‹ Mon commandement en OrientChapitre 76 sur 91 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Quels résultats tangibles avaient donnés mes vingt-sept mois de commandement? ^

Il pourrait être répondu que le hibou trouve tou-

irs très bien ses enfants.

il pourrait être dit — et il a été dit — qu'évidemment il y avait eu des succès, mais que la possession des terres rédimées n'était pas assurée parce qu'il n'y avait pas une série de défenses de Monastir à Salonique pour parer à un revers éventUv^l, puisque Salonique seul avait été l'objet de toute l'attentl n et que Athènes n'avait pas été le sujet de la même sollicitude.

Qu'il me soit permis de faire remarquer que pour ^, fendre des lignes successives, il faut de l'artillerie, et des réserves; j'avais dû jeter sur le front tout l'armement de Salonique, et je n'avais pas assez de chevaux ni de tracteurs pour être à peu près certain de pouvoir retirer mes canons lourds ; et d'ailleurs avec des alliés comme les Italiens, qui ne songeaient qu'à quitter le front macédonien, pour aller vers Santi-Quaranta, comme les Serbes qui voulaient — et avec raison — fouler le sol d'une parcelle de leur patrie, un repli quelconque pouvait-il être envisagé? Une retraite stratégique ét^it-elle possible

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d'autre part, en laissant en l'air une aile, comme le fait se serait produit à la hauteur d'Ostrovo par exemple? Quant à Athènes, pour pouvoir la couvrir ou so roplier dans -sa direction, il aurait fallu avoir en Grèce des ravitaillements de toute sorte, et tout ce qui était envoyé suffisait à peine à Saloniquc; i' était impossible de dédoubler les services de larrièr»

Le front macédonien, tel qu'il avait été constitua devait donc être défondu.

11 nous assurait en effet toute la Macédoine occidentale, une partie de la Serbie avec Monastir, le Casa de Koritza, l'avancée de Pogradec, ce qui permettait de réserver l'avenir, et de pouvoir causer sur TAlbanie.

Le maintien sur ce front garantissait, en outre, imlirectcment la sécurité d'Athènes, puisqu'il n*y avait aucune communication so dirigeani sur la vieille Grèce qui ne fût maîtrisée, et, je le répète, parce que le flanc de notre dispositif général était gardé; l'ennemi ne pouvait, vu le terrain, faire une véritable manœuvre par le Skumbi ou l'Albanie, quoi qu'cM aient dit les surstratèges de Chantill} Provins ou Paris.

Faut-il ajouter que ce front avait déjà été consen > mal^'ré les demandes italiennes et les suggesti.ui britanniques? Faut-il rappeler qu'un amiral britan ni(iue s'étonnait devant moi que nos dépenses pou arriver à ce résultat fussent aussi peu élevées, qn nos installations à Salonique (bien entendu lorsqu j'y commanilais) fussent aussi pou coûteuses? Est-i cnlln nécessaire de mentionner que celui que I» Grecs appelaient Hup«d le Xll* n'était plus sur I trône, et que le kais»T n'avait iiliis ain-i .l'aljir «•: Athènes?

Ces résultais oui <.\i.'>u,, unij^n ii-> i.iiiur> i >sources en personnel et en matériel envoyées h. Salouiquo.

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