SERBES
Mes rapports avec les Serbes se résumaient jusqu'à ces derniers 'ours en des copies de télégrammes serbes émanant du G. Q. G. serbe ou de tous les généraux commandant en Macédoine, que m'apportait le capitaine Marinkowitch. Deux lieutenants-colonels viennent successivement de mètre envoyés. L'un d'eux, officier de réserve, voulait aller voir ce qui se passait dans une de nos divisions: je n'ai pas voulu et l'ai envoyé en mission à Monastir pour me renseigner de visu sur la situatim et les intentions du cora-
314 MON COMxMANDEMENT EN ORIENT
mandemeut serbe de cette région; l'autre m'a oetiement demande où, quand, comment, j'allais entîn apir, afin qu'il pî: - -venir le maréchal Putnik; je le lienUrai au courant esiire que journellement je ju^'erai utile, possible ou u^.' ■ Il ne faut pas non plus oublier que la dissémination des • 1 1 ihcoric des petits paquets, l'emploi des réserves suivant cessité d'un moment sont les bases mêmes des conceptions d . commandement serbe. Je n'ai qu'à me rappeler les télégrr diurnes et nocturnes demandant renforts, aide, protection ou secours tantôt à Nisch, tantôt a Uskub, Vêles, Monastir, sans songer aux efTectifs, aux espaces à couvrir, au temps nécessaire pour arriver. Je laisse de côté l'idée poursuivie à maintes repriset d incorporer des bataillons ou batteries françaises dans les rangs serbes; a l'heure actuelle, une idée analogue se fait jour; 1m Serbes ont des officiers sur le réseau Guevguéli, Krivolak qui dirigent l'exploitation delà voie ferrée faite par des employés cItUs; bien que n'ayant plus a ravitailler leur armée, plus à transporter des Serbes, ils continuent a vouloir cette exploitation, qui ne donne nullement ce qu'elle pourrait donner, non par suite du mauvais vouloir mais à mon a\is par suite d'inexpérience. Cet
état de choses doit cesser ; il est d'autant plus urgent dy p -
que nous n'avons que neuf locomotives serbes, peu de v pas datelier de réparations et qu'il ne fi"' ' '-^ •.. i,,,r cet embryon de matériel par une exploitât ("^ [uilnt particulier mis de côté, il ne . - ~ se trouvent actuellement dans une situation , qui excuse leurs démarches incessantes. Que fait pour eux? Il est nécessaire pour le savoir de jeter un coup d'œil sur les forces dont je dispose, sur le temps qu'il faudra pour pouvoir les engager et de ne pas oublier que jusqu'au moment où nous serons à pied d'œuvre la situation des Serbes dtvra fatalement empirer.
Effeotifi. — En arrivant le U octobre à Salonlque, J'ai trovf« I«
division (iSft*) retour des Dardanelles. 11 a ' " après cette date pour pouvoir la porter ce La moitié il ' t^ avalent laisse, le.^
autres leur nnW., d'autres leurs
ou au cap HiMi..>; ir. laïus avalent m'-^ matériel ou le personnel qui leur ^> '■' itlus de 500 hommes n'ayari' ' irs (le montagne avalent
,1 iiis l':irtinpri.< mont.-.'
•irs
In
liii. > !v> le
régiment
d'officiers on du train inexistant. Je veux bien oublier que les officiers sont restés plusieurs jours sans tente, ni cantine, ce matériel ayant été laissé je ne sais où. Je dois néanmoins ajouter que si l'état général des hommes et des animaux était bas, le moral des officiers et de la troupe était bon ; il n'en est pas moins vrai que la division Bailloud était inorganisée et latiguée, qu'aujourd'hui elle est organisée, qu'elle a donné, mais qu'elle est encore très fatiguée.
La 57» division a été lancée en avant dès que je l'ai pu ; il ne faut pas «n effet perdre de vue que, étant donné le faible nombre Je marches possible sur la voie ferrée, aucune de ces marches ne doit être inutilisée: pour cette raison, je n'ai pas craint de brusquer un peu notre expansion vers le nord et de pousser jusqu'à Krivolak dès que j'ai eu la 57* division, une partie de la 1S6< n'étant pas alors transportable.
La itJ' division n'est pas encore complètement débarquée , j'ai fait pourtant transporter une brigade et un groupe voulant montrer aux Serbes que nous voulions faire quelque chose.
J'ai été averti qu'outre ces trois divisions je recevrai : un régiment de chasseurs d'Afrique, trois bataillons de zouaves, trois batteries à cheval.
J'ignore si ce sont là les altimes renforts de l'armée d'Orient.
Opérations — Une récente dépêche m'a annoncé que 'es Anglais recevraient quatre nouvelles divisions (la iî' a commencé à débarquer: j'ai été avisé que la 28» division est en mer;. Il était en outre dit que les Anglais devaient tenir de Guevgueli à Krivolak et que les forces françaises devaient opérer sur Vêles.
A l'heure actuelle, la I5û« division couvre de Guevgueli a Gradée, la 57» division de Gradée à l'embouchure de la Cerna ; la 121» division opérera sur la rive gauche de cette rivière.
Il est certain que, même en se pressant, les Anglais mettront trente jours pour relever la 156* division des divisions qui arrivent n'ont pas toutes leurs équipages]; il est non moins certain que si on veut avoir une réelle sécurité dans cette zone, et c'est la une nécessité puisque Guevgueli est le point le plus rapproché de Salonique. puisque, le pont de Stroumitza rompu ou abîmé, les communications deviennent presque impossibles ^le Vardar torrentueux ayant deux cents mètres de large, il faut occuper très sérieusement le pays; deux divisions anglaises sont un minimum à désigner pour Jouer ce rôle.
D'autre part, en raison du faible débit de la voie ferrée au delà de Guevfueli, il y a tout lieu de croire que la 156- division ne pourra opérer que vers le 15 décembre sur une nouvelle zone.
Jusqu'à cette époque je disposerai pour pousser de l'avant de la isi' division et dès que je le pourrai, si les transports m'amènent les chasseurs d'Afrique et les zouaves vers le 15 ou le îo, de
ces éléments, qui même dans cette hypothèse ne pourraient donner que vers le 25 au plus tôt.
Le problème à résoudre est par suite très simple : Qae peut-on faire avec la I2i* division, cette unité ne pouvant pas être soutenue avant le 33 au plus tôt par coo sabres, 3 bataillons, 3 batteries?
Que peut-on Taire avec cette division et les cléments précités jusqu'au 15 décembre?
Que pourrait-on faire enlin avec une division de plus le 13 décembre ?
