LE COMMANDEMENT DES ARMEES ALLIEL
(n» 6319/M du 2 août) tranchait enfin la difficulté de la manière suivante : « La question du commandement de l armée serbe est réglée par la formule suivante, acceptée du gouvernement serbe : le général Sarrail, commandant en chef des troupes alliées à Salonifjvc, exercera ce commandement au nom du roi Pierre et des Alliés. En conséquence, vous avez toute latitude pour fixer au commandant de Varmée serbe, les missions, objectifs, zones d'action, dates du début de chaque operation d'ensemble, ainsi que les concours à donner aux unités voisines ou à recevoir d'elles. Le commandant de l'armée serbe conserve le choix des moyens à employer pour remplir la mission que vous lui fixerez. C'est sur cette base que la formule ci-dessus a été arrêtée par les deux gouvernements. »
Mais le roi Pierre avait abdiqué en faN-cur du prince Alexandre, et les Serbes le considéraient comme inexistant. Je recevais par suite, le 14/8, un nouveau télégramme 7379/M me donnant le commandement au t nom du prince régent et des Alliés. »
Que s'était-il passé? Je l'ignore. Un officier serbe m'avait cependant averti que la première formule m'avait été envoyée après avis du président du Conseil serbe Patchich, mais qiie le Conseil des ministres n'avait pas été appelé à en délibérer.
Vraisemblablement le G. Q. G. avait voulu ex cathedra traiter la question et une fois de plus il s'était trompé.
Le 3 août, je recevais également la formule réglant mes rapports avec la division italienne qui était annoncée. Elle différait peu de celle des Serbes. « IJatUs commandements italien et français se sont mis d'accord sur formule suivante pour régler question du commandement de la division italienne à Salonique. Le commandant en chef français fixera les missions, les objectifs à atteindre, les zones d'action et les dates du début de chaque op^'ntnm- le commandant de la division ila-
i32 MON COMMANDEMENT EN OIUENl
lienne restant libre des moyens à employer pour Vexécvlion, »
Quant aux Russes, rien ne me fut jamais envoyé à leur sujet, et ils se cjnsi'Jt^r.iicnt comme de véritables Iroupos françaises. 11 on fut do même des divisions grocqurs que devait plus tard mo fournir le gouvernomcnt provisoire de Salonique.
11 ost facile de se rendre compte des difficultés qu'entraînaient ces diverses modalités de commandemont. Ajoutez à cela que les Russes n'avaient ni artillorie ni service de l'arrière, que les Italiens n'avaient que de l'artillerio de montagne, et qu-^ leurs services administratifs étaient tributaires des nôtres pour certaines denrées, que fauto de ressources il n'était pas possible de doter les Serbes mémo d'un embryon de service de l'arrière, que les Grecs n'avaient rien, que le service des chomins de fer était unique, et ilevait satisfaire aux besoins de tous les Alliés y compris les Anglais.
Quand on essaya par ordre de Chantilly de mettre sur le pied du front ccciilontal les éléments du front oriental, il n'y eut quft heurts et difficultés; tout a d'ailleurs marché malgré ces complications et avec un personnel restreint : il est inutile par amour de l'uniformité de vouloir faire grand, quand il n'y a pas de ressources en personnel, et qu'une superposition
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de forces.
J'irai plusl<uu, et la pm \\\\iw rai-^n a mi
conception : le commanl les armées alliées
n'est qu'un mythe, si son tiLiihiire n'a pas de réserves propres. 11 est en elTet difficilt», pour ne pas dire impossible, — l'expérience me l'a prouvé — de prélever des réserves sur chacune des armées al'-^ -. Quoi qu'on dise, ces réserves ne peuvent être que dans le contingent de l'ar le commandant en chef. Or l< i ,