‹ Mon commandement en OrientChapitre 36 sur 91 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

L'offensive alliée.

La percée serbe à Gornicevo.

(10 au 14 septembre 1916.)

L'offensive commençait le 10 septembre.

J'avais des Français (17* division coloniale) face à Doiran. J'amorçais par eux les opérations et les attaques secondaires. (Compte rendu n*» 219/3.)

Les Anglais passaient sur la rive gauche de la Struma, mais devant leurs pertes (200 hommes) et vu leurs procédés de combat spéciaux, ils évacuaient dès le 11 les villages qu'ils avaient enlevés.

La 12^*^ division gagnait du terrain au nord de Majadag et les Italiens avaient un engagement assez sérieux dans une reconnaissance offensive qu'ils faisaient les 11 et 12. (Compte rendu n° 228/3.)

Tandis que ces opérations secondaires se développaient, ayant surtout pour but d empocher un retrait quelconque de troupes ennemies, tout en améliorant

si possible nos positions, la partie principale se jouait (lu côté d'Ostrovo.

Les grands tacticiens du G. U- G. u: ..v ..,;.„..... — je le sais — de ne pas avoir eu en main une masse de manœuvre, qui aurait produit un événem» i ' '' ne savent d'ailleurs pas lequel.

J'aurais désiré conserver de^'crs moi des troupes pour pouvoir rétablir ou môme établir ce que mes subordonnés ne vonlaieni pas ou ne pouvaient pas faire. Mais dès qu'un bataillon arrivait, il était réclamé à cor et à cri. U suflit de se reporter aux télégrammes du général Cordonnier, cherchant à m'arrachor les 35% 44% 54* et 56" colonial. Or, sauf ces régiments, je n'avais aucune disponibilité ; pour entraîner les exécutants, je n''ai pas hésité à renouvebr ce que j'avais fait en septembre 1914,» où le ■dernier jour de la bataille de I '' j'avais comme

'ultime réserve, mon peluton «i

En 4910 en Orient, j'ai également engagé tout le monde, sans hésitation.

J'ai môme veillé à ce que mes sous-ordres ne conservassent pas de réserves. Si un résultat a pu être obtenu. — et il l'a été — ce n'est qu'à cette détermination, hasardeuse, j'en conviens, mais indispensable pour réussir, quand on ne dispos » <iiii» ilt^ n.Mi de ressources et que l'heure est gravp.

Le général Cordonnier, quirommau iui d - ;n> k» i! août, disposait de la 15G* et la 57* divisi ^n péniblement relevées dn leurs secteurs et ns impaludées; la loG" avait fait les l)a le repli do Serbie, la 57* avait été à l'avant garde dans l'avance en Serl>ie ot à rarni^^re-gardo dans le repli. Malgré cotto situation, le général C«3rdonnior aurait voul n'and.

r 1 • do tactique générale à l'Ecole de guerre,

il aurait désiré prononcer avoc ses troupes nn grand

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