‹ Mon commandement en OrientChapitre 58 sur 91 · KORITZA — MONT ATHOS - ALBANIE · texte numérisé non relu

KORITZA — MONT ATHOS - ALBANIE

iPar tisane inftuenès f main noire > viemient d'être envoyés ir office à Bizerle ; ont été ainsi relevés commandant divii'ion Morava, plusieicrs commandants de brigadet, chef état-major Cfioumadia, ioui^hef état-major 3* armée. »

MtiTi ctjmpte rendu journalier du 13/3 n" 1199/3 se it ainsi : t Un ordre serbe communiqué aux supérieurs se résume ainsi : A la suite d'un complot, des officiers ont été relevés et seroîU remplacés par des officiels amis du içégime. »

Le 16 janvier, dans mon télégramme journalier, il était ni' <i fié que ceux q^ii avaient établi Ja

royaul» n'étaient pas épargnés : t Mouvement

tkez officiers serbes semble continuer. Colonel qui avait itmert rentre reine Drnga. vient notamment être emprisonné, î

Le 17 mars, dans le compte rendu journalier n® 1568/3, je continuais à tenir au courant le ministre de ces pénibles incidents. « /4 officiel^ serbes dont 4 colonel^ 5 lieutenants-colonels, envoyés à Rizerie rejoindre 9 autres officiers dont 4 colonels. Question complot contre Pnnce Rérjejit. Crois même que Prince aurait dernièrement, en allant visiter front, reçu un coup de feu. i

Comm€ opérations militaires, tout se réduisait, les jours où le temps le permettait, à une vive activité aérienne, dans laquelle nous avions franchement le dessous : il était nécessaire par suite, «levant les bombardements continus et la faillite de nos appareils pr<Mii-loriqu«8, de pousser quelques cris de détresse [co' iidus journaliers n^ 1170/3 — n<> l>436/3

Ntais, tandis que régnait, au point de vue purement militaire, une certaine accalmie, se déroulaient en

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arrière du front des événements qui méritaient quoique attention.

Sur mon flanc gauche, l'ancien caza de Koritza ea Albanie, occupé par les Grecs depuis les dernières guerres balkaniques, devenait le théâtre de troubles parfois sanglants; et le centre de toutes les intrigues, italiennes, vénizelistes, essadistes, serbes, en même temps que le foyer incontesté de l'espionnage austrobulgare. J'avais déjà lancé de ce côté, le 22 juin 1916, un raid de cavalerie (3 escadrons) pour faire cesser la contrebande, me substituer, si nécessaire, aux Grecs, et surtout pour arrêter le roi, s'il avait essayé de remonter par cette région afin de rejoindre nos ennemis : Koritza aurait été pour lui un nouveau Varennes. La fuite royale n'étant plus à supputer, j'avais retiré peu après (30 juin) cette cavalerie, difficile à ravitailler et très en l'air ; les menaces ennemies dirigées contre les Anglais sur la Struma me forçaient d'ailleurs à ne pas trop diluer mes ressources. Je me décidai plus tard (août) à une nouvelle occupation : il fallait sans bruit poursuivre mon nl.in : isol.r C.mi>;tantin de l'Allemagne.

Mais le gouvernement proM>«)nL' cdcrenait autre chose à Koritza. Je comprenais bien que Vénizelos voulait ajouter ce fief au.x contrées macédoniennes plus ou moins ralliées à son égide, mais il ne m'appartenait pas de le soutenir dans ses prétentions qui ne pouvaient que susciter, alors comme plus tard, des susceptibilités nombreuses et justifiées. Je le priai par suite de rappeler le représentant que, proprio motu^ il avait envoyé à Koritza, de licencier toutes les bandes à sa solde ou non, qui terrorisaient le pays et j'envoyai, pour juger de la situation, remettre le calme et assurer la sécurité de nos troupes, quelques officiers français avec le colonel Doscoins qui, ayant commandé avant la guerre la brigade de cavalerie hellénique, connaissait les Grecs et que j'avais déjà

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