plus tôt que d'aucuns le pensent.
Oui tout est lini. Oui, la comédie est terminée. Mais il peut se préparer un dram»^ comme seconde l»ièce d'une trilogie. Constantin est victorieux; toutefois, il s'apTcevra sûrement qu'il ne l'est que par suite du hasard. Les Alliés sont victorieux, eux i, puisque les demandes de leur note sont accopon principe. Toutefois ils s'apercevront bientôt que le kaiser est toujours empereur à Athènes.
L'Angleterre aspire à un superbe isolement dans le ronflit balkanique. La France se rappelle toujours la lorre classique hellène, elle répète déjà avec sourdine le vieil air de Joconde « Et l'on revient toujours à ses anciennes amours. »
Et la tempête soufflera à nouveau après le calme. FX Us mêmes erreurs, les mêmes critiques, les mêmes défaits d'organisation se répéteront. Si le hasard veut encore une fois nous favoriser, sans doute, la tragédie possible peut encore se transformer en un vilgiire vaudeville. Il ne faut cependant pas toujours tenter le sort. Caveant consules (Ijî
(1) >tte note avait été rédigée le 10 juillet 1916; les mas- Fa -re de nos manns à Athènes le 1" décmbre suivant ont niilUiuruusem.nt conGiun.- iuxactiludc de mes prévisions.