DIMLXUTION DES FORCES BRITANNIQUES
transport de ses troupes du coté de Monastir, s'il le désirait.
11 y avait enfin à faire directement comprendre au général Ferrero que je savais que les Italiens dans un village, vers ou dans la zone neutre, avaient abattu les drapeaux grecs et français pour les remplacer par les drapeaux italiens, que les officiers du service de renseignements italiens se promenaient dans l'ex-zone neutre et faisaient de la propagande pour Rome, que les circonstances pouvaient me forcer à ne plus fermer les yeux sur de pareils agissements.
Notre entrevue (30 septembre) fut des plus courtoises. Je trouvai un général qui me parut être un chef, mais je fus forcé de constater — et je le télégraphiai à Paris, — que le succès des armes alliées était son dernier souci ; tout se résumait à faire au jour le jour de la politique pour l'après-guerre et à •issurer à l'Italie, contre n'importe quel peuple, la ]»ossession incontestée — et si possible sans s'engager militairement — de toute l'Albanie et même de territoires plus vers le Sud.
Je résumai mes impressions dans le télégramme n® G9:i7 au ministre de la Guerre.
€ Comme je vous Cavais fait pressentir, général Mom-
belh a répondu par une fin absolue de non recevoir à
ma suggestion de mettre Italiens aux lieu et place
l'une division française au nord de Monastir et a ajouté
"'néral Cadorna avait réclamé action énergique à
al Foch et à gouvernement italien pour que con-
nigent italien vienne simplement région des lacs et
faire front uniquement de Vallona aux lacs.
Général Ferrero que je viens de voir a été plus loin. Je lid ai parlé attaque en commun. Il m'a répondu : 4. Pourquoi faire? Italie veut Albanie et vous attaquez avec Essad qui est contre nous. Il est donc inutile de conquérir. » Je lui ai parlé résultats à obtenir sur
ennemis. Il ma répondu uniquement par résultais à obtenir après guerre. Il a d'ailleurs été charmant et nesl quun inslrujnent inielligenl au service de Cadurna,
Sur sa demxinde, lui ai expliqvé rpie Korilza avait été occupé pour sécurité mon flanc; a pai'u étonné que je nai pas poursuivi un but politique dans cette occupation.
Pour montrer mon unique préoccupation militaire^ lui ai dit d'occuper les deux villages grecs en litige dans vallée Sarandoporos, comme vous m'aviez e'pentuellement autorisé^ mais j'ai nettement conclu en lui disant que Italiens ne pouvaient aller à ma gauche quand je pouvais maintenir cette gauche avec des éléments d'étapes, quand les Italiens m'étaient nécessaires sur mon front, quand cette gaucfie était le seul point oit éventuellement je pouvais manœuvrer et faire quelque chose, manœuvre que je puis seul poursuivre avec les Français qui écoulant mes ordres sont toujours prêts à faire face à tout'js les • .et ne sont pas hypno-
tises par des bulji polii^ près gitetTC.
Il a, je crois, compris, »