LE GOUVERNEMENT GREC DE SALONIQUE
révolutionnaire se produisait, disait-on. Le roi en profilait pour augmenter ses troupes en Tiiessalio et l'on continuait à causer avec lui, sans oublier de causer avec Vénizelos.
Je ne veux pas mo rappeler les mille incidents qui survenaient pour limiter ou supprimer les contacts entre royalistes et vénizelistes, diminuer par suite les occasions de palabres sans fin entre les diplomates et le roi, et avoir une bande de terrain où le comitadji ne fleurit plus. J'organisais à cet effet, conformément au désir exprimé par le ministre de la Guerre, une zone neutre, au sud de la Macédoine. Avec quelques troupes d'étapes et des officiers pour administrer le pays, je formais ainsi de la mer aux hauteurs qui encerclaient le bassin de Koritza, une région de 6 à 8 kilomètres de large, sorte de tampon^ entre les Grecs du Nord et du Sud.
Pouvais-je ainsi espérer, sans intervenir directement, tenir la balance égale entre les deux Grèces d'Athènes et do Salonique?