Pour répondre, il semble nécessaire de regarder l'ennemi. J'admefts que la 156* division, puis les divisions anglaises conserveront l'intangibilitc de Guevguéli, Stroumitza: je ne doute pas que la 57* division, malgré les attaques auxquelles elle est en butte, tiendra Krivolak et sa zone défensive, la iii' n'aura donc affaire au début qu'aux Bulgares arrêtés devant Prilep par le détachement serbe Dimitrievitch, soit une division, s'il est permis d'espérer que les Serbes tiendront sufflsamment sur le front nord et est; dans ces conditions la \îi' division peut dégager Prilep, soit en opérant sur le flanc adverse, soit en agissant sur ses derrières. Mais à mon avis s'il y a une division bulgare, soit 12 bataillons qui peuvent être concentrés de ce côté, il n'est pas possibfe d'escompter une marche sur Vêles (soit 30 kilomètres), il faudra attendre; l'arrivée des chasseurs et zouaves ne peut que compléter la protection actuellement précaire de la voie ferrée ; le 15 décembre, quand la 156' division sera disponible, si le pont de Krivolak que Je fais reconstruire est terminé, cette division pourra opérer sur la rive gauche du Vardar; un effort serait alors à tenter par les deux rives du Vardar sur Velès. A ce moment, les Serbes au Nord et à l'Est auront-ils assez tenu pour que les Bulgares ne puissent détacher de nouvelles forces vers Vçlès? — Personne ne peut l'aftlrmer. — Si, oui, Velès sera repris: sinon la lutte probablement de tranchées s'organisera de ce côté.
Pour arriver à un autre résultat, il n'y a qu'on moyen : envoyer de nouveaux renforts français et hâter leur envoi.
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J'ai eu l'honneur de voas envoyer le 8/h par l'intermédiaire du colonel Bousquier qui rentrait en France, une note sur la siluaiiiii de l'armée d'Orient, et les possibilités d'action que J'envisageais.
Je me permets aujourd'hui de compléter ces derniers, conformément aux désirs exprimés dans le dernier paragraphe de votre télégramme en date du c/ii n» 68 40.
Je ninsisterai pas sur la question organisation. Il me paraît cependant indispensable que vous sachiez qu'une série de solutions ont vu le jour maigre moi ou indopeadamment de tout accord avec létat-major de l'armée. Je cite au hasard. J'avais demandé que les bataillons soient à l.OOO hommes, ou qu'il me soit envoyé une réserve d'infanterie ; j'ai reçu des bataillons à 700 ou 800 hommes.
J'avais été informé que l'armée devait recevoir une ou deux divisions de cavalerie, par suite dune indiscrétion, et J'avais insisté auprès de M. Millerand, ministre delà Guerre, puis de M. Viviani, président du Conseil, pour ne pas recevoir cette masse de cavalerie, qui ne pouvait que me gêner dans la tournure future des opérations ; j'ai été avise ofllciellement, que je recevrais une division de cavalerie, et ce n'est que sur mes nouvelles instances que cette division a été remplacée par un régiment fl'infantcrie et un de cavalerie.
J'avais plusieurs fois réclamé de l'artillerie de montagne; j'ai été informé que la 122* division viendrait uniquement avec des 75 et il m'a fallu télégraphier a nouveau pour avoir des pièces de montagne absolument indispensables ; d'où perte de temps, et il faudrait cependant agir ici au plus vite.
Je passe sous silence que la proportion d'artillerie de montagne que j'avais sollicitée n'a pas été accordée.
J'avais demandé au moins un équipage de pont d'un type spécial; je n'en ai pas encore, et le Vardar est infranchissable, et il a fallu que j'achète quelques canots pour couvrir au moins d cléments légers les positions dominantes qui encerclent nos camps.
J'avais demande des ambulances de colonnes mobiles ou coloniales ; j'ai reçu une série d'eleménts simplement retirés du front français, et les évacuations ne peuvent encore, dans certains secleurs, se faire qu'à dos d hommes ou par des moyens de fortune.
Je pourrais faire d'autres citations ; je me contenterai à un point de vue plus élevé de dire que l'organisation dune armée est fonction du but à atteindre ; a l'heure actuelle, avec le recul serbe, pour pallier la situation, pour faire quelque chose, je ne puis que demander une fois de plus, que l'armée ne soit pas réduite à un rôle de garde-barrière sur la voie ferrée ; il est nécessaire qu'elle avance et comprenne quatre corps d'armée.
Vous avez bien voulu ni'indiquer que dans l'avenir, j'étais appelé à dégager Velès, l'armée anglaise tenant de Guevguéli à Krivolak. Je vous ai rendu compte, par ma note précitée, des conditions de temps qui semblent nécessaires pour réaliser ce programme. Si
t'avais été questionné à ce sujet, j'aurais fait remarquer qii« j'accumule à Guevguéli des approvisionnements, des ;'•>•'„.:... que, si les Anglais vont jusqu'à Krivolak, il sera ;
de ne pas leur céder la place ; d'autre part, la vu;^ . .. «...
secteur, ne peut se garder uniquem'înt par des fractions sur l.i voie ; il m'a fallu dejàprendre de l'air et m'élever à la suite d eii gagements parfois sérieux, jusque vers la frontière bulgare ; l:ii^ ser les Anglais seuls tenir ainsi la porte de toutes nos comm m. calions est sûrement un concept réalisable, mais qui ne ma: pas d'une certaine hardiesse; j'aurais peut-être hésité à le pri ,. ser ; en tout cas, comme la ligne défensive à couvrir a plus de 25 kilomètres, si on veut la raccourcir, il faut franchement enlever le col de Kosturino, faire tète de pont sur la vallée de Slroumitza. en un mot, menacer les Bulgares chez eux, et non être menaces par eux chez nous ; il y a là une opération qui s'impose: je la prépare ; aux Anglais de la faire ou de l'achever.
De Demir-Kapou à Krivolak, je n'ai que de faibles détachements ; la If^ne n'est pas à l'abri d'une insulte, ni par le fusil, ni par le canon, en de nombreux points. Il faudrait que nous jetions du monde sur la rive gauche. Ce sera évidemment l'afTaire des Anglais, au fur et à mesure de leur arrivée, mais il n'y a pas à se dissimuler qu'il s'écoulera des semaines avant que leurs troupes do renfort annoncées puissent arriver stjr ,-,^ i>.Mnt et Jusqu'à ce moment, si je n'ai pas de renforts fra. lorcè
de vivre la vie actuelle si périlleuse pour mes ra\ ,;s.
A Krivolak, même, les Anglais devront avoir une dinsion pour tenir réellement en avant ce point qui est journcUement bombardé.
Je vous ai indiqué ce que Je pouvais faire avec les forces actuelles de l'armée d'Orient, dans ma note susvisée. J'ajouterai que les renforts que j'ai demandes permettraient d'envisager les opérations sous le Jour suivant:
Une 4* division serait nécessaire pour opérer au plus vite sur Velès par la rive gauche du Vardar et unes» pour tenir le pays vers Islib. la division Bailloud relevée par les Anglais irait alors vers Prilcp. au lieu d'être destinée à la marche sur Velèa, pour appuyer notre gauche.
Deux nouvelles divisions sont en rës umé Indispeosablee pour que la Macédoine jusiju'à Velcs soit i nous.
Il nous en faudrait seulomont deux de plus peur pousser jusqu'à Uskub, et avec une S', il serait possible do nous relier aux troupes que nous enverrions vers Istib
Il n'y a là qti'un aperçu au point oiTrusif. mais si les Serbes tenaient, ou si les circonstances venaient en aide, il serait a mon avis ImlisiMMisablo pour arriver à une solution, de pou^sdr fraochemcul a l'otTensivo, Franchis et Anglais : direction Soda.
^ i2. — Télégramme du 47/44 494 S.
\ j luiii r.iivhtia^. . iicsume eutrelieu.
