‹ Mon commandement en OrientChapitre 83 sur 91 · DISPOSITIF INITIAL · texte numérisé non relu

DISPOSITIF INITIAL

Autant que possible, il me semble Indispensable delai5ser chaque armée opérer dans un secteur, quitte à diininner le front même d'attaque. En partant de celte donnée, il y aura lieu d'adopter le dispositif suivant.

Sur Monastir, où se trouvent actuellement unedivision allpmand.v une divi-ion bulgare et où peuvent arriver des ren chiens : toutes les forces serbes. Monastir sera l'obje mai.s pour assurer lattoque frontale cnn re toutes le venant del" Albanie, il sera indispçnsablede jeter une for. ■^ i de Florina. vers Biklista puis de porter celle Torve une

<l exe:nple) sur les continKents venant de TAlbame, à'^

duo. tioa Kesnad'où Monastir est d'ailleurs menace face à i En même temps pour em;)é»her les mouvomeuts de ro ' :nl vers (ïuevguéli, ou son irruption sur la ligne ferrée M j et d'autre part pour entourer Monastir par Test, Il est ■ 'f>!e dô consacrer au moins une division qui de ^■ frandiir la frontière et à atteindre les pistée i ;. .1: uite.sdans la vallée de la haute Cerna.

Entre le Vardar et le lac Doiran le terrain est assez couvert el I.T. frurilitMO fortt'ui'nt fortilicc II t><t xitw doute di!'!'-''" /* ---i-

il est à

I ' ■; : • : , ,si,,n ;-vll.«

tr. divisions bulj;ar»»5i, un mouv*' il ' 1 ! .:ci.;er l'-irtlon sur u:.

ri arrière qui, se fortiiiant au hesoin. fe;

I alité: les voies ferrées a proximité faci

i.i\ii .11. .. -nls, il semble donc rationnel d'attribuer celte lone

a»»\ \n-l.iis. d y consacrer au moins six divisions : quatre en

]>:. Il ro li^e. deux en seconde.

J ; " le lac Doiran et le point où se réunissent les frontière' «1 lions. Il y a environ une division bulgare et ]■■

f tv C'estlà un terrain d attaque», de gtierre de ..

menl Un détachement de deux ou trois divisions (une français* en tout otat de cause) aurait à fixer l'ennemi de Doiran à Gaevgueli par ses attaques de flanc.

Toute la crête méridionale du bassin de la Strumitza et la vallée de la Struma serait réservée à l'action des forces françaises ^tn > . .,, en arrière par une réserve générale anglaise (2 divisions), pour appuyer le flanc droit du dispositif, une dinsion e serait portée a Séres.

inble de ces forces représente six divisions serbes, quatre 1;^ françaises, cinq divisions anglaises, six divisions de renfort (anglaise;», italiennes, russes).

S'il était possible d'avoir plus de forces .(Grecs ou Anglais/ un autre groupement serait porté sur Nevrokop (deux à trois di\isionsj et la division de Sérès serait disponible pour venir alors face a Xanlhi.

Remarque générale. — Chaque groupement a sa ligne de ravitaillement : Serbes, ligne ferrée de Monastir ; Anglais, ligne de Guevguéli; fraction au nord du lac Doiran, ligne de Kilindir; Français et réserve, routes de terre; groupement de Drama, Ca- ?alla.

ÉroQin DB l'attaque.

Que les Serbes \iennent par voie de terre ou par le chemin de fer Larissa-Salonique qui sera achevé dans 45 jours, ils ne seront disponibles que fin mai.

Quant aux Anglais, ils n'ont pour leurs cinq divisions actuelles que les moyens de transport correspondant à deux au maximum.

Les Grecs, même s'ils voulaient marcher, auraient besoin d'un mois pour se remettre en état : habillement, chevaux, etc.

Il ne m'appartient pas de savoir où et quand pourraient arriver les divisions nécessaires pour avoir au moins un effectif égal à celai q t'il faudrait attaquer.

OBiil-TIFS FINACX.

Monastir permettrait d'atteindre par Prilcp la voie ferrée, de coiKHT 1« ravitaillement de Krivolac à Guevguéli, de forcer peutèii lion de la Macédoine méridionale. Pétrie enlevé, rien

li ' : d'attaquer Stroumilza par lest, do se rabattre

ainsi sur la Macédoine méridionale attaquée de front de Doiran a Guevguéli. Le couloir delà Struma forcé il n'y a qu'un objeclii, Sotia.

Si des renforts n'arrivent pas, <:i une attaque doit être faite pour

des considérations d'ordre gc'néral avant que les Serbes ne soient arrives, en d'autres termes s'il est indispensable de faire quelque chose en mari, avril, commencement mai, que peut-il être préconisé 7

K) Effectifs disponibles. — Sur les cinq divisions anglaises, une seule peut être réellement apte à toutes les missions : elle recevrait les trois seules batteries de montagne de l'armée britannique et les moyens de transport suffisants par prélèvements sur les autres divisions. Une autre division pourrait également marcher, mais ses moyens de transport ne lui permettraient que difficilement de s'éloigner de la voie ferrée.

