‹ Mon commandement en OrientChapitre 79 sur 91 · ANGLAIS · texte numérisé non relu

ANGLAIS

Comme j'en ai rendu compte, mes rapports avec les Anglais sont excellents. Ceux des Anglais avec les Grecs sont plutôt tendus. Je m'entends personnellement très bien avec le général Mahon. Je désirerais par suite que les renforts envoyés ne créent pas une nouvelle mise au point. Je voudrais surtout qu'il n'y eut pas enchevêtrement avec les troupes anglaises des Dardanelles. 11 est déjà assez difficile de mettre ces troupes en mouvement, même lorsqu'elles désirent marcher, ce qui est actuellement le cas, pour que des complications de commandement ne viennent pas encore créer des points morts.

Les Anglais occupent actuellement notre extrême droite, ils sont en deuxième ligne: peu à peu il est entendu avec le général Mahon qu'ils passeront en première ligne et en tout état de cause qu'ils continueront à arriver sur le front où ils s'établiront tout d'abord en deuxième ligne. Les troupes débarquées n'ont pas encore toute là solidité désirable vu la qualité de leurs cadres qui malgré toute leur bonne volonté présentent encore de grosses lacunes dans leurs connaissances militaires.

Qu'il me soit enfin permis de faire remarquer à nouveau l'opportunité qu'il y aurait de pouvoir disposer de la ligne ferrée de Salonique-Doiran, ce qui donnerait aux Anglais tant qu'ils n'iraient pas au delà de Stroumitza-Station et Gradée, une ligne de communication indépendante, ce qui est un avantage indéniable pour toutes les avances et surtout pour l'arraée anglaise dont les équipages, ravitaillements et transports ont un développement tout spécial.

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