CHAPITRE XXTV
La fln (Tun rhgno.
(Décembre 1916-juillet im.)
Le roi Constantin s'était soumis, sans se « Pour libérer nos armées de tout souci arrières, il devait retirer le» troupos qu'il avait concentrées en Thessalio, ot évacow dans le Péloponôso la majeuro partie de l'armée hellénique. Mais il savait que l«'s Alliés n'étaient pas d'acconi sur le régime à imposer à la Grèce, que notre blocus était in )[>érant; tout se résumait pour lui, à nous leurrer, puis à saisir l'occasion, pour renouveler quelque perlidie du ponro de colle qui lui avait si bien réussi loi* décembre 1916.
Dès l'arrivée do général Lyaul ininiPt^re.
j'avais donc essayé de poser n»>tt«Mnenl la qu> de l'occupation de la Thessalie pour assurer conteste les derrières do l'armée. Mais, le 2/4 4917, un téU^pramme ministériel, 54 U/S. (voir copio aux aniH«x«'s), spécillait qu'une opération qu^lconqup contre la Grèce ne devait pas être entrei> autorisation des deux gouvernements. La r dbe Home avait maintenu ce statu que. J'avais doue
ijuiu .jiio conformémrint aux directives reçues, iJrais <i'êlre attaqué par les Grecs dans la zone
utre. L'imhrogiio hellénique continuait.
Je cite, au hasard de mes comptes rendus journai irs, une série d'incidents prouvant réternelle dupliité de Constantin ou de ses partisans.
Des soldais sont retirés du Péloponèse sous prétexte de renforcer la gendarmerie (9/1 j. Grecs ont envoyé vn balaillon de i .000 gendarmes à LaHssa et ont in-
» rp or é dans cette zone nombreux soldats dans' autres unités gendarmerie. (20/1.)
Les postes de couverture le- long de la zone neutre, qui artraient dû être supprimés, sont tenus par la gendarmerie (27/1). Les postes de gendarmerie en Thessalie sont destinés à encadrer des réservistes (9/2) et sont composés à cet effet. A Larissa il y a des officiers qui ne devraient pas y être (21/2); ils doivent servir d'encadrement aux réservistes. Il y a une foule de permissionnaires qui vont du Péloponèse en Thessalie. (2ô/2.)
Lorsque les troupes grecques sont forcées d'évacuer la Thessalie, il y a une organisation de bandes faite
ir le gouvernement hellénique lui-même; les soldats
issentdans ces bandes [^f±). Le$ autorités helléniques
• versent pas les armes (25/2). Les bandes voyagent tarif militaire, et s'appellent <ii corps contrvrévo-
■tionnaires » (5/4); le document officiel pour cette
isation est entre nos mains (14/4). Du côté du
. ,^onèse, les hommes et les armes contrôlées repassent
:t nord du canal de Corinthe 21/3). Les permissions
)nt accordées à la moitié de V effectif [\^/^), La moitié
• la irovpe. les deux tiers des officiers ne sont plus
c - - - . I nessalie, il y avait 40 dépôts de
ivres pour 50.000 hommes pendant trois mois (4/3)
t le gouvernement hellénique criait famine. Dès le
:V^ (compte rendu journalier) j'avais déjà appelé
l'attention sur ce point, f // ne suffit pas de voir quà
232 MON COllMANDBMEPfT EX ORIEPn"
Athènes et au Pirée le pain est volontairement noir et mauvais, il faut aussi constater quà Thèbes, il est abondant et tout blanc. S'il y avait en Attir^ue raréfaction de vivres, cela tiendrait au gouvernement royal qui a entassé des approvisionnements au IV,.rrf Jny,, i/,. /,. / facile à saisir. »
Cne série d'armes sont découvertes a Alhcncs et environs (4/5; 5/5); à la date du 28/5, il y avait encore entre les mains des Grecs des canons et des mitrailleuses qui auraient dû ôtre livrés dès le 18/2, terme de rigueur.
Inutile d'insister; il semble cependant nécessaire de ne pas oublier que les berges du canal de C<»rinthe avaient été minées pour permettre sur tout son parcours le passage des forces helléniques, et obstruer en outre la route à nos navires, que toute l'artillerie et les unités automobiles étaient massées près de l'isthme de Corinthe, prêtes à pousser de Tavant vers le Nord.
Ces faits n'avaient pu être portés à ma connaissance que grâce aux officiers du contrôle institué à cet elTt't. Mais que d'incidents, pour arriver à ce résultat. Sans cesse le contrôhî militaire anglais, et surtout le général Philipps, cherchait à pallier les supercheries hellènes; le général Milne lui-même venait parfois me demander par ordre des renseignements sur la Grèce (compte rendu du 19/1 n® l-^îi/S). 11 faut d'ailleurs avouer que notre propre attaché militaire, le général Bousquier, continuait à être le porte-parolo de l'état-major grec (compte rendu journalier du 24/1). Attaché autrefois à une mission française, il avait pris les habitudes helléniques; il dix utait à perte de tuo avec les Grecs, et il était r»)ul«'-.