A; Effectifs. — M'a annoncé arrivée Î3« et W divisions, î7» division probléinatiquement. Lui ai dit que ces eifectifs étaient insufflsants et que j avais toujours de-.aandé 4 corps d'armée français. N'ai pu lui dire que Anjîlais n'étaient bons qu'en 2' ligne. Je n'ai pu encore arriver à en mettre en i", ne poutant exprimer qu'un désir au lieu de donner un ordre.
B; SaZonfgu«. — Lui ai fait voir que cette vilje était complètement aux Grecs, qu'ils nous y toléraient, que pour s'y installer et la dé-fendre, il fallait avoir une armée de 300.000 hommes minimum.
C) >ituation en Serbie. — Lui ai montré que faute de roules une évacuation du territoire occupé présenterait des difficultés très sérieuses et une durée longue, même sans être pressé par ennemi.
D) Démonstration navale.— Ai dit qu'il fallait arriver à une situation nette, exiger démobilisation ou au moins retrait de toutes les troupes grecques dans garnisons de paix. Ne me suis pas montré hostile a une évacuation zone voisine de Salonique par Grecs. Ai émis l'idée du renvoi du haut état-major grec entièrement germanophile et occupation Monastir par Grecs comme pomme de discor'' • ''■•'"• l'avenir.
I on. — La Qrèct ne nous sera plus hostUe et noiis
fer , '.e chose si je dispose de 4 corps armée française et
si Anglais ont forces sérieuses. La rapidité d'envoi des renforts est un facteur aussi important que celui de leur envoi.
Vf Lord Kitchener semble vouloir abandonner Dardanelles, a insiste sur Egypte menacée et avec elle Algérie et Tunisie, voudrait défendre Suez ou avant par main-mise sur Alexandrelte, a trouvé de ce côté résistance de la part de la France qui oublie solidarité d'Algérie et d'Egypte et ne se rappelle pas qu'opération en Serbie est œuvre exclusivement française et qu'Angleterre s'y est associée.
G> En le quittant lui ai exprimé avis que si très rapidement il n y vait pas ici 300.000 hommes au moins, la situation était com- 1 M t '.ont compromise.
N° 13. — Télégramme sur le rôle futur de V armée.
Primo. — La retraite générale serbe, l'intanglbilité annoncée des eirectifs actuels de l'armce française, l'arrivée des forces anglaises qui ont pour unique diiective de rester à Salonique et dont les moindres mouvements ne peuvent être exécutés qu'après assentiment venu de Lemnos soumettant généralement le cas soit a lord Kitchener soit à Londres, constituent une série d'éléments à considérer pour savoir ce qu'il est possible de faire en Orient.
Secundo. — En en tenant compte, eu me rappelant les instructions souvent renouvelées de ne pas me laisser couper de Salonique et de ramener si possible à Salonique les trois divisions actuellement en Serbie, j'ai décidé de replier toutes les troupes françaises de Serbie en Grèce. L'opération a commencé. J'essaierai de la réaliser avec calme et méthode en repliant d'abord tout le matériel puis les troupes.
Tertio. — Mais ce résultat atteint, supposons le sans à-coap, sans accrochage sérieux avec l'ennemi, quel rôle va échoir à nos troupes? Vont-elles rester Inactives autour de Salonique ou seront-elles uniquement occupées à y constituer une place du moment: devront-elles au contraire se préparer à une nouvelle action soit en Thrace soit en Bulgarie, soit sur tout autre point? Il est nécessaire d'être tixé a ce sujet pour disposer ces troupes d'une manière adéquate à leur futur emploi et à un autre point de vue, pour rendre inutilisables ou non les voies de terre et de fer de la Serbie.
Quarto. — Je vais donner l'ordre de détruire le tunnel de Demir-Kapou et le pont du kilomètre li3, estimant que jamais plus l'armée n'aura à utiliser cette partie de la voie ferrée, soil pour gagner Istip et Kustendil, soit pour aller vers Vêlez : et que par contre il y a un réel intérêt a interdire à l'ennemi d'amener rapidement du canon sur la frontière grecque ou a Salonique. 'r.)ulrr. is si dans l'avenir il fallait envi^agor une action contre la |{Ml:4.irie, direction Solla, il serait irrationnel de procéder à «es (!• structions. il faudrait en tout cas conserver le pont de Stroumitza et la gare de Guevgueli pour permettre d'avancer par la Slroumica;je vais plus loin : il y aurait lieu de regretter d'avoir évacué la crête frontière vers Kosturino qui coûterait cher a reprendre.
Quiuto. - Je n'envisagerai pas toutes les bypollièses qui pour*
lient se produire entre If frontière grecque et Saloniqtie suivant rattitude grecque, la poussée bulgare seule ou la pression germano-bulgare. Il y a trop dinconnues pour pouvoir résoudre Téqualion à poser. Maisenrae tenant a Tunique donnée notifiée: « se réunir à Salonique et s"y fortifier » Je crois nécessaire, m^. ,;. r, )r !a défense seule de Salonique, de connaître les opéra Meures a en;.'.a;:;er. Si un mouvement offensif vers la Bu i en effet probable, il ne suffit pas de fortifier solidemeul Salonique à toutes fins utiles; il faut maintenir ou créer des avanct es. Si Salonique seule est à conserver pour des raisons qu'il ne m'appartient pas de rechercher, il faut mettre la place ri même non seulement de résister mais encore de durer long-
>o\to. — En laissant de côté la question militaire qui est seule dans mes attribuilons, peut-^tre y a-t-il un intérêt politique ou diplomatique à demeurer a Salonique? Si cet intérêt n'existe pas, il serait préférable de rembarquer nos troupes dés leur retour â Salonique.
n aj.; ' it aux Grecs de déf'^ndre leur territoire et l'em-
pereur ne arriverait peut-élre plus difficilement à ré-
soudre le ju »)ijiL-iue balkanique que si les Alliés restaient à Salonique soit comme spectateurs, soit même comme acteurs. Sans doute ce retrait amoindrirait notre prestige en Orient. Mai.>^ si nôtre activité se portait sur un autre point, il ne nous enlèverait pue l'espoir d'obtenir la décision poursuivie vainement jusqu'à présent sur le front occidental et qui serait peut-être possible de rechercher encore dans ces régions avec les effectifs voulus.
^}uoi qu'il en soit, je crois qu il faudrait non pas riposter à
imemi mais lui imposer l'initiative de la conception et surtout l'exécution.
N* 14. — Le général MoschopouloSj commandant le 3« corps cTarmée, à montieur le général Sarrail commandant Carmee d Orient.
j ai 1 M 'iiii-ui (ir v.jus informer que d'après les ordres que je
ns de recevoir du gouvernement hellénique, j'ai donné les ins-
ii.,oc n..,-..>:^iires au colonci detat-major Pallis, chargé de
tre état-major au sujet de différentes questions.
., - donc de vous faire connaître que je n'assisterai
s aux réunions qui auront lieu dans ce but.
Veuillez croire, mon général, à ma profonde estime.
N» 15. — Vrocèf -verbal de la conférence tenue en décembre 4945 à Salonique au quartier général de t armée d Orient entre les représentants de V état-major général de C armée grecque et les autorités militaires françaises et anglaises.
Première séance (9 dccemJsre 1915).
Etaient présents : MM. le général Sabbail, le général Mavoh, le colo/iel Palus, le commandant Staicos, le colonel Fillo.n.nbac.
La séance est ouverte à 15 heures 15.
