‹ Mon commandement en OrientChapitre 72 sur 91 · DIMINUTION DES FORCES BRITANNIQUES · texte numérisé non relu

DIMINUTION DES FORCES BRITANNIQUES

6 août), mais au fond, je retrouvais dans les continj/onts serbes l'appui que j'avais escompté, et que

avais été étonné de ne plus avoir pendant quelques urs, lors de l'offensive de mai 1917.

Les Russes également donnaient, dans leur secteur, toute satisfaction. En vain l'ennemi les tàtait presque journellement; ils montraient qu'ils savaient tenir leur promesse de fidèles alliés. Par contre, les Grecs semblaient vouloir s'occuper plutôt de leurs affaires et querelles intérieures que des opérations militaires.

J'avais essayé lors de mon séjour à Athènes (i juillet) de faire sentir l'impossibilité de faire quoi que ce fût avecl'état-major d'Athènes, les organes qui s'enchevêtraient, les intrigues dans lesquelles on voulait jeter et l'attaché militaire et le général qui était à la tête de la mission militaire, pour finalement tout faire échouer dans un des nombreux bu- Tpaux où se trouvaient encore des officiers élèves de

Vcadémie de Berlin. Je désirais que l'attaché mîlilaire, le général Braquet, qui connaissait à fond les Grecs et avait commandé la troupe sur le front français, fût à la fois attaché militaire et chef de la mission, ce qui éliminait le rouage parallèle du n^m'-va] nin.

Ce dernier avait rendu des services à SaioiiKjue I ms l'organisation des éléments vénizelistes; il ne pouvait arguer d'une hostilité quelconque de ma part ; car sur le front français, au début de la guerre, je m'étais opposé à une demande de relève faite à son '^eard; mais l'intérêt général réclamait la disparition

1 rouage qu'il mettait en action. Je dirais plus :1e général Braquet devait non seulement être le maître chez les Français en mission, mais également chez les Grecs au ministère, et je demandais à M. Vénizelos nii'il fût l'adjoint technique et écouté du ministre de

Guerre hellénique.

Ces modificalioDS n'avaient pas été sans provoquer des heurts et les Grecs pouvaient lai)cer dans la circulation le proj 4 d'une armée grecque autonome, pour aller seule, si c'était nécessaire, reprendre la Macédoine orientale.

Le préfet de Vodena de son côté ameutait le» Grecs contre les Serbes, et allait, malgré ma défense, jusqu'à Monastir pour faire de la propagande dans la division hellénique de l'Archipel qui était decec6lé.

La question de la censure grecque en regara de la censure italienne (c»dle-ci était faite par les lialiens) faisait enlin ro])jot d'une série de demandes. Ma dépèche du 9 août n'' 617." /^ (voir aiinoxo^; résumait la question.

J'y faisais dans le paragrapiu- o aim^iun a la iiutiquo de certaines personnalités grecques qui ont toujours joué plusieurs jeux et dont la principale était M. Politis, ancien professeur de droit dans une faculté française, qui, comme directeur aux Affaires étrangères, avait rédigé toutes lés dépêches sensation- . ucUes de Constantin, pois s'était rallié à Véniielos. ] Il me faisait faire une foule de dem i tr 16 re- ^

présentant du gouvernement grec à ^. ; je le&

accordais généralement, pour ne pas dire toujours ; mais M. Politis avait soin également d'envoyer à Paris le texte de ses demandes, pour créer autour tie Salonique une atmosphère spéciale. J'avais toujours haussé les épaules devant h\< mille et une intrigues qui se déroulaient sans cessi». 11 m'était profondément inlilTérent d'être attaqué par les journaux grecs. <t même par l'/Zc^/ta que jo savais à la solde de l'A:: gleterre ; j'avais été habitué en l'rance à ce genre lib p )lémique. Il m'était complètement égal qu'ltali<Misen mal d'Kpire ou d'Al î»ar

la Palestine ou la M . , et

orbi que je devais être rappeU^ en Franco pui 1"' "= obstacle à leurs (!•-•• ;m.i;..i... ;.....

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