‹ Mon commandement en OrientChapitre 65 sur 91 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

L'offensive contre le front grermano-bulgare.

(Avril 1917-24 mai 1917.)

Par mon télégramme n° 1326/3 du 8/2 (voir annexes), j'avais indiqué ce que je pensais pouvoir faire en Macédoine au printemps de 1917 : réunir les contingents serbes, qui restaient du côté de laMoglenica aux forces serbes de la Cerna pour pousser sur le Vardar, en pressant l'ennemi sur ses derrières ; c'était là l'acte principal; comme action secondaire, essai de percer le front, direction Topolcani; enfin, pour fixer l'adversaire, diversion vers la Struma, si les Anglais voulaient, pour la première fois depuis le départ du général Mahon, aller tant soit peu de l'avant.

A une nouvelle demande de Paris, j'affirmais que je ne faisais pas un roman, et que par suite, je ne proposais pas d'objectifs éloignés, que les opérations devaient avoir lieu en avril, après solution de la question grecque, et enfin que j'avais besoin d'artillerie lourde. (Télégramme 1329 du 9/2 aux annexes.)

Le 19, ayant été avisé que je devais me contenter

de rartillcrie lourde vieux modèle dont je disposais, je réporiilis suivant mon hal)itude : « J'attaquerai avec celle que jai. » J'indiquai ensuite que le point d'attaquo britannique sur la Struma était déjà changi' ; le général Milne m'avait fait connaître qu'il modifiait sa façon de voir, ce qu»» j'étais forcé d accepter pour qu'il veuille bien faire quelque chose. (Voir aux annexes télégramme 1401/3.)

Quelquesjours après, pour bien montrer ce qu'était le concours britannique, je linis par rendre compte • le la façon dont le général Miln^î comprenait sa subordination à mes directives.

11 était nécessaire qu'une pièce officielle posât nettement la question. (Télégramme du 22/2 n* 14il.) Le 4/3, je rendais compte qu'il ne voulait pas marcher, mais que pour y arriver, je lui redonnais tout son monde. — J'avais envoyé une brigade face aux Grecs pour le forcer à ra'obéir, comme l'indiquait !•» télégramme n* 1421. — J'avais d'ailleurs c 'ans nws tournées que son unique route de ra^ : . aent était en très mauvais état, malgré 15.000 travailleurs. D'aucuns m'avaient laissé entendre qu'il y avait là un prétexte pour continuer à ne pas s'engager. A mon avis, à des situations nouvelles, il faut des hommes nouveaux. Le générai Milne avait été envoyé pour que les forces britanniques fussent plus ou moins indépendantes; officiellement, elles m'étaient soumises; il fallait le relever. Mais co changement aurait dft être demandé en France; étail-< ■ \ terre nous traitant toujours en p i France d'ailleurs y avait-il <iii»d<iue. ehose de changé? Non éviilemmeuL Au maréchal Jollre avait succédé le général Nivelle, mais l'état^major avait les mêmes tètes : les mômos directives restaient toujours deboutri

Quoi qu'il en soit, je recevais avis que mon plan t consistant à faciliter les suc(U^s sur les autre?;

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