Le colonel Pallis déclare qu'il n'a pas pleins pouvoirs, et qu'il doit, en principe, soumettre à son gouvernement toutes les questions qui seront posées ou les propositions qui seront faites, sur certains puiuts, il a reçu pour instructions de ne pas entrer en discussion.
Le gênerai Sarrail fait connattre qu'il se propose, en se plaçant a un point de vue purement militaire, de traiter successivement cinq points :
1» La question des batteries de côte;
S* La question des chemins de fer;
3* La question des fortifications ;
4* La question de la garnison de Salonique;
5* La question de la zone actuellement occupée par l'armét grecque :
!• Question des batteries de côte :
Il s'agit, dit le général Sarrail. des batteries de Kara-Boruintt du Vardar, qui commandent la rade. Il est certain qu'on y a beaucoup travaillé, qu'on continue à les renforcer. La continualion du programme— si programme il y a — «i île ainsi, no parait pas justidoe par la crainte d'une \<^ iiii' du dehors; \ct> flolles des empires du centre n c\i>[«'ni pas. i:. litre qui ces préparatifs sont-ils donc faits' Pour écarter toute ion, il semble qu'il y aurait un procédé à trouver, qu'il iidrait, par exemple, d'admettre une occupation mixte, dès
IIS txn^'lais et français ét;'nt placés à côté des officiers
;..M. >. .Ml (!'• ilrsariiicr les batteries, ou encore de les évacuer. Le k«ii.iaI SAirail unit»' les représentants du gouvernement grec à faii.' (ounatlrola solution qui leur agréerait le plus.
Le colonel Pallis déclare que sur cette question S. M. le Rot
s'est entretenae avec lui, lui a déclaré aTOir donné sa parole que jamais ces batteries ne serviraient contre les navires anglais et français, et vouloir, en conséquence, que rien ne soit cliangé à l'état de choses actuel. Le Roi lui a môme interdit de discuter le fond de la question.
Le colonel Pallis ajoate, que si on fait encore des travaux, on peut les interrompre et propose de télégraphier à son gouvernement en vue de la cessation immédiate de toute espèce de travaux. Mais il répète que S. M. le Roi a donné les assurances les plus formelles et engagé sa parole, notamment dans son entretien avec lord Kitchener, au sujet de ces batteries, qui ne seront jamais employées contre les forces anglo-françaises. M. Eliott en a informé le gouvernement britannique.
Le général Sarrail prend acte des assurances ainsi données ; il estime que, dans ces conditions, il suffira que tous travaux soient interrompus, et que les batteries, sans être désarmées, ne conservent qu'un personnel réduit, composé de quelques sous-offîciers et des hommes indispensables à leur garde.
Le colonel Pallis croit que sur ces bases l'entente est facile.
2» Question des chemins de fer :
Le général Sarrail déclare qi:e l'exploitation est mauvaise et crée les plus grandes difficultés pour les transports militaires anglo-français. On reste parfois trois heures dans une station pour faire des manœuvres. La préparation d'un train pour les blessés exige souvent 24 heures. Il y a de graves défauts dans l'exploitation et la direction. Un changement radical s'impose. Il est indispensable tout au moins de placer des agents français, des commissaires militaires, à côté des chefs de gare. Le colonel Pallis demandant au général s'il croit que cette direction en commun donnera de meilleurs résultats, le général Sarrail répète que l'intervention de commissaires militaires français est nécessaire. Il ajoute que le nombre des wagons disponibles est très insuffisant, que sur certains points il y a des \\agons inutilises. En ce qui concerne la ligne de Doiran, son débit est à peu près nul. On ne peut presque jamais s'en servir, sous prétexte qu'elle est affectée au ravitaillement de l'armée grecque.
Le colonel Pallis fait observer qu'au début la ligne de Guevgnéli a seule été mise à la disposition des .\lliés pour leur expédition en Serbie. La ligne de Doiran a été, en principe, réservée exclusivement pour l'usage du gouvernement grec, et ce n'est qu'exceptionnellement qu'on a permis à certains trains d'y circuler pour les besoins des troupes anglo-françaises.
Le général Sarrail fait remarquer que c'est justement contre ce procédé qu'il s'élève. Il signale qu'on a fait passer certains i^agons plus ou moins subrepticement sur la ligne de MonasUr.
Le colonel Pallis déclare que le gouvernement grec n'a cessé
de vouloir agir avec la plus grande franchise, mais qu'il ne p«at perdre de vue les besoins du ravitaillement de son armée
Le général Sarrail dit que l'on exagère à plaisir, vu qu'A sait très bien ce qu'exi},'e un ravitaillement quotidien, et que sans méconnaître les besoins de i'aruiée grecque, il est indispensable d'arriver à un débit plus fort et plus régulier sur la ligne de Guevgueli et aussi sur celle de Doiran, dont la situation militaire actuelle exige unefutilisation elTective.
Le colonel Pallis promet de conférer areo M. Messala poiir résoudre sur place les questions qui se posent ,- sinon, il demandera des instructions à Athènes. Pour préciser, il demande coni' bien de trains seraient nécessaires a Tannée anglaise sar la ligne de Doiran.
Le général Mahon répond qu'il demande en moyenne deux trains par jour, dans chaque sens, pour le ravitaillement et l'évacuation, avec la possibilité d'avoir, à certains moments, six trains par jour, dans chaque sens.
Le colonel Pallis demande s'il est arrivé souvent qne des demandes concernant les transports militaires sur la ligne de Guevgucli soient restées sans résultat.
Le général Sarrail répond afllrmativement.
(La séance, suspendue a I5heares sn, est reprise à le heures 05.)
3' Question des fortifications .-
Le général Sarrail dit qu'on n'a jamais eu l'idée de fafre de Saloniq'ie une place forte. Mais après rachèvement du r. tuclleinent commencé et le retour des troupes anglo-fr;-. en territoire grec, il devieut nécessaire d'envisager les coudilioas dans les<iuelles on pourra se retrancher. On ne peut attendre que rptnncmi soit à to kilomètres de Saloniqiie pour faire des tramlues. Si l'armée bulgare suit en territoire grec les forces
ffî! -uses et anglaises, un point d'ari-ét solide est n -^ à
. i. D'ailleurs les moyens d'exécution ne manq la
iM>i> ilatiou civile, les rét'ugics fourniront même une p...v.. v^c la main-d'œuvre.
Le colonel Pallis croit devoir rappeler nne déclarftiiVi" r/..-Am- ,mciit faite par S. M. le Uoi, et qui a d'ailleurs un c !a
fois diplomatique et mlilaire. Le Roi a déclaré que. jt.
les opérations des armées anglo-françaises ne pouvaient plu» avoir le but qu'on s'rtail primitivement proposé de leur donner, et iiuo. si ces armées se décidaient à se retirer en-decà de la frontlèrejcrecque pour quitter la Macédoine et Salonlque, il prenait la responsabilité de garantir que tout accès des troupes allemandes, autrichiennes et bulgares sur le territoire grec serait interdit, \\x frontière grecque di^t-ellc être défendue par les armes.
Le général Sarrail dit qu'il ne peut Irviiter qtitine question purement militaire, et que, ne sachant pas si rennemi franchira ou
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ne franchira pas la frontière grecque, il doit se fortifler immédiatement sur le territoire où il se trouve. D'ailleurs il en a reçu deux fois l'ordre de son gouvernement.
