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INTRIGUES ET POLITIQUE GRECQUES EN L'AN 1U15 C

nail \n\\ • et raiiraitélé longlemps si je n'avais

pas eiîN - sapeurs de chemin de fer. J'avais

besoin de mulets ou de petits chevaux de bât pour prof?resser en Serbie, mes divisions n'ayant aucun ëqiiij>age muletier, malgré toutes mes protestations. Je m'étais entendu avçc le général Moschopoulos pour lui échanger I.SIMJ petits chevaux grecs bâlés contre 500 chevaux de trait que j'avais achetés aux Anglais. Au dernier moment, lorsque je comptais sur cet échange, le général se dérobait sous prétexte de n ' ' de mobilisatiou.

A ,iie il était mené grand bruit sur une

lettre personnelle que le roi aurait écrite au président de la République, sur la participation de la Grèce à la guerre; lettre qui serait restée sans réponse. Je rendais compte à Paris, dans mon télégramme journalier (i3 octobre). 11 m'était répondu quelques jours après qu'il n'y avait là qu'une fable. 11 semble inutile de poursuivre cette longue et pénible énumération; et ces embûches journalières ne pouvaient que croître lorsqu'au commencement de novembre 1915Skouloudis remplaçait Zaïmis à la présidence du Conseil. Il était d'ailleurs démasqué peu après son arrivée aux affaires. Voulant aller trop vite, il commettait la lourde faute de se découvrir : iiotre ministre à Athènes, M. Guillemiu, parlait de fiotre rentrée éventuelle de Serbie en Grèce; M. Skouloudis ne craignit pas d'aflii*mer que nous -orions traités suivant les règlements du droit international; c'est-à-dire, désarmés. Lentement, en (Tet, la concentration de l'armée grecque s'était ITectuée en Macédoine. Salonique était le siège du ■ '>'' corps d'armée, le i*"' et ' ' mjus environnaient t'jà à droite et à gauche.

La grande pensée grecque sembla i vacuer la frontière, si l'ennemi se pr nous lai&ser une sorte de champ clos entre le Vardar

et le m(^ri(lien de Kukus, par exemple, pour vider notre différend avec les Bulgares ; les Grecs, qui avaient été violés à Salonique par les Franco- Anglais, admettaient d'être violés plus au Nord par les Allemands, disaient d'aucuns, et en tout cas auraient voulu sans intervenir assister à la bataille. T côtés auraient donc été tenus par les Grecs offi(i ment neutres {hostiles officieusement), un côté par les Bulgares. Notre situation à Salonique n'était-elle pas un peu précaire?

Un autre cheval de bataille pour les Grecs consistait à soulever le problème de Monastir. Le recul serbe, avec direction ultime Monastir, exacerbait toutes les imaginations.

Le 29 octobre, je signalais indirectement le fait, dans le compte rendu ; « Préfet serbe à Kavadar m'a posé la qiiestio7i suivante : comment se comporteront les troupes françaises en cas d'hostilité de la part de la Grèce contre la Serbie? Je nai pas répondu, i

Sans insister, j'estimais nécessaire du prévenir dans mon compte rendu du 1" novembre : C, « ont envoyé division de Kosani du 3' corps à Flv Officiers de cette division prétendent quils doivent aller à Motiastir. Le fait est possible, soit par suite d'une entente gréco-serbe, soit parce que Grecs profiteraient de lasitualion serbe pour faire conquête sans rien risquer. »

Le 3 novembre, à la suite d'une conversation avec, le général Moschopoulos, qui avait essayé de me sonder sur les inconvénients que pourrait avoir p^ur mes opérations futures l'expulsion des troupes serbes de Monastir, je jugeais qu'il n'était pas inutile de jeter un dernier cri, pour situer la question : c Certains prétendent qu Allemagne a donné Grèce p t

d'aller à Monastir, se substituant ainsi pour et rave7iir à Bulgares. >

La veille, le ministre de France à Athci.v.^ u,.».v eu son attention appelée sur ce point : c Bruit per-

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liste occupation de Moiiastir par Grecs, bien que ce fait rendrait très difficile toute possibilité entente grécobulgare. > 10 ss/:â (lu 2 novembre.