Nos quatre divisions sont disponibles. La 17* coloniale est toute fois incomplète : une seule batterie de montagne au lieu de trois, déficit de cinq compagnies, de mitrailleuses, bataillons de TOO hommes au lieu de soo dans deux régiments, cinq compagnies de moins au 3« colonial depuis la perte de la Provence.

B.) Attaque partielle. —Ctse^tcixli ut permettent pas l'attaque générale envisagée ci-dessus. Uù faudrait-il attaquer? Le secteur de Monastir '210 kilomètres deSalonique) est trop excentrique: il faudrait garder la voie ferrée pour ne pas être coupé: si l'ennemi débouchait victorieusement de Guevguéli et s'il était nécessaire de revenir vers Salonique, l'ennemi serait plus près de la ligne de défense môme de Salonique que nos forces aventurées vers .MonasUr. Il faut donc abandonner l'attaque dans ce secteur; mais alors, il faut par contre laisser quelques forces dans le Bas-Vardar, en observation.

La zone de la Struma est également excentrique, éloignée. Il semble opportun de ne pas l'abandonner. Sans doute l'attention de l'ennemi sera appelée de ce côte; il fortifiera davantage une lone actuellement moins fortifiée que les autres. Mais pour fixer l'adversaire, il ne sufllt pas de l'attaquer aux points où il est le plus fort — dans le cas présent front Doiran-Guevgueli — il faut l'attirer au loin, le btulTer et à un autre point de vue il est bonde l'attaquer chez lui, en Bulgarie vraie ol non en Serbie.

Cl Forme de l'attaque. — Les avions peuvent bombarder toutes les fois que le temps le permet;: a, dans dix jours le train blindé peut ruiner la gare de Guevguell, tirer sur Doir.in et sur toutes les batteries qui garnissent la frontière entre ces deux localités. Tous les clcmenls disponibles quatre divisions françaises, deux di- \i.sions anglai>es) peuvent sortir des llpnes et se concentrer en avant. Pendant celte concentration elles peuvent arranger les chemins qui serviront à une oiTonsive générale ultérieure. Elles ont la possibilité d'envoyer des détachements des trois armes avec une forte proportion d'artillerie pour tàter un point de la frontière, ou même essayer la prise d'un col (entre Doiran et parle).

ANxNEXES 34

D) Dispositif à prendre. — La conceiilration en avant doit permettre de reprendre le cas échéant nos lignes fortilîees tout en î iiit les «lemonstralions prescrites II est par suite admisie sarrèter au dispositif suivant : la 122* division montera dijit au nord le long du Vardar de Dograndei à Smol. f.es deux divisions anglaises dont Tune est liée au chemin de fer s'échelonneruiit de Sari^'ol a Kiliodir. La 57« division montera directement au n nd de ses lignes, direction Alexsia ou il y a une piste chariutable venant de Kukus et pourra jeter le régiment de zouaves du Bas-Vardar mis à sa disposition jusqu'aux postes grecs qui bordent la frontière. Pour étayer cet ensemble la 156» division restera comme réserve; mais poussera en avant de ses lignes iMv,!M > lU.darli. Enfin la 17» coloniale rappelée de la Chalcidique, !»are la zone réservée aux Serbes, aura avec la brigade ti .e a s'élever vers la Struma.

N» 23. — Lettre n" 849/5 du 7 avril 1916.

Pour répondre aux ordres donnés, j'ai renda compte le 7 mars comment j'envisageais les possibilités de ne pas rester sur la défei.>ivo. J'avais établi mes propositions sur les donnf-es que je possédais sur l'ennemi et sur la situation des Alliés à Saloniqie.

Je crois devoir aujourd'hui préciser certains points et en raodi- T; 1 ■• .^- .^ . . ,.^^ données du problème s'étant profondé- ! e d'une attaque éventuelle sans tenir compte

., . — ..:>u,ire: entrée en ligne des seuls Serbes; ren- - sur la coopération éventuelle de 200.000 Turcs avec Il ^ , ;s, envoi de deux divisions bulgares sur le front roumain ;

!• OfTeruive démonstrative. — Si on veut faire seulement du bluff, et a mon avis avec les effectifs actuels français ou anglais disponibles il n'y a possibilité que d'agir ainsi, il n'y a pas à clKui;?er les grandes lignes que j'ai esquissées et qui ont reçu l'approbation du G. Q. G. 'd»^pèche du 20 mars). Toutefois les An.^'lais n'ont encore re-.u aucun ordre pour leur permettre d'avancer :ils sont prévenus qu'une offensive limitée pourrait être envisagée, et c'est tout: il serait urgent de leur faire donner Tordre immédiat de declanchement.

Quant a la marche en avant, même pour bluffer, elle ne peut avoir pour résultat de retenir les Allemands sur notre front si elle ne s'exécute qu'au moment de l'offensive générale sur tous les front*. Il y a une question de temps nécessaire pour faire la

navette du front balkanique vers un autre front. II faut par suite, d'avance, que les Allemands se sentent sous la menace d'une attaque pour que dès à présent ils soient amenés à ne pas compter pouvoir utiliser ailleurs les forces du théâtre balkanique. En vertu de cette considération, J'ai depuis plusieurs Jours jeté en avant toute la cavalerie et trois brigades mixtes. L'opération est donc amorcée; Je la continuerai au mieux des circonstances.