Le colonel Paltis fait connaître que la déclaration émanant du roi a été faite au colonel Braquet, attaché militaire à Athènes. 11 dit que son gouvernement considère tout établissement d'une forliOcation sur le territoire grec comme une violation de la neutralité. Sans doute, le gouvernement grec ne tentera aucune action pour entraver celle des armées anglo-franraises, considérées comme les armées de puissances amies ; mais il élèvera une protestation énygique et prendra toutes les mesures nécessaires pour manifester son intention de conserver la neutralité. La démobilisation pourra être l'une de ces mesures.
Le général Sarrail répond qu'il ne peut renoncer à une mesure de sécurité essentielle. Il ne peut risquer detre surpris par les événementi.
Le colonel Pallis demande s'il peut faire savoir à son gouvernement que le général Sarrail est dans l'intention de commencer immédiatement des travaux de fortification. Le général Sarrail repond : Oui.
Le général Mahon demande si le fait de mettre des troupes dans des positions de défense, sans retranchements, serait considéré par le gouvernement grec comme une violation de la neutralité.
Le colonel Pallis répond qu'il ne le pense pas, sous réserve toutefois que l'occupation de ces positions ne nuirait pas aux. mouvements de l'armée grecque.
Le général Sarrail dit qu'il n'y a aucune idée préconçue de transformer Salonique en place forte, mais que si l'ennemi franchit la frontière, fortiUer Salonique devient une nécessité.
Le colonel Pallis déclare que le gouvernement grec ne fera pas obstacle à l'entrée de l'ennemi en territoire grec. L'armée grecque recevra l'ordre d'évacuer la zone envahie et d'éviter de se trouver à proximité du terrain de lutte entre les belligérants.
Le général Sarrail déclare que dans ces conditions il va immédiatement commencer des fortifications et demande au "eneral Mahon son concours.
Bien entendu il ne veut traiter la question qu'au point de vue purement militaire-
Le colonel Pallis déclare devoir répéter les déclarations qu'il vient de faire au nom de son gouvernement: si des fortifications sont commencées, le gouvernement grec verra dans cette entreprise une violation de la neutralité ; il protestera énergiquement et prendra toutes mesures propres à montrer son propre de-ur de respecter la neutralité.
Le général Sarrail dit que ce qu'U vient ^'apprendre lui montre
la nécessité d'agir sans aucun retard ; car ses troupes, dans leur mouvement de repli, ne sont pas loin de la frontière.
4" Question de la garnison de Salonique.
Le général Sarrail demande ce que fera l'arm- • -. si,
dans un certain nombre de jours, 1 armeebul;,'are éei
retranchements des Alliés.
Le colonel Pallis : la question est posée depuis longtemps et n'est pas aisée a résoudre, à cause des diflicultés du ravitaillement. Salonique est le seul centre de ravitaillement. Cavalla n'est pas un bon port.
Le gt'neral Sarrail répète la question qu'il a déjà j)osée, en faisant observer que toute avance de l'armée bulgare l'obligera à faire sauter les ponts et les voies ferrées derrière ses troupes ramenées vers Salonique. .\ussi avait-il cru depuis nn'io'"' i -m^^ déjà insister sur l'évacuation de Salonique par 1
Le colonel Pallis dit qu'une solution n'est pas c, fl déclare prendre note de la question posée par le général Sarrail et qui se formule ainsi: que fera lariu. c ;2r.\q ic si avant le 19 décembre les Anglo-Français sont atta»! devant Salonique, les Alliés étant forcés din mnnieations par voies ferrées et routes.
(La séance, suspendue à seize heures cinquaDl' (Bx-eept heures.)
5' Question de la none oeoupée par rarmée grecque
Le ggucral Sarrail rappelle les emplacements . les
troupe» grecques des 3*, i* et 5* corps et par une i :'-ou-
pes des !•' et 2* corps. Un couloir reste ouvert, i' : . o> Uulgnres tenteront rraisemblablement de marcher sur .^.tK niqii.v II mor ■ ' "'"" ' "■■•■ ' ■■ ' "
ne ii<-ii.i;"w u .n...... .^ .."■■• "O... .V ...
en Vifllle-Grèce: mais il insiste sur les
rijfacuallon soit à droite, soit à gaucht . . , .,
voies seront coupées.
Le colonel Pallis demande ce qu'il faut entendre exactement par le couloir auquel le général Sarrail a fait allusion-
Le général Sarrail répond qu'il s'a.?it do la route allaot de Guo\,iUcli et de Doiran vers Sal»>nique.
Lf colonel Pallis dit que s'il c lapren'l bien la portée dp« nbser- >'alions du général Snrrail.son / t doit proi
mesures qu il jug«'ra utiles poui n de ses :
tenant compte de ce qu'il ne pourra plus ùtre ravitaille par .^a- Ionique.
Il demande si, en ce qui touche les divisions qui sont à Salonique même, le général Sarrail a une proposition précise à formuler.
xoa, répond le général Sarrail, (Hant données les déclaratlonsu apportées ici au nom du gouvomeraent grec Le général Sarrail dit ne pouvoir même envisager l'hypothèse d'un danger venant des troupes j^recques pour les Anglo-Franrais, en cas d'arrivée des Bulgares. Il ne rroit pas devoir demander que Salonique soit évacuée par l'armée grecque, mais il signale le péril du maintien des troupes grecques.
Insistant sur la nécessité où il va se trouver de couper les Toies de communication, en cas de pénétration de l'ennemi sur territoire grec, il dit que si dans quarante-huit heures ses troupes sont à Doiran, il fera sauterie pont de Demir-Hissar.
Le général Sarrail demande s'il y a quelque autre point à traiter, avant de lever la séance.
Le gênerai Mahon demande ce qui se passera en cas de repli des forces anglaises sur des positions voisines de Langaza, où des troupes grecques sont cantonnées.
Le colonel Pallis demandant des précisions, il est expliqué qu'il 8**glt de troupes du 5» corps d'armée, cantonnées près de la ligne Aivali-Langaza et aussi sur la ligne de Seres.
Le commandant Staicos et le colonel Pallis déclarent que, si les Anglais veulent effectuer, trop vite et avant l'évacuation dos troupes grecques, l'occupation des positions dont il s'agit, des frottements fâcheux sont à craindra.
Le général Sarrail répond qu'il faut agir vite et qu'il y a nécessité pour les Aaglo-Français de sétabiir sur leurs nouvelles positions de repli.
Le colonel Pallis déclare qu'il va signaler l'urgence d'une solution.
Il est convenu que la prochaine séance aura lieu demain iO décembre, a quinze heures.
La «cance est levée a dix-sept heures.
DetudèM sésace (veodrsdl 10 déctakrs 191 S).
Etaient présents: MM. le général Sarrail, le général Lixdb.h- BELL, chef detat-raajor du général Ml'.nho. le général Howell, rhcf d'état-major du général Maho.n, le major de Putro.v, le colo- Pallis, le commandant Staicos i séance est ouverte à quinze heures.
Le colonel Pallis fait connaître qu'il n'a pas encore reça de réponse aux télégrammes par lui envoyés à Athènes.
Il est procédf à l'examen sur la carte des localités occupées dans la région de Langaza par les troupes grecques du 5» corps d'armée dont l'élolgnement est projeté.