Il n'avait jamais été ni dans mes intentions ni dans mon rôle de traiter les questions d'ordre strictement diplomatique. Mais il m'avait semblé impossible de passer sous silence ce qui pouvait se tramer chez les Grecs, afin qu'à Paris, on ne pût pas m'accuser de ne pas savoir dans quelle ambiance j'allais opérer, et que d'autre part, le ministre de France, compétent à Athènes, pût savoir et agir, s'il y avait lieu, en conséquence.

Qu'il me soit permis d'ajouter que, plus tard, les tractations à Berlin de Theotokis (dépêche du 15 décembre 1915) m'ont donné raison, et que j'avais agi dans l'intérêt de l'Entente, en signalant ce fait : j'avais fait de la prose sans le savoir!

Devant cet ensemble de faits, Paris, mis au courant par Athènes, finissait par envisager l'envoi d'une escadre au Pirée {12 novembre) en faisant précéder cette démonstration navale de la remise d'un ultimatum.

L'imbroglio n'en continuait pas moins. Dans mon compte rendu du 14, j'exposais le fait suivant : « I/ier à Gumendje première station grecque, commissaire gare grec a refusé passage sur Salonique à 40 pnsonniers bulgares. Ils ont toutefois été autorisés à revenir Guevguéli, Général 5® corps, informé, avait donné toute latitude pour que évacuation similaire soit désormais possible. Les prisonniers seraient convoyés et embarqués pendant la nuit. Sur ordre ministre prétextant pourparlers à ce sujet, il vient de retirer cette autorisatioji, >

La crainte de l'arrivée d'une escadre, l'annonce de

la vonue de lord Kitchener, apportant avec lui l'ir^connu, la visite d'un grf^cophile avc^rf'*, M. 1> Cocliin, semblaient un instant adoucir un peu -angies. D'ailleurs, à c6té de rultimatum menaçant, qu'avions-nous toléré? Je cite :

Le 19 novembre, je recevais la lettre ci-dessoas^ du g('n('*ral commandant le 3* corps grec :

« J'ai l'honneur de vous faire parvenir copie de la communication faite à Athènes par le gouvernement helléni()ue à S. E. le ministre Denys Cochin. La réception officielle qui aura lieu en votre honneur, dans la ville de Salonique, sera de caractère purement Anique. Les autorités militaires françaises ne pour organiser une réception officielle, que lors de votre visite au camp français. Par conséquent Votre Excellence sera reçue à Salonique par les autorités helténiques et l'ordre sera assuré par les autorités militaires h<"' s. //

est bien entendu que le consul de France / au

la réception officielle en qualité de' représentant du gouvernement français. Les autorités militaires françaises peuvent, si elles le désirent, assitier à la réception, mais sans caractère officiel. J'ai l'honneur, mon générnljde vous faire connaître que S. E. Denys Co-' > accepta ces propositions du gouvernement /k et ni empresse de vous faire savoir que M. le i qui a quitté Athènes, arrive dans notre ville demain samedi vers 8 hewes du matin. »

Les négociations avec le» Grec» se poursuivaient cnpendrint par l'intorméiliairo do notre !- M. Guillcmiii. Mais à force de vouloir ôtre tout en discutant, il advenait que la note n> à la Grèce le 1^0 iv •"^'^"'v "•»»•'<;♦ •^••-^ -^^ --^iquinze jours après.

Diuis ces conditions, .M. tiuiIlMuiii iliMi-lait, un but d'apaisement, do faire trail-r à Salonique in série de questions militaires locales. 11 faisait donc .<i>f >iwir> nar le ^•>'iv'"*'"''i''''M »'!*.">(' i<^ iii»)if(»iiniit

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