2' Offensive réelle. — Quant à une véritable offensive, aujourd'hui ou demain comme hier, il faut des forces suffisantes. Or, des derniers télégrammes il résulte que seuls les Serbes doivent arriver. Cet appoint sera nettement insuffisant. Avec quatre dissions françaises, avec même quatre des divisions anglaises de Salonique, avec six divisions serbes, c'est-à-dire avec Î50.000 hommes, il n'est pas possible d attaquer les 400 ou 450.000 Bulgares, Allemands, Autrichiens qui peuvent se réunir sur une frontière qui se hérisse de fortifications : il n'est pas même possible d'attaquer 350.000 ennemis qui resteraient en admettant que quelques nouvelles divisions bulgares soient envoyées comme il est probable vers la Houmanie; il est impossible de tenter quelque chose de rationnel si les Turcs se Joignent à ces éléments, même si au lieu des sou.ooo annoncés Us sont de beaucoup moins nombreux.

Il y a plus : les Serbes ne seront disponibles qu'en juin au plus tôt. Donc d'ici In, pas de véritable oITcnsive. Il faut le savoir. !• dire, l'avouer, baser la-dessus notre plan ofTonsif.

En juin, juillet, août, la chaleur sévK; serait-il par suite ratioB> nel de commencer à cette époque une opération digne de m nom?

Je crois toutefois devoir nettement affirmer que i >>>tiNi<i nn»^ offensive possible et désirable, mais pour qu -.^r une décision, il faut dès a présent envisager fr.u. ^ jje où elle sera faisable ; il faut dès k présent, d avance, réunir les moyens indispensables pour IclTertuer : matériel et personnel.

Si cette oirensive n'est pas immédiatement préparée et arrêtée pour une époque la plus prochaine possible afin de ne pas laisser l'ennemi so retrancher do plus en plus, l'armée d'Orient sera réduite a des actions de blufi et a conserver simplement Salonique. L'cITort fourni est-il eu rapport avec cet unique résultat? Il n« m'est pas permis de Juger cette question d'ordre purement diplomatique.

Il no peut également m'appartonir de montrer que la inierrede mouvomouls. l'ofrensivc dans la force même dti • ■ , i©. mcnl toalisable sur le Ihràtre balkanique Je ; j.f-

firmcr qu'il me seiiiblc n- > ^^ " " rmjourd hui i,.,.,.„i- .m uiiiul de r<)r^'ani.sati»)n de I an ; t. de savoir ce qui doit être

fait, et j'estime que tout* ire est a rejeter, que toute

loluUon avec ua « a t privaUf c^t a eiarter, qu'il n'y a pas à

compter sur le temps pour savoir comment le problème pourrait être envisagé ou résolu, qu'une offensive nettement voulue, préparée, commencée à temps, poursuivie avec les forces nécessaires •ntraînerait hésitants ou neutres et donnerait une solution qu'il ne serait même pas nécessaire d'aller cliercber jusqu'à Solia ou •ur le chemin de Constantinople.

N" 24. — Télégramme du 20 avril 4916,

En réponse à votre lettre du 7 avril, 849/3 :

1* War-Ofûce m'informe qu'instructions viennent d'être envoyées au gênerai Mahonpour que, conformément à votre demande, détachements anglais puissent être envoyés vers frontière grecque eu vue de poursuivre opération (Umonstrative entamée par troupes frauraises.

S" En ce qui concerne offensive réelle, j'attire votre attention sur les points suivants :

A) Les commandants en chef des armées alliées réunis en conférence ont arrêté le plan général des opérationset décidé de prononcer effort concordant sur théâtres d'opérations principaux.

Ce plan ne peut plus être modifie et vous estimerez qu'il ncst pas possible de le discuter sans avoir en main tous les elémcjits d'information et d'appréciation qui ont servi de base a la décision.

B) Les commandants en qltef n'ont pas jugé possible ofTcnsive à grande envergure dans les Balkans, car, s'il est exact que front fortifie bulgare, vraisemblablement discontinu, présente moins de solidité que les autres fronts et que pour cette raison le thoatre balkanique se prête plus que les autres a la guerre de mouvements, il ne faut pas oublier qu'après la bataille a la frontière grecque le mouvement en avant ne peut qu'avoir une extrême lenteur en raison de l'absence de voies ferrées, du nombre et du rendement limite des roules de ravitaillement.

Au surplus marines alliées entièrement absorbées jusqu'à la ftn juin par les transports serbes, le ravitaillement de l'armée d'Orient, n'auraient pu apporter en temps utile le personnel et le matèiiel supplémentaires que vous jugiez nécessaires (six divisions au minimum).

C.) Application du plan arrêté peut par contre entraîner pour l'armée d Orient l'obligation de prononcer avec ses seules forces au moment des offensives d'ensemble l'attaque que je vous ai demande de préparer par lettre du iO mars n' c.tJi.