Le major de Putron lit et traduit le tejite des instructions qui ▼iennent d'être adressées au général Munro par le gouvernement
r britannique et dans lesquelles il tst notamment prescrit de faire le nécessaire pour que les batteries de Kara-Rorum et da Vardar soient mises hors dYtat de constituer un danger pour les navires des Alliés.
Le colonel Pallis demande si l'on exige que les batteries soient désarmées.
Le glanerai Sarrail rappelle ce qui s'est passé à la séance précédente. Eu égard aux assurances formellement données, k l'engagement d'iïonneur pris personnellement par le roi, il n*a pas insisté pour obtenir le désarmement des batteries ou l'occupation des forts par des officiers anglais et français. Dans une pensée de courtoisie et conciliation, il s'est borné à demander que les travaux en cours fussent interrompus et que le personnel alTecté aux batteries fût réduit au strict minimum.
Or, ce matin môme, il a reçu du général Moschopoulos une lettre l'informant qne désormais l'accès des forts sera interdit, des sentinelles étant placées pour la garde des batteries. Cette décision répond mal aux concessions que lui-même itvait cru devoir faire. Dans ces conditions, il ne peut que laisser les autorites militaires grecques débattre la question avec les autorites militaires anglaises, qui viennent de faire connaître les exigences de leur gouverneinent.
Le colonel Pallis dit que sa mission lui est dire^ ! iiflée
par le gouvernement grec et qu'il est étranger aa\ ises
par le général Moschopoulos en qualité de commanu..iu ui place de Salonique. Il n'a eu aucun entretien avec le général Moschopoulos. ]
Il demande que copie lui soit remise des instructions du gooverncment britannique dont Iin inr.^ Mont d'être fait»> pt nii<» les mesures envisagées par ce y n\ au suj île
Kara-Borum et du Vardar .*;< .es. 11 tel c^. . aus'
sitôt à Athènes. Il rappelle touteloisles paroles du roi ÀMSl^et, qu'il a déjà fait connaître à la séance précédente.
La prochaine séance est flxée à demain il décembre à quinze heures.
La séance est lovée à quinze heures ^Ing-cinq
Troisième séaoce (samedi 11 déccmbrs 1915
Eiaunt présents : MM. le général Sarrail, le général Howell, le général Mahon, le colonel Fairlom, le colonel Çallis. le commandant Staicos.
La séance est ouverte à quinze heures cinq.
Le rolonel Pallis dit avoir reçu U' • • -^- *-. -■•
Htor. les quatre représentants d«v '
pr««scutcs chez le président du Coi: v.
cuté les môraes points que ceux qui ont été débattus ici àSalonique. Le chef de lélat-major général do rarinée grecque lui a fait connaître les résultats de cet entretien dans une dépêche qu'il résume et traduit dans les termes suivants : !• Saloniquene sera pas évacuée ; l'armée grecque y restera. 2» En ce qui concerne les chemins de fer, il a été décidé qu'on auu'menttMait.encas d'insuffisance, le personnel, afin d'obtenir un rendement meilleur. Mais les employés seront grecs, sans aucune immixtion d'employés étrangers.
A ce moment le général Sarrail fait remarquer que la nuit doniière on a évacué quarante wagons pleins et trente wagons vidrs sur la ligne de Salonique à Doiranet Seres. Or quand a Salonique on demande des N^agons, on répond qu'il n'y en a pas de disponibles.
Le colonel Pallis demande au général Sarrail de lui signaler et de signaler à M. Messala tous les faits du même ordre qui lui paraîtront devoir donner lieu à réclamation.
Il continue le résumé et la traduction de la dépêche qu'il a reçue :
3* Aucun travail de fortification sur territoire grec, aucune prise de position foitiflée ne peut être acceptée par la Grèce. Sans se défendre par les armes, la Grèce protestera énergiquemcnt. Sur une demande d'éclaircissements formulée par le général Sarrail, le colonel Pallis spécifie qu'il s'agira —puisque l'on n'aura pas recours aux armes contre les Puissances de l'Entente — d'une protestation énergique, et non dune simple protestation de pure forme, contre des actes contraires à la volonté du gouvernement grec. 11 continue a résumer et à traduire la dépêche qu'il a reçue : 4» Au cas où les armées alliées attireraient, par leurs mouvements, leurs adversaires sur le territoire grec, les armées grecques recevront l'ordre de s'écarter et de laisser le champ libre aux belligérants.
5» En ce qui concerne les forts de Kara-Borum et du Vardar, le président du Conseil a dit que la volonté du roi a déjà été exprimée et que le roi désire que la question ne soit plus remise en discussion. Les ministres ont alors demandé si le gouvernement a décidé de son propre chef de ne pas continuer les travaux entrepris aux deux forts. Le président a répondu qu'il était très probable que le gouvernement déciderait l'arrêt de tous les travaux. Les ministres ont remercié le président de cette réponse. ( e colonel Pallis ajoute que M. Messala a déjà reçu l'ordre do .>pendre les travaux, et qu'on a décidé de diminuer de moitié le nuinbre des hommes occupant les deux forts. Il ne restera qu'une très petite garnison. M. Messala demande seulement que le ravitaillement de cette petite garnison trois fois par semaine ne soit pas entravé.
Le colonel Pallis a ète informé par une autre dëpècbê de l'éUtmajor grec que le 6« corps occupant la r.- -irji AimU-r nr a/a a reçu Tordre de se retirer vers Nigrita. I- uces
Aîlites, spécialement ceux de France et ■ !eu-
reuscment remercie le gou\erncment des mesures i la
promptitude avec laquelle a ctc donné l'ordre : r le
V corps.
Le mouvement de ce corps, dit le colonel Pallis, comrapnrera le plus tôt possible, peut-être demain. Mais il faut t*^ 1-
la nécessité d'assurer le ravitaillement d'environ : -..-n
Le général Sarrall signale que les employés du tcluijraphe grec s'opposent à la pose de fils du côte de Karasouli.
Le colonel Pallis l'engage à s'adresser à M. Messala.
Le général Howell et le colonel Fairlom demandent ce qui a été décidé pour l'eloignement des troupes du 3» corps.
Le colonel Pallis promet d'examiner la question ce soir même avec le chef d'ctat-major du 3» corps.
Le îîenéral Sarrail fait lire au colonel Pallis une lettre relative au desarmement de Serbes entrés en territoire grec.
Le colonel Pallis dit qu'ordre est donné de désarmer les Serbes, mais seulement lorsqu'ils se présentent isolément. Oiinnd ils ferment des troupes régulières ils ne sont pas désarn.
La séance est levée à quinze heures quarante.
N» 16. ~ Uttre n* 558/3 du 9/4 4946.
Réponse à 3.47î.
1* Vous ai rendu compte le ft Janvier de état aTaDcemeattraTaoi défense. Viens de visiter secteurs : organisation généralement solide mai.s manque effectifs est certain : aucune réserve. Ne poox par suite qu'insister pourenvr- • ' nt deux divisions.
Ucseaux (Ils de fer ont ; ttout lo mètres soit en a.Taiit
avancées soit d-^""' '■ '"• ^''•'^ .......... -. ... -r-ne-
truirc. Réseau t dre
de l'enterrer. Ij; .. \!t
Observatoires et po
soutien première 11^:1 . . . ^ „__ . . .on
PeiKit-me ligne ou piquetée ou ehauchee.
