TÊTE ET DE CŒUR
Histoire œntemporaine dans laquelle les faits véritables laissent bien loin derrière
eux les fictions les plus hardies des romanciers de nos Jours
Par Th. Choumara
Chef de bataillon du génie^ ancien élève de rÊcole polytechnique.
A Paris f chez les libraires en nouveautés ; 1847.
15^ MON OBBMmUVÉ
Je compris, à la lecture des premières page«, que j'avais affaire i Tun de ces individus que la poUtes^e moderne désigne sous le nom d^ejfCMtriqu^s.
Un tiomme de valeur cependant que ce Théodore Choumaral un stratégiste distingué, aiiteur de re^ marquables mémoires, tels que : Cofmdif^tiem mi* litairei iur la bataille de Touhuie. O^erw/iofM 9Hr les effets de Partillerie dans la défende. Pngpt giné^ rai sur les forUfioations de Paris^ etc., etc.
Un soldat aussi, entré au service avant vingt ans, ayant payé de sa personne dans les guerres d^Espagne, blessé sur le champ de bataille de Waterloo, remis en activité sous la Restauration et sous le gouvernement de Louis-Philippe, fréquemment consulté par le maréchal Soult — est tout à coup, en 1845, admis à faire valoir ses dfpits à la retraite.
Pourquoi?
Ah 1 pourquoi ) — Demandez*le à la folie persécuT tricc.
Le capitaine Chougi^gf^ s'|{p§gipa un beau matin que la ppljcg ç^t ^ S^S tWH^S|§, P^s g«e çp\tQ jdée se fut installée dans son çeprgquj elle n'en délogea plus. Il vit des espions partout, à droite, à gauche, sous ses pieds, au-dessus de sa tête — et particulièrement dans son mur, cqmmp Angelo, tyran de Padoue.
GAIETES BÂRI6IEVMES I 59
Par qui ces espions étaient-ils envoyés et payés ? Eh! mon Dieu, par l'Angleterre, qui avait tout intérêt à anéantir les travaux de Choumara ; — par les jésuites, à qui il faut toujours des occupations de cette nature ; — par ses çnpemis, jaloux c}ç sa réputation et de son mérite.
Les vexations commencèrent d'une façon légère. Ce fut d'abord un locataire du môme palier, auquel il n'avait jamais parlé, et qui lui < proposa de s'abonaer de moitié à un journal t.
Le grief ne semble pas très grave au premier aspect. Mais attendez!
« Un prétendy peinfre, — raçQpte je ç^pi{ame
Chounîara,-^aHqUP!pn ay^it fait connaître moR gPMt pour la fortification, se pourvut d'un exemplaire tfè§ rare de Va^bap et ipe Ip montra comme une pi^çe curieuse capable d'exciter ma convoitise. Je vis bien vitç à qui j'avais affaire: Le prétendu peintre, aij Ijey de faire des tableaux, s'occupa de serrurerie et de menuisgrie ppup établjr hr ftffflt pfès à^p in§ çba|i}l)r§ à coucher, de façon à voir et à enter)4r§ tout ce guj ^g fe|«§l! 09 se d}§§it chez njQÏ. y
Gel? §PiBb|ç bje» f9Ft, mm W faut Ig çfqjre, c^r }$ c^pitajse l'^f^riRe.
l^s pbos»s furent poussées si loin qu'^ ia fip il prit le p^ni de (ieiQgndpr protection à qui de droit et qu'il écrivit Ift lettre suivante ;
l6o SMMf DERNIER-NÉ
• Paris, le 6 juin I840.