3;^ MOxN COMMANDEMENT EN ORIENT

Duos ce cas, en itamobilisant forces ennemies qui lui font fftee. Tolre armée aura une mission peut-être difllcile, mais éiaineiB* meut utile à la cause commune.

D) Otrcnsivo qui peut vous être demandée nasê présenta d'ail» leurs pas dans conditions aussi désavantageuses que tous l'indiqi:ez :

Tout dabord, en cas de concours roumain ou même grec, supériorité num«^riqne considérable vous sera acquise et grands résultats peuvent être escomptes.

A défaut de ces deux concours vous disposerez de 300.000 combaltanls français, anglais et serbes environ contre 260.000 germano-bulgares qui vous font face actuellement et qui dans le cas le plus défavorable pourraient être renforcés par iso.ooo Bulgares ramenés de frontière roumaine.

Troupes turques disponibles en Thrace s'élèvent à 70.000 hommes seulement; progression russe en Arménie rend leur intervention en Macédoine tout à fait improbable.

Forces ennemies sont actuellement et seront vraisemblab! au début des opérations réparties sur front de 450 Itilo:: tandis que les vôtres seront concentrées.

r II nest pas admissible déconsidérer température s'opposera itions a partir de juin. Deuxième ;?uerre 1 juin et troupes européennes dans lepass< is en cte expéditions coloniales sous climal plu. as avoir moyens qui sont des maintenant a la disp d' I année d'Urieul.

3* Je vous conilrme en conséquence mes directives du 10 mart, et je vous invite a pousser préparation de votre attaque éventielle.

De mon côté je prends disposlti^-i- '^^••- --»••— -' — .-...i;... .., transport des troupes serbes et

War-Ofllco pour que les troupes L......... , ...

iM|aipéesdans bref délai en troupes de mont.igne.

(îiMu^ral Jir

N" :i5. — Lr nunistre de France Athène*, à gehcral commandmt en chef Cannée d'OiHent, {40 avril.)

M. Driaod me télégraphie ce qui suit sous la date d'hier 15 heures.

Je vous prie de faire parvenir au général Sarrail télégramme ftuivaut :

Je tiens à appeler voire attetilion, dune manière toute spéle, sur les deux points suivants :

-^ II m'est revenu que vous auriez écrit directement au prince

-ent de Serbie pour lui faire part de vos préférences personuelles tendimt à l'utilisation de l'armée serbe par Sanli-Quaranta vers Monaslir au lieu de l'envoi a Salonique. Je suis très surpris de cette initiative qui était en contradiction avec les vues du gouvernement de la République, les plans des alliés et les instructions que vous avez remues.

S* J'ai appris en outre de sources multiples qu'un certain nombre d'officiers de votre état-major et de votre entourage continue, malgré les instructions formelles du gouvernement, à préconiser une entente avec les Bulgares.

Je vous prie de veiller de la manière la plus stricte à ce que les ofiiciers sous vos ordres ne s'occupent pas de questions diplomatiques et ne continuent pas à poursuivre une politique personnelle dont les inconvénients sont évidents : ce n'est pas au moment où nous poursuivons l'intervention de la Roumanie et la modification des dispositions de la Grèce qu'il importe, en se prêtant au mirage des intrigues bulgares, de réveiller des déflances balkaniques. »

:u. — Télégramme n° Y840, i du 4i avril 4916, à ministre France Athènes.

'fjonse à i58.

jus prie de répondre à département :

j- Que je n'ai jamais écrit à prince régent Serbie pour utiusation quelconque d'armée serbe.

î* Que personne à ma connaissance dans mon état-major ne préconise une entente avec les Bulgares et qu'au contraire rien " '^st oublié pour essayer de faire revenir à nous les Grecs.

■ 27. — Télégramme a ministre France Athènes du 12/i,

■ rame suite à mon télégramme (810/2 crois devoir vous donner copie de la seule lettre que j'ai écrite à prince Serbie < Je prolite du voyage du commandant GeorgeNvitch pour vous

dire que les éléments de l'armée serbe qai sont aetiMUement a

Salonicjue me donnent toute satisfaction.

Le bntaillon de recrues travaille la manoeurre: les antres bataillons sont à côté des troupc-s fram;aises et constroi'^ — * ' --i- Trages de défense de la place J'espère que dans un i chai'n nous pourrons encore plus intimement m*»n'»'- t

contre notre ennemi commun.

Veuillez croire, etc....

N<> 28. — 9/37 M. Paris le 30 awril, ai h. 45,

l'ouï' le (ji'ncral commandant en chef V armée ^Orient et son chef d' état-major seuls. (Ne doit pas être communiqué aa com mandement anglais.)

Je re<;ois du ministre de la Guerre le télégramme snirant i' ris, le îo avril loie. — N» î755 9/ii.

le Je vous informe que le gouvernement est dans rimpossi d'envoyer à Salonique des elToolifs autres que ceux des i\ di\1sions de l'armée d'Orient et de ses organes d'armée.