2» Votis ai rendu compte que J avais 6 batteries 109, ùae batterie 110 long, s pièces de e pouces en batterie. Aujourd'hui 4 batlerlrs 150 long rejoignent leurs se< teurs. En rés rve i batterie ISS mtirt. En cours débarquement i batterie IfO long, I baUerie ISO tracteur, i batterie 153 court.
udre a déjà pris élat matériel génie. Jecot : barres mine, 600; haches, 5. OOO.pelJes. . ^ s 10.000; scies, I.COO; serpes, i.300; boucliers, i.iûo? tùle, 500: plans, i.soo; lil fer, 460 tonnes. 111 bar- • le, 5ii U/iines ; piquets, ITO.COO; couronnes réseau brnn, 30,000; ics à terre, 900.000: chevrons, 27.000 ; madriers, 21000; planches, ù.ooo ; Vu liges, 33.000; lôlc ondulcc, 8! .000 ; traverses chemins de fer, 14.000 ; ciment, 200 tonnes; tentes coniques, 1.880; baraques - irian, iî.
.• Pour défense bas Vardar reconnaissances marine ont montre, vous en ai rendu compte, que marine ne pouvait en état y coopérer. Mais elle a demande pour surveillance 12 ba- * entimétres. Ai donné ordre déboisement îles. Je m\ retranchement, trop en ligne droite. Forces L. - .-^L nuLi^viit a un bataillon, qui est venu chemin fer Mo- (.stir. Autre bataillon était du 3« Ban et gardes voie de communication; il ne peut être employé première ligne vu âge, il y a soldats 60 ans: 40 vont passer conseil de guerre pour refus travail. Quelques Autrichiens y ont été incorporés et demandent à. être trautes comme prisonniers de guerre. Reate Serbes a 18 ans et aucune instruction. 1^ bis zouaves a deux bataillons sih* bas ardar; le troisième est à Kukus, mission réservée. Région bas ardar autour chemin de fer jusqu'à 8 kilomètres golfe est pralible a l'Ouest et peu à l'Est comme nouvelles reconnaissances at prouvé et nécessiteront par suite nouveaux elTectifs pour :ense.
jo Travailleurs embauchés ont quitté travail sur ligne défense train les transportant à heures invraisemblables, rentrés à Salonique dans la nuit. D'autre part manque autos ne permet pas transport, et seule route pour auto Salonique-Topcin est trop loin de front defensif. Je refais néanmoins pourparlers avec chemin <•«- . . .., ♦ Tasport sur ligne Doiran alln construire deuxième
. ,^^. averrart incessamment plan 'i'^»^'"" 'l'^fense.
' 17. — Le général de Castelnau, chef (T état-major gêné' rai des armées françaises, au général commandant V armée d'Onent, à Salonique.
Le commandant en chef m'ayant confié la mission de trafter dans leur ensemble les questions relatrses a l'organisation de la
332 MON COMMANDEMEiNT EN 'ORIENT
place de Salonique, j'ai l'honneur de vous faire connaître que J'approuve les dispositions générales que vous avez prises, de concert avec le commandement supérieur des forces britanniqtjes.
Le choix des positions, la délimitation des différents secteurs et la répartition des grandes unités ne me paraissent donner lieu k aucune observation. Toutefois, je crois devoir appeler voire attention sur un certain nombre de points particuliers, aOn que vous puissiez poursuivre la tache qui vous a été assignée, conformément aux vues du commandant eu chef, etsuivant les directives qu'il m'a chargé de vous donner.
!• Organisation des positions défensives.
Sur le front nord de la Place, entre le Galiko et le Vardar, \t, première position est marquée par une croupe étroite (croupe 2M orientée de l'Est à l'Ouest; et d'où se détachent perpendiculairement vers le Xord des éperons sensiblement parallèles.
Cette disposition du terrain impose à la défense l'obligation :
a) de surveiller aussi que possible la plaine basse qui s'étend au pied de ces éperons;
b) d'interdire à l'ennemi toute inflltr&tion dans les Talions qui les séparent :
c) de tenir fortement la croupe dont il vient d'être question, et de se ménager en arrière des replis, pour parer à toute érentuallté.
La première position comprendra par suite :
1* ^ts avancées établies a l'extrémité septentrionale des éperons secondaires, et comprenant surtout des blockhaus de mitrailleuses flanquant un puissant obstacle passif, et de petits ouvrages protégeant ces blockhaus;
!• une position principale de résistance, sur U croupe SM ellemême, constituée par des ouvrages fermés, s'appnyant mutuellement, et reliés par un boyau de commandement.
Le front de tète de ces ouvrages sera établi, autant que possible, en avant des cr(}tos, de manière k conserver dés vues étendues dans la direction de l'ennemi : leur gorge et les i^^^vr■^.-.^^ de flanquement seront au contraire dissimulés sur les ;(>s.
Dans le but de conserver pour la manœuvre des en i^jor-
Unts, le nombre et la garnison des points d'appui seront détermines avec suin, et l'on tendra dans leurs intervalles de larges défenses accessoires, en faisant osage des réseaux bas qui sont peu visibles de loin.
3* des rédu,its fermés en contre-pente, et des placet (Tarmes aménagées pour les réserves locales ; celles-ci sont destinées à exécuter au moment opportun des contre-attaques prémes et préparées a l'avance, le succès de ces contre-attaques dépendant surtout de leur soudaineté et de leur violence.
Les hauteurs qui bordent le Vardar entre Dogandzi et Topciu
seront organisées d'après les mêmes i)rincipes ; plus au Sud, le cours du Vardar sera surveillé en tout temps par des postes fortifiés établis au bord du fleuve, et l'articulation des réserves permettra, comme il sera indique ultérieurement, de parer de ce côté à tout coup de main de l'ennemi.
A l'est du Galiko, la nature du terrain, qui devient alors très accidenté, et la nécessite d'assurer la liaison avec les troupes britanniques, imposent des dispositions sensiblement dilTerentes.
La position principale, toujours^ formée de points d'appui reliés par un boyau de commandement, sera, ici, établie au pied des pentes du massif montagneux dominant la rive gauche du Karudere (affluent du Galiko): plus en arricre,*et sur le versant sepî I de ce massif, des positions de soutien créées a mi-pente,
lont les multiples ravins qui découpent ce versant ; enfin io< rouuiis seront reportes a la crcte, et disposés de façon a avoir des vues sur la position principale et les éléments de résistance à contre j-fnte.
i :; u ulier la vallée de Galiko sera barrée par un fort obs-
L;u!t. puàsjf, établi dans une courtine du tracé général, et flanqué par des mitrailleuses en caponnière dissimulées aux vues de l'ennemi.
La deuxième position, actuellement prévue, sera étudiée dans le inème ordre d'idées : les travaux en seront entrepris le plus tôt possible, en commençant par les points d'appui principaux, notamment celui de Topcin, qui doit appuyer la défense du Vardar, et barrer la route de Salonique à Monastir.
En ce qui concerne plus particulièrement la zone de la place occupce par les divisions britanniques, il a été entendu avec le commandement supérieur de ces unités que celles-ci organiseraient le plus tôt possible :
!• Une position avancée sur les hauteurs au nord-ouest de Dremi-Glava, se raccordant avec la position principale, à l'ouest, par la croupe qui relie ces hauteurs au massif de Pirna, et a 1 est, par les villages de Dreniiglava et d'Aivali.
