L^S OPÉRATIONS EN MACÉDOINE
CnAPITRE VIII
Le commandement des armées alliées.
(16 juillet 1916.)
Lijis.u:» lébuts de l'armérî d'Orient, les Anglais, à cette époque-là, nos seuls alliés à Salonique, étaient in if'p^ndants.
Situation anormale. Il n'en est pas moins vrai que le général Mahon s'était toujours entendu avec moi et quo nous marchi )ns la main dans la main ; c'était la discipline librement consentie; les opérations militaires ne pouvaient cepen lant longtemps être ainsi dirigées; en réalité, lord Kitchener commandait de Londres les contingents britanniques.
Sur la demande de M. Briand, officiellement les Anglais finirent par mn reconnaître comme commandant les forces alliées. Le 16 janvier 191G, je reçus ce litre; je continuais d'ailleurs la mémo ligne de conduite avec le général Mahon, ne voulant en aucune faronfroissor cet excellent camarade et ce collabora-
tour de la première heure. Lord Kitchener ne cessait d'aillours pas de son c6lé de vouloir tout régenter.
La venue des Serbes compliqua encore le problt>mc.
11 y avait en effet à la tète de lai niée, le prince régent de Serbie. Le débarquement s'effectuait, et mes rapports avec les Serbes n'étaient pas régU'- ' Orient la mission française du général de Mon ; • t en France Chantilly dirigeaient complètement nos nouveaux alliés; cette situation ne pouvait non plus durer.
Le 23 juillet, une première dépêche (n** 5655) m'informant que les opérations allaient se développer ii partir du 1" août, réglait ainsi qu'il suit par rapport aux Anglais la question du commandem* ut ;
« Les instruclions relatives à loffemite initiale fuuM que les directives générales nécessaires au développement tdténeur des opérations seront établies d'un commun accord entre hauts commandements français et britannique.
Dans l'exécution de ces instructions le commandant des forces anglaises donnera au commandant des forces françaises iappui et la coopération proportionnés à l' effectif et à i équipement des troupes sous ses ordres. Il sera d'ailleurs responsable envers le gouvernement britannique de l'emploi de ses forces.
Le commandant des forces françaises prendra Favis du commandant anglais pour Remploi quil propose de faire des forces britanniques ; sous cette réserve^ il aura comme commandant en chef la latitude de fixer les missions^ les objectifs à atteindre^ les zones d'action et les dates du début de chaque opération. >
Rien n'était encore décidé pour les Serbes, et cependant Toffcnsive était imminente : seul Chantillv connn.iii'I.ut toujours oflicicllemcnt. Une «l« 'nArii..