2* Le K'>»verno:ncnt français agit de nicine aupr.i du gouvernement britanu4q(ie pour que les cinq divisions anglaises son r.r toutes dol<e- des moyens indispensables pour opérations ao;i >

Il prend d<iutre part toutes mesures utiles pour que l'aruuc sorbe soit également pourvu* de tout le nécessaire aux mêmes opérations.

3» Dès que cette organisation sera terminée et sans compter sur aucune unité nouvelle, l'armée do Salonique de\ra se trouver en mesure de prendre au moment que tous jugerex opportun une ofrcnsiNO eu rapport avec ses moyens.

4* Le général Sarrail devra vous soumettre dans le plus coori délai possible le pirvn de cette oITcnsive. >

Eu cm: ' . • l : : , s réu-

litre grc> ii'ir n. m i .l^ uw >uir<s ii's poiirsunra on ûiiOvUon gén' raie do SoUa.

Prière dcir • v- ! .!-■ - • '-- .y......,^.;^^ 1,,^,^ ^^ ^^^ç ^

1*0 tive.

Général Jcffre.

ANNEXES ZiJl

Xo 20. — Télégramme du 2 mai 4016, n« 923/3 à 926/3.

Réponse à 9i37.

J'estime qne pour ofltensive, fl faut conserver les grandes lignes exposées antérieurement, savoir : action démonstrative avec An-

'ais au centre zone Guevguéli-Doiran où Icnnenii s'est considé-

iblement fortifié, action de rupture aux deux ailes, à gaucl)e jar Serbes vers la Macédoine .serbe, à droite par Français vers la Hulearie. Flancs de ce dispositif de^Taient être couverts sur la jjaoche par les Serbes, sur la droite par les Anglais. Enfin pour parer à tout imprévu il serait nécessaire de jeter entre Serbes et Anglais une division française.

En conséquence : une armée serbe face à Monastir, attaque

frontale avec une division, flanquement sur la gauche et mouve-

iient enveloppant à l'ouest de Monastir avec une division. Une

econde armée serbe concentrée de Banica à Vodena sur voie

trrée; mission prendre avec ses deux divisions Haute-Cerna et

ar suite faciliter enveloppement Monastir ou descente Cerna. Tioisicme armée serbe partirait de base Subot^ko-Guraendje

)ur attaquer toutes les passes jusqu'à Huma, mission se rabattre a droite et à gauche pour faciliter progression des forces qui l'encadreront.

Une di\ision française à cheval sur le Vardar comme pivot dos opérations serbes et anglaises. Deux divijiioDS anglaises part.'vnt de voie ferrée Karasouli-Kilindir attaqueraient leur droite sur Doirao. soutenues par troisié.-ne division anglaise dans zone Gavalanci-Jenikoj-Vergetor. Une quatrième di\1sion anglaise, sorte de resenre générale, s'éclielonnerait de Moravca à Kukus par Irikli.

Une di\ision française de Surlovo et Popovo pousserait vers frontière entre lac Doiran et frontière bulgare. Une autre dnision fran.aise débouchant de Todorovo, Dova-Topé atta<| » "ait la chaîne frontière Une dernière division française serait dîHinée à s'élever par PoroJ et plus à l'Est. Enfin la cavalerie française avec un régiment de zouaves et l'artillerie à clie. i! su la rive gauche Struma ferait diversion démonstralivt it

Demir-Hissar.

La dernière division anglaise avec cavalerie anglaise aurait pour mission d observer vers Sérès, tenir le pont de la Struma sur route Sérès-Salonique et les voies de communication qui convergent à Nigrita.

352 MON COMMANDfciMENT EN ORIENT

Ces dispositions ne visent que le début des opérations et la rupture du front adverse. Ultérieurement direction générale. Serbes Vélos, Isllb, Anglais Radousta, Strumilza, Français Djuoiaia.

No 30. — Télégramme 946/3 du 7 mai 1946.

Stt'ponsc à 9476.

J'estime que terrain, situation de Monastir, fortiflcation de lone Guevguéli-Doiran, et nécessité d'atteindre Bulgarie dans son propre territoire forcent d'envisager action offensive sous le même jour qu'en mars.

Toutefois j'ai restreint front attaque. En eiïetj'ai précisé effeciifs et objectifs serbes que J'ai diminués pour elTort direct dans zone Monastir, en reportant attaque de deux de leurs divisions vers région Huma, c'est-à-dire en déplaçant centre de gravité vers l'Est.

J'ai maintenu ^ur le centre adverse quatre divisions anglaises •t une française au lieu de six que j'envisageais, estimant que la division française actuellemeut sur Vardar et la poussée vers l'Est d'une partie des Serbes permettait cette diminution.

Quant a l'attaque française au lieu de la lancer franchement pour remonter la Strouma, j'ai simplement envisagé de ce cdté ano diversion faite par un détachement des trois armes composé •n majeure partie de cavalerie; «n d'autres termes je restreins à la zone à l'ouest de la Strouma et du Butkova-Golu PolTort français. Je vais d'ailleurs aménager à cet effet une roi^te Iongéant rive ouest de la Strouma-

D'autre part, j'ai supprimé réserve générale qui devait porractlre d'exploiter le succès mais qui ne me paraissait pas ilc\oii Wilervonir pour la rupture même du front adverse.

