LA FIN D'UN RLGNE
qtn de Crète se rendent à Salonique. Le 8 juin les embarquements peuvent commencer.
Pour l'isthme de Corinthe, entrée Sud, il pourra être transporté un régiment d'infanterie et un groupe d'artillerie; ces troupes peuvent partir le 9 et le iO se trouver à leur poste; le débarquement est probable à Kalamaki. En même temps, deux compagnies de Sénégalais venant de Cor fou seraient débarquées à Centrée Nord du Canal. Pour ^Uhènes, j'ai deux régiments de la 30^ division, 3 ou 6 batteries, un escadron de cavalerie, les sennces d'une division. Le 3* régiment de la division sera en Thessalie, mais si je vois qu'il n'y a rien à craindre, je peux le faire rejoindre à Athènes. D'autre part, j'ai une bngade russe qui peut me donner un régiment immédiatement. Par suite, pour Athènes, il y a toute une division dont l' embarquement sera terminé le i f et qui, le 12, pourra commencer à débarquer au Pirée. Derrière, dès que les bateaux seront revenus, j'embarque le 58' chasseurs venu par le chemin de fer de Larissa, le second régiment de la brigade russe, le régiment d'infanterie de la 30" division, envoyé tout d'abord en Thessalie.
Pour l'opération même, à mon avis, il faut la mener vigoureusement, sans causer avec les Grecs, engager le feu au premier indice de résistance. J'enverrai 3 avions qui pourront bombarder le palais du roi. Je donnerai des ordres en conséquence au général Régnault qui commandera le tout et est commandant de corps d'armée. J'en ai déjà donné à l'amiral de Gueydon.
Vous me permettrez d'ajouter une remarque générale. En juin, en décembre 4 9 4 6 , j' ai immobilisé des troupes pour aller à Athènes. Ces troupes m'ont manqué pour les opérations et nous ne sommes pas allés en Grèce.
En 19 i S en Serbie, en 494 6 en Macédoine, il était possible de faire quelque chose, si j'avais eu des troupes: il n'a pu être rien tenté de décisif. En d'autres termes, l'occasion n'a jamais été saisie aux cheveux.
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ucja je crains que nous ne Vayons laisat >'< ■-.
Je vous en prie, que cette a/faire grecque soit rai
menée au point de vue militaire. Il y a là une
pour parer à tout incident tjeinnano-bubjare et
pas encore être une fois les dupes du gouvememerU
d'Athènes,
Veuillez croire à mes sentiments les plus dévoués.
Signé : Sarhail,
Je n'insisterai pas sur les pourparlers qui finalement amenèrent l'abdication de Constantin. Je dois cependant dire que si l'abdication unit par être ane réalité, tuut fut mis en œuvre pour !'. ' ' r, y compris, mémo à Salonique, par nos allié;^ ^liiis.
C'est à contre-cœur que 500 tles leurs me sont fournis pour descendre en Thessalie. Le chef d'élatmajor de l'armée i)ritannique, par ordre, sans aucun douto, cherche à savoir mes plans, pour les télégraphier, et ruiner notre action. Devant mon refus de le mettre au courant, il cherche encore à savoir, en me demandant si les 5lK) hommes useront du chemin de fer ou non, en mettant ainsi en avant l'éternelle question de ravitaillement.
Les royalistes travaillent d'autre part les contingents <le la défense nationale; il y a 700 d<' à la division de l'Archipel; les ofliciers d .i grecque refusent de marcher avec notre 80 de montagne. Ces à-coups m'émotionnont d'ailleurs peu. J'ignore également ou veux ignorer la marche des Italiens à travers I - ^'<''nizolistes. Je < ^ «'n circulation : occupation italienne de IKpiro faite pour rcp tndre à l'occupation franco-britannique i\o la Tlu'ssalie; gage territorial pris pour marchan.li'> fii' >ii)ililé ouverte à C'>n- < ii tu' ii les Napoléon en hr ;; rosité italienne.
LA bL\ UL.\ lii.u-Nr. 243
Le 1 j mil. ai)rès avoir VU M. Jonnart, je télégraphiais au (iernior paragraphe de mon compte rendu : « Accord complet ». Les opérations et i'interventioii militaires 8C 'iéruulaient conformément aux prévisions que j'avais exposées dans ma lettre dn 6. La légation britannique dévoilait en vain au roi de Grèce ce qui avait été décidé à son égard ; le haut commissaire voulut bien, comme il avait été convenu, appuyer ses revendications sur l'arrivée môme de nos troupes, et passer outre à toutes suggestions des légations athéniennes. D'autre part, dans la nuit du 10 au 11 juin, la marche sur la Thessalie fut entamée.
Le li un engagement eut lieu à Larissa, par suite de la fourberie du général Baïras et de deux colonels grecs. Sauf ce douloureux incident, tout se déroulait conformément à mes prévisions. Les chasseurs à pied occupaient Volo, et le 15, lorsque tout était terminé en Thessalie, j'envoyai les 500 Anglais qui devaient marcher; le 18, toute la Thessalie. était occupée, et je rappelai immédiatement le 58^ chasseurs, autant pour me constituer une réserve que pour montrer aux Alliés soupçonneux que je consi- ''•■•- 'opération comme heureusement solutionnée.
Je désirais pouvoir ouvrir éventuellement une nouvelle route qui abrégerait les traversées : Ie2i7juin j'occupais Itéa, assurant ainsi au sud de la Thessalie la p')ssibilité d'utiliser la route Itéa, Bralo. Le 29 juin, je n avais plus en Thessalie que 4 bataillons d'étapes et 4 régiments de cavalerie.
Le 2 août les 500 Anglais venus de Salonique quittaient la Thessalie, et le 7 août, il n'y restait plus de Fram^ais; seul, plus au sud, le 13« bataillon territorial «le zouaves tenait la route Itea, Bralo.
Parallèlementjje faisais remonterle détachement de
Corinthe : 157' et un groupe d'artillerie; ils restaient d'abord à Athènes après l'évacuation de la ville par la 30* division. Lft 2 août, toutes les troupes de Corinthe et d'Athènes se trouvaient près de Florina en réserve, à ma disposition. Le général Venel en Thessalie, le général Regnault à Athènes avaient remarquablement opéré.
Au point de vue militaire, tout avait fort bien réussi; au point de vue politique, Constantin n'était plus à Athènes; nous allions bientôt avoir à marcher avec une seule Grèce, celle du roi Alexandre, ayant pour président du Conseil Vénizelos.
Ce n'était pas évidemment tout ce qui aurait pu être fait pour la cause des Alliés; il y avait cependant quoique chose do nouveau.
Dans toute cette affaire, le ministre de la Guerre ne m'avait pas marchandé son appui et il m'avait linalemont télégraphié pour féliciter l'armée, comme l'indique l'ordre général n° 35 aux annexes.