LA FIN D'UN REGNE
Sauf le général Braquet, qui est toujours resté un militaire et un Français, il n'y a pas un officier des anciennes missions qui, en revenant sur le sol grec, ne se suit souvenu de ses classiques, puis de la Grèce du roi Georges, et n'ait été plus ou moins inconsciemment soutien de la politique grecque, c'est-à-dire allemande.
Les dépèches Théotokis qui ont été déchiffrées le prouvent surabondamment. A la date du 5 décembre 1916, il télégraphiait au sujet des bandes : f Cette action aidera puissamment Grèce, à élever, au moment des négociations paix, prétentions terntoriales. Ces prétentions comme de raison pourraient être bien plus considérables en cas d'action, qu'en cas de simple neutralité. »
Le 17 décembre il avait été demandé à Falkenhausen (1) d'aller à Pogradec pour l'organisation des bandes. Le 10 janvier il était à Larissa comme je le signalais dans mon compte rendu, comme l'indiquait une dépêche chiffrée d^ la reine Sophie qui était heureuse d'avoir pu téléphoner avec lui.
Le général de division Cauboue, un officier diî belle valeur militaire, que j'avais mis à la tète des contrôles alliés, était heureusement une intelligence droite et tenace ; il savait mettre chacun, — y compris le ministère grec — à sa place; il a rendu à ia cause des Alliés et à la France des services incontestables, dans ce poste ingrat, difficile et où il ne pouvait rencontrer qu'ennuis et déboires.
Devant cette succession ininterrompue de fourberies, il y avait évidemment des mesures à prendre. Dès le 18/1 1917, je répondais affirmativement (voir
(1) Aocieo attaché militaire allemand à Athènes.
copie ûUT annexes, télégramme 1248/3) à iin« dépêche me flomandant une intervention ' et m'invitant îi prendre position <laiis la qu- Ja ThessaJie, et j'insistais le môme jour sous ien''i:il9/3 (voir aux annf^es) pour avoir une décision. Pour moi en efft't, la destruction d'Athènes, la germanique, passait après la lutte contre Sofia; <i'autre part, à Rome, n'avait-il pas été décidé (fe ne rien faire en Grèce? 11 était nécessaire d'être fixé pour ne pas être en état perpétuel do suspicion.
Lors des affaires roumaines, en août 1916, j'avais été chargé de tous les péchés d'Israél, et un document roumain, qui m'avait été communiqué, m'accusait d'indiscipline sans que mes chefs Aient protesté.
Allait-il y avoir avec l'Angleterre une deuxième édition de ce roman depuis si longtemps mis sur le chantier par le G. Q. G.?
Ce qui s'était passé au stget des Sénégalais était asspz suggestif, et pouvait me p* toute sup-
position. Le il6/4 Paris m'aviu \é un télé-
gramme i05/BS (voir annexe) pour blâmer l'envoi des Sénégalais comme garde des ofliciers du contrôle, et avait excipé à oo sujet de l'avis du commandant en chef de iarmée navale, et des sentiments des neutres.
11 m Hwiit été facile sous le n" -iG18/2 du 27/1 de faire remarquer que j'avais Bimplemeni eoToyé dix Sénéjc;ialais comme plantons, et par un autre télégramme <lu môme jour, que deux compagnies de Sénégalais avaitnt été dirigées sur Salamino non par moi, mais par Paris. (Dinction des troupes coloniales). (Voir copie des dépêches aux annexes.)
De (Paris venaient d'autre part de nombreuses dcmantlos demi monts. Depuis le début des
opcraliuns j'ava sur la France une série de
suspt cts, de ' ''S, d'imlésiral»! <>
d'AthèiKs, do ^ , . ile France, ch< i ^ a