Les résultats À escompter sont évidemment moindres, mais j'.\i essayé de trouver un dispositif permettant néanmoins un résultat. Il y a lieu en effet de remarquer que les Serbes ne peuvent •lie lancés sur le front fortifié (Îuevguéli-Doiran dés I • mise au feu. et que les .\nglai.s st«nl rivés aux voies fer. suite de néicssités de leurs troupes pour lesquelles les q.v ». „ de ravitaillement ont une impi>rtaii( o énorme.

Eu restreignant le front daltaque. l'elTort demandé h rh.i.-n . •H pos.sible : notre attaque couvre toujours Salonique. sion française à l'extrême droite et la division anglaise : Strouma vers pont Serès et plus au sud, aa lieu d'être a6er<>.

! tivent suffire à la sécurité de ce côté; et si les Grecs veiileiK. L:en ne pas se déclarer contre nous, ce qui est vraisemblable, les bataillons étapes doivent permettre de faire face sur l'arricre à situation.

3i. — Télégramme relatif à Vétat de siêge^ du 4 mai 4916 au ministre Athènes.

La proclamation état siège est la traduction en un mot de la possibilité de ne i>lus être à la merci des Grecs mais j'estime que si je puis pour sécurité armée Orient prendre mesures suivantes ou toutes autres analogues sous ma responsabilité je n'ai nullement besoin d'état siège.

!• Pour la presse, occupation d'imprimerie de tout organe publiant mformation tendancieuse, fausse ou hostile à l'entent« qui pourrait nuire à armée.

î« Pour la poste, autorisation d'avoir une ou plusieurs personnes pouvant prélever dans les bureaux poste n'importe quelle correspondance.

3» Pour les téléphones, arrêt absolu de toutes communications-

4» Pour les télégraphes, prise immédiate sur l'armée grecque de la télégraphie sans fil qui est autrement dangereuse pour nous, ou tout au moins suppression immédiate de tout post« grec de T. S. F.

5» Pour les télégrammes, contrôle de tout télégramme arriva ou partant ; défense d'employer un chiffre quelconque .

6* Renvoi immédiat sur ma demande hors de la zone des opérations de toute la gendarmerie grecque, qui ne fait que de l'espionnage.

:• Main-mise sur la police et la sûreté à Salonique ; par suit« supprosion du directeur de la sûreté et du commandant de la gendarmerie de Macédoine, postes a tenir par nous. Les gen- 4 irmcs crétois ne demandent qu'à rester ou à prendre du service au titre français.

s* Exploitation par civils (personnel jonction constitué et dirigé par nous) de la ligne Monastir et au besoin par bataillon sapeurs chemin de fer serbes qui vontarriver. Exploitation complote, par nos sapeurs et notre section clieiuins de fer qui sont présents, des deux autres lignes ferrées.

Je réponds aux deux points soulevés par le département .

1* Justice. J'avais estimé que justice grecque pouvait continuer à fonctionner avec tribunaux grecs ordinaires et que justice miW-

3o4 MON COMMANDEMENT EN ORIENT

tuire pourrait é^'alement continuer. Mais comme Grecs mobilisent pour la forme tout individu qui est contre nous nris en flagrant délit, il faudrait pour toute alTaire espionn ces

même tnilitaires soient jugés par nous. Si Grecs ne ^ uas

se souineltre à cette exception unique, le retrait des troupes grertiuGS de Salonique résoudrait la question.

2» Correspondantes. J'ai examiné a dessein [en dernier] cette question. Comme d.ins sacs de poste on mêle exprès tout, comme dans sacs correspondance of(h ielle, il y a correspondance privée, comme les pires ennemis des alliés sont militaires et profitent des facilités qu'ils ont par suite de leurs fonctions, il faut ou voir ce qu'ils écrivent ou les forcer à quitter zone Salonique où ils doivent actuellement rester pour savoir ce que nous foison^ et le dire a l'Allemagne.

i\o 32. — Télégramme du 4' juin 4946.

Le ministre de France au générai commandant en chef VA. 0,

N 2 13. - l.e d«'«partemcnt me ctiarge de vous faire parvenir le tclé^îramme suivant :

t Par suite de l'occupation de plusieurs points du territoire ;:rcr par les troupes bulgares sans résistance de la part des (ireis. je vous autorise a prendre toutes les mesures que vous jugerez propres a garantir la sécurité de l'armée d'Orient et à assurer le succès de vos opt>ralions militaires : si vous estime» que l't'tat de siège est indispensable pour maintenir à Salonique l'ordre et la sécurité, je vous laisse libre de le proclamer.

Vous aviserez, sauf en cas d'urgence absolue, le ministre de Franco dos dispositions que vous vous proposerez de prendre de manière a lui laisser le temps de vous faire connaître son sentiment et d'aviser le gouvernement grec. »

K* 33. — Telcgmmmr du 31 mai 4946,

Le mintst.r ,< im^s

av, général commo nef TA. 0.

N» Î31. — Secret. Pour le ç^ \fnt.

ftlon&ieur Vùuizelos vous prie .. .roclanier éUtd« siège

ni proToqaer l'éloignement de la il» divirion araint d avoir connaissance des nouvelles que l'intendant Bonnier vous apportera samedi matin. En dehors des nécessités militaires imincdiates qu'il vous appartient d'apprécier et des précautions qui vous paraîtront indispensables, il y a intérêt k ne pas précipiter les choses avant que vous ayez été mis au courant des événements très graves qui se préparent et que l'intendant Bonnier vous exposera.

Grii.i.KMiNj.

N» 34. — Télégramme du 1" juin 4946»

^rcret. Pour le général Sarrail seulement. inme suite a mes télégrammes S3î et 233, ; jn télégramme n Mî a été envoyé après une visite que llnleudant Bonnier avait faite à M. Vénizelos et dont il venait de me rendre compte. Ayant vu moi-raéme ensuite l'ancien président du Conseil et ayant serré de plus près la question dont vous avez été entretenu par une lettre personnelle du colonel Braquet, j'ai l'impression qu'il y a déjà eu du temps perdu, que le succès est douteux et que surtout en présence du télé;?rarnme de Paris que je vous ai communiqué sous le numéro précèdent vous entendez conserver toute liberté d'action pour les mesures que vous jugeriez d'une nécessité urgente.

Je vous remercie de votre intéressant téléj^rarame et je crois devoir de B|bn côté, vous communi^iuer pour votre information personnelle les instraetionB suivantes qui me sont parvenues aujourd'hui :

c L'avance des Bulgares sur le territoire grec sans rèmstance ée la part des troupes grecques est on fait nouveau.de la plus grave importance qui marque le début d'une nouvelle campagne en Orient et contraint les armées alliées à prendre toutes les dispositions nécessaires et précautions pour assurer la sécurité de leurs troupes . il y a là une nécessité d'ordre militaire qui 8'impose a nous.

t Vous ferez auprès du gouvernement grec les démarches voulues pour prévenir que le fçcnéral Sarrail se voit contraint par foirensi\^ bulgare a arrêter les mesures que comporte la situation militaire. Les facilités accordées aux troupes bulgares par l'occupation du fort de Kupel, clef de la vallée de la* Strouma, sont en contradiction avec les assîirances de neutralité bienveillante qui nous avaient été données à diverses reprises et justifient

les décisions que le général en chef de l'armée d'Orient ra être amené à prendre. »

Il me sera particulièrement agréable de faire dès demain à M. Scouloudis avec toute la fermeté nécessaire la commonication prescrite.

GUILLBVIN.

N» 33. — Télégramme du /••■ juin 1016 n° 24.9 î 2 au ministre de France Athènes.

Réponse à 232, 233, 234.

Samedi matin, j'enverrai à préfet et général Moschopoulos note suivante : « Vu les circonstances l'état de siège est proclamé dans toute la zone occupée par les armées alliées à dater d'aujourd'hui 3 juin- *

Néanmoins, provisoirement, je n'appliquerai à la dite date que les mesures suivantes.

1/ Colonel commandant base française prendra direction et commandement gendarmerie et police grecque : Troupakis commandant gendarmerie Macédoine et Nidriotis commandant police Sulonique seront invitos a quitter immédiatement la Macédoine, mais je demanderai à la gendarmerie grecque de rester.

î) Le Bureau de la Presse et les censeurs grecs seront licenciés et remplacés par un service identique ayant à sa tête un oficJer français (lieutenant Dunan) et un Anglais.

."}) La poste et le télégraphe seront occupés nar la irt'ndarraerie française, anglaise, serbe. Un capitaine de l > prendra

direction service. Toute communication télépi a suppri»

mée. Tout télégramme sera contrôlé et aucun télégramme chiiTre ne passera même ceux des autorités civiles ou militaires grecques .

4) Le général Moschopoulos sera invité à nous livrer sans délai les postes de T. S. F. ou \ les démonter.

5) L'exploitation de la ligne de MonasUr s«ra, à dater du 3, assurée par nos soins. J'ai déjA du envoyer une compagnie indo* chinoise à Plati pour empêcher exode du matériel chemins.de fer sur vieille Grèce.

6) J'inviterai préfet à rester : s'il refuse, le r-- " i dé- Irv'uant à préfecture, ancien préfet de Salci ilos

Ces mesures qui sont indispensables pour s nos

tK'upes ne peuvent entraver action évcntu< ont

qiiolc.onque contre gouvernement actuel grec a.i, .. . .> ; ••

v»)s télégrammes précités, mou\ ornent qu il ne pourrait. lu >i.],ti 1 1 i.Miir d'envisager Que si ofi "'•'"•''""?)' /^n ^^^^

.des directives m'étaient envoyées, oa en d'a.titres termes si expli- ^leiuent ou ta citemcint il m'était perinifi d'agir ou laisser faire.

N» 36. — Télégramme du 3 juin n« 2506/2.

Rien sur frontière.

Ce matin ai proclamé état de siège, pas d'incidents, mais Tive agitation près postes et télégraphes, où il a fallu successivement faire retirer, après pourparlers, poste permanent infaLitene grecque, compagnie grecque appelée en renfort, gendarmes embusqués dans maison voisine.

Ville calme. Ai exécuté les diverses mesures dont je vous avais parlé. Préfet reste mais avec gendarmes français dans préfecture pour tenir un poste télégr.iptiique et téléphonique. Commissaire français est à tête chemins de fer, sans difliculté. Censeur a remplacé grec dans bureau Presse. Télégraphe sans fil et télégraphe entre nos mains. Télégrammes autorités ci\iles et militaires i;recques sont visés ; ce modus Aivendi accepté. Amiral a interdit tout appareil télégraphie sans 111 sur rade. Ai donné 48 heures pour quitter ville a commandant gendarmerie et police. Général Moschopoulos veut conserver autorité sur gendarmerie. Le verrai demain mais arriverai, je crois, a accord. Installerai surveillance demain sur douane. Ai communique à presse, que toutes ces mesures étaient dictées par nécessités militaires et que rien n'était changé à vie normale hellénique y compris fêtes qui devaient avoir lieu aujourd'iiui et que de sa propre autorite général Moschopoulos a supprimées. Opération a eu lieu avec coopération anglaise et serbe, gendarmes, auto-canons, bataillons en réserve. Général Moschopoulos a envoyé à général Milne son chef ctat-major pour savoir s'il était d'accord avec moi; ce dernier a repondu qu'etaat sous mes ordres il n'avait qu'à exécuter. Cn dictionnaire chilTré a été pris a télégraphie sans 111.

S* 31. — Télégramme n« 4026/3 du 6 juin 4946,

(;énéral Milne vient demenoUner télégramme reçu de Londres:

. La politiquedu gouvernement britannique est de ne pas engager

d opérations olTensives dans les Balkans. Les iroupes trritanniqucs

doivent être considérées comme une armée indépendante n'opérant pas sous les ordres du général Sarrail, sauf en ce qui conccrao la défense du camp retranché de Salonique.»

(Unoral Milne m'a demandé par suit« à simplement former dis-* positif defensif vers Struma dans la zone où se trouve actuellemoiil i:« division coloniale et m'a assure de sa coopération 4;oiiiplete sous les réserves formulées par son gouvernement.

Ce contretemps, malgré ses graves inconvénients, no m'erapftchnra pas d'attaquer avec les seules forces serbes et françaises de Puroj a Fioriua.

N« 38. — 226S/M et 2266/M. du 42 juin.

Le G. Q. G. à général commandant en cTuf V armée d'Orient En réponse à vos télégrammes n» lOî6/3 et 1043/3 des 6 et 8 juin: 1» Conversations se poursuivent entre gouvernements et hauts commandements français et anglais au sujet de la ligne de conduite il tenir à Salonique. Gouvernement anglais juge inopportun pour le moment ofTensive corps expéditionnaire et insiste peur ne pas y être entraîné avant qu'une émeute entre les deux gouvernements en ait éventuellement (Ixo la date, si les circonstances deviennent favorables.

2* Je vous enverrai instructions précises dès qu'un accord sera établi, mais dès maintenant j'attire votre attention sur les points suivants :

A. — Votre mission reste toujours de priver autant que possible l'armée germano-bulgare de sa liberté de manœuvre par la menace que constituent votre concentration à proximité de la fronlif're grecque et vos travaux de communication.

K. — Eu attendant les instructions, évitez toutes dispositions qui seraient de nature à brusquer situation et entraîner les forces alliées dans des opérations offensives étrangèret à la d<^ fcuse de Salonique.

No 39.

Le ministre de JFVanoe ou général comma'n'fdnt en chef Varmée d'Orient. — N* rt

Je reçois de M. Briand le télégramme saivant

« S«crel >

J'adresse le télégramme suivant à Londres; Je vous prie d'en donner connaissance très conlldentielleraent au général Sarrail auquel le ministre de la Guerre communique directement et en détail les instructions du gouvernement.

( Je vous autorise à accuser réception de la note anglaise, en marquant que nous acceptons le point de vue britannique qui consiste a différer l'offensive d« Salonique pour des raisons techniques, mais sous la réserve expresse que nous prendrons acte de la double promesse faite par le gouvernement britannique :

1» D'examiner ultérieurement les conditions d'une offensive a Salonique dès que les circonstances et l'état des troupes et du matériel le permettront ;

i* De liàter dès maintenant l'équipement de l'armée anglaise d'Orient de manière a la mettre le plus tôt possible en état de participer a une action éventuelle, et de pouvoir dans cette hypothèse prêter sans aucun retard nouveau leur concours aux troupes françaises, que le gouvernement de la République équipe de son côté d'une maniere-eomplete, et qui seront entièrement pourvues dans le courant du mois de Juillet.

Des instructions vont être envoyées par le gouvernement au général Sarrail pour lui communiquer les; décisions arrêtées à la conférence de Londres et lui donner les directions conformes a l'accord intervenu entre les gouvernements français et anglais pour que l'offensive n'ait lieu que le jour où les circonstances, létat des troupes et d« matériel l'auront rendue possible et efU« cace.»

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