Cette position permettra aux Alliés de conserver pendant un certain tein'^ ' • ' '-^session d'un terrain offrant à l'ennemi des facilites \ pour l'attaque 'approche de l'infanterie,
positions de . et de flanquer dans de bonnes conditions la
position principale, notamment en avant de Daudli.
!• Une position de soutien, à l'est de la place, entre le lac l.angaza et la mer, et qui serait sensiblement jalonnée par levil-j âge de Parga^, et les hauteurs qui bordent a l'ouest la dépression de Bujuk-Mah.
2» Artillerie.
La situation dominante de l'ensemble de la première position, et la profondeur du terrain découvert qui s'étend en avant d'elle
créent à l'artillerie de la défense une situation particalièremeot favorable, dont il convient de profiter.
Dans chaque secteur, toute Tartillerie divisionnaire devra pouvoir intervenir au plus tôt : à cet elTet, on aménagera d'abord un emplacement pour chaque batterie, avec un < ! .-
avance dans les tranchées, et en arrière un second i : plus cleve.
Les batteries de la réserve d'armée, destinées à battre à grande dislance des points de passage obliges sur les voles de conn: cation, seront ensuite mises en place. Enfin l'on prendra 1 positions nécessaires (emplacement de batteries, voies d'accès, etc. . pour permettre l'emploi rapide des pièces courtes de gros calibre sur les parties du front où leur action paraît le plus indiquée.
La construction des emplacements de batteries sera du reste poursuivie jusqu'à ce que l'on dispose au minimum de deux emplacc:nents par batterie.
On ne saurait admettre que des batteries soient prélevée-s sur les artilleries divisionnaires pour renforcer la réserve d mais en raison des variations que présente la nature du t' dans les différents secteurs, des batteries de 73 et des batteries de montagne pourront Ctre échangées entre deux divisions.
Les liaisons de l'artillerie et de l'infanterie entre elles et arec le commandement, seront établies avec le plus grand soin ï.e^ lignes t<^lèphoniqaes seront posées, soit sur des perches I. soit dans des rigoles peu profondes, de façon à assurer leu; servation; elles seront d'ailleurs doublées par des postes optiques, et par un service de relais et d'estafettes.
Tous les travaux relatifs a l'établissement des communications (lignes téléphoniques, routes, voies ferrées) feront l'objet d'un plan d'ensemble, arrêté par le commandant de l'armée, après avis dos commandants de l'artillerie et du génie.
3» Ri* partition des troupes.
Selon l'entente intervenue avec le commandant supérieur des troupes britanniques, la place sera divisée en deux secteurs ••• «pectivement alTectés a l'armée d'Orient Secteur 0.) et à i-( nos Alliés (Secteur E.) et séparés par la ligne Uchantar, G:-i. bor, Daudli. (Ces localités aux troupes britanniques.)
Les troupes françaises et les troupes britanniques s'installeront rosportivcmont do part et d'autre de celte ligne: les camps existants seront, s'il y a lieu, déplaces, d un commun accord entre les deux commandements.
Lorsque la position avancée de Drémiglava aura été occupée par nos alliés, et que des postes de surveillance auront été établis sur l'arête du Devé-Kran. il ne sera plus nécessaire de maintenir une avant-garde de toutes armes dans la région de Kukus.
[.a surveillance du haut Galiko ne sera plus alors assurée que
, r la cavalerie d'armée, ce qui permettra d'employer le 2» bis
eut de zouave* et le groupe de batteries à cheval a la garde,
lituellement, à la défense du Bas Vardar. Les troupes serbes
s dans la place de Salonique et reconstituées le plus tôt
1 ule concourront a ce service.
Les deux régiments au repos de la 156* division seront placés en réserve d'armée, et stationnés, l'un dans la région de Samli, I autre aux abords de Salonique.
Les moyens de transports, soit par voie ferrée, soit par camions automobiles, seront prévus et prépares pour permettre l'intervcuUon de celte réserve, soit sur le front nord de la place, soit sur celui du Vardar.
L'armée britannique, maintenant également une division en r^ serve aux abords de Salonique, la réserve générale de la place comprendra ainsi la valeur de quatre brigades (trois anglaises et une française^ qui devront agir indifféremment dans le secteur d'attaque, quelle que soit l'attribution initiale de ce secteur ; il en sera de même pour les réserves d'artillerie des deux armées.
4» Organisation de la défense. —Plan de défeyise.
11 sera établi de concert entre le commandement de l'armée d'Orient, le commandant supérieur des forces britanniques et le vice-amiral commandant l'escadre des Dardanelles, un plan général de défense de la place déterminant :
1* Les conditions d'emploi et de transport de la réserve générale, soit pour renforcer certaines parties du front, soit pour exécuter à l'extérieur toute opération spéciale qui serait jugée utile;
i* L'appui que l'escadre des Dardanelles pourra prêter aux forces de terre pour la défense même de la place (surveillance et flanqueraent de la ligne du Vardar, défense de la région d'Orfano;, et éventuellement pour réprimer tout mouvement séditieux, r;i viendrait à se produire à l'intérieur môme de la ville.
[1 sera également fait dans chaque secteur un plan de défense, réglant la conduite à tenir, en cas d'attaque, par les divers éléments (garnisons des avancées, garnison de la position principale, rf^servei de la division affectée à ce secteur.
<:e plan de défense sera communique aux intéressés ^échelon
bordonnej sous forme déconsignes, qui devront être parfaite-
« nt connues, et ponctuellement observées.
L'n plan directeur à 1/20.000 dressé par la brigade topographique de l'armée, à l'aide de levés faits sur le terrain et de la photographie aérienne, sera annexé à ces documents (plan géné-
.! de la défense, plan de défense de chaque secteur.)
Ceux-ci devront parvenir le plus tôt possible au général commandant en chef, auquel chacun d'eux sera adressé, dès qu'il aura été établi.
9» Comtnatïdement.
Le général commandant l'armé*' friTi.nis<», d'Orient. L -.,iii~ mandant supérieur des forces br; et le vice-amiral
commandant 1 escadre des Uardaiic; tendront cnli- eux
les rapports prévus par le règlement entre les con. des
deux grandes unités voisines (communication des < i^ei-
Rnements, liaisons, etc.), afin d'assurer dans les «netileu/escoudilions possibles la coordination de tous les efforts.
En outre, le commandant de 1 armée d'Orient exercera à Salonique les fonctions de commandant d'armes. Il sera chargé, en cette qualité, des n)«sure« d'ordre et de sécurité à l'intérieur de la i)lac€, et disposera, en tout temps, pour ce service spécial. d'un régiment français et d'une demi-brigade britannique de la réserve générale.
Le Q. G. de larmce d'Orient sera 4'alUeTiTS reporté à l'eitérieur de la ville même, et les offrciers qtri en font partie logeront à proximité des bureaux dans une enceinte gardée en ■ •• •\nence.
6» Etapes. Services.
Les troupes d'tUipes seront employées ao principe sur la base de (lotiMPM: /-inont, conformément à leur affectation; les travaux de I ! , par contre, excctites autaaàt